Uber a gagné la bataille juridique qui l’opposait à Transport for London et pourra poursuivre ses activités dans la capitale anglaise. Un juge a en effet annulé la décision de l’opérateur de transports en commun datant de 2019 et révoquant la licence d’exploitation de Uber pour des raisons de sécurité.

Suite à cette décision, la plateforme a déclaré au Wall Street Journal avoir obtenu une licence de 18 mois pour opérer à Londres, ajoutant : « Cette décision est une reconnaissance de l’engagement d’Uber pour la sécurité ».


En 2019, Transport for London (TfL) avait refusé de renouveler la licence d’exploitation d’Uber après avoir découvert que plus de 14 000 trajets avaient été effectués dans la capitale par des conducteurs qui avaient falsifié leur identité sur l’application.

En annonçant l’annulation de la licence d’Uber l’an dernier, TfL avait déclaré avoir identifié un « schéma de défaillances » de la part de la plateforme, dont plusieurs infractions qui mettaient en danger les passagers et leur sécurité.

Selon CNBC, Uber compte 3,5 millions d’utilisateurs à Londres, ce qui en fait le plus grand marché de la plateforme en Europe. L’application compte également plus de 45 000 chauffeurs dans la capitale britannique.

Lors de l’annonce de la nouvelle décision, le juge Tan Ikram du tribunal de première instance de Westminster a affirmé qu’il était « suffisamment convaincu » qu’Uber « ne présente plus de risque pour la sécurité publique », a rapporté CNBC.

Uber a réussi à poursuivre ses activités dans la capitale britannique malgré l’absence d’une nouvelle licence, après avoir fait appel de la décision du régulateur devant le tribunal.

Dans sa décision, le juge Tan Ikram a déclaré : « [Uber] n’a pas un dossier parfait, mais a amélioré la situation ». Il a ajouté qu’en dépit de ses « échecs historiques », la plateforme était désormais « apte et compétente » à détenir une licence d’opérateur de location de véhicules privés à Londres.

Dans une déclaration publique postée sur Facebook, la Licensed Taxi Drivers’ Association, qui représente certains des chauffeurs de taxi de la ville, a qualifié la décision de « désastre pour Londres ». Ils affirment : « Uber a démontré à maintes reprises qu’on ne peut tout simplement pas leur faire confiance pour prioriser la sécurité des Londoniens, des chauffeurs et des autres usagers de la route plutôt que les bénéfices… Malheureusement, il semble qu’Uber soit trop gros pour être réglementé efficacement, mais aussi trop gros pour échouer ».

Pour rappel, Uber avait introduit en avril un nouveau système pour vérifier l’identité de ses chauffeurs, avec une reconnaissance faciale et des vérifications humaines, afin d’apaiser certaines des préoccupations de TfL. En 2017, TfL avait rejeté la demande d’Uber pour une licence d’opérateur à long terme, en raison de problèmes de sécurité, de sa culture d’entreprise et de sa gouvernance. L’autorité de régulation avait spécifiquement pointé du doigt l’utilisation interne par Uber d’une application appelée Greyball, qui permettait à l’entreprise d’échapper à la surveillance des autorités locales.

 

Article traduit de Forbes US  – Auteur : Siladitya Ray

 

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