Le géant chinois des télécoms vient d’annoncer des résultats records en 2018, le lancement de deux nouveaux modèles pour concurrencer Apple et Samsung et doit toujours composer avec les soupçons d’espionnage de la part des Etats-Unis.

Vendredi 29 mars : une année 2018 record

Huawei n’en finit plus d’impressionner. Alors qu’on savait déjà que l’entreprise chinoise était passée devant Apple en termes de ventes de smartphones, la firme a également réalisé un exercice financier exceptionnel en 2018. Huawei a annoncé vendredi 29 mars un bénéfice net en augmentation de 25% entre 2017 et 2018. Sur l’ensemble de 2018, le bénéfice net a atteint 59,3 milliards de yuans (7,8 milliards d’euros). Les ventes se sont élevées à 721,2 milliards de yuans (95,3 milliards d’euros), soit une augmentation de 19,5% sur un an. La firme et ses quelques 270 000 employés réalise 51,6% de son chiffre d’affaires en Chine. 

Mardi 26 mars : deux nouveaux modèles de smartphones présentés

Après Apple, Huawei veut aussi se payer la tête de Samsung. Pour cela, la firme chinoise a présenté à Paris ses deux nouveaux modèles phares : le P30 et le P30 Pro. Leur caractéristique principale : leur appareil photo 32 mégapixels. Sinon, l’écran du P30 mesure 6,1 pouces de diagonale, et présente 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Le P30 Pro dispose quant à lui d’un écran de 6,47 pouces, de 8 Go de mémoire vive, et existe en deux versions, 128 ou 256 Go de stockage. Les deux appareils possèdent un port microSD, et affichent une définition de 2 340 x 1 080 pixels. « Le point fort du P30 Pro est la présence de quatre objectifs photo Leica au dos : un premier capteur 40 mégapixels SuperSpectrum, un deuxième de 20 mégapixels ultra grand angle, un troisième capteur téléobjectif SuperZoom de 8 mégapixels, et enfin un capteur Huawei ToF (Time of Flight) », comme le décrit Futura Tech.

Mercredi 20 mars : l’Allemagne refuse de se séparer de Huawei pour l’installation de la 5G

Huawei n’est pas seulement un mastodonte des périphériques mobiles. Elle est aussi un ogre des infrastructures de télécommunication. Et le leader de la mise en place de la 5G dans le monde. Mais comme la firme est soupçonnée d’espionnage par les Etats-Unis, tout n’est pas de tout repos. L’administration Trump a fait notamment pression auprès de l’Allemagne pour que le pays ne collabore pas avec Huawei pour l’installation de sa 5G. Finalement, nos voisins outre-Rhin ont accepté que l’équipementier Huawei fournisse des éléments techniques aux opérateurs en lice dans l’appel d’offre concernant le déploiement de la 5G sur le territoire germain. Berlin avait pourtant reçu de fortes menaces depuis les US, en particulier… de l’ambassadeur américain en Allemagne, Richard Grenell. Ce proche du président américain Donald Trump a envoyé début mars un courrier au ministre de l’économie, Peter Altmaier, en affirmant que si l’Allemagne ne bannissait pas Huawei comme équipementier pour la 5G, les Etats-Unis pourraient réduire ou cesser leur coopération en matière de renseignement. « Un ultimatum inouï, qui a suscité une vague de protestations à Berlin », comme l’a rapporté Le Monde

Jeudi 7 mars : plainte déposée contre les Etats-Unis

Les relations entre Huawei et le gouvernement américain ne sont pas au beau fixe, c’est le moins qu’on puisse dire. Le géant chinois des télécoms a annoncé le jeudi 7 mars avoir porté plainte à Plano (Texas) contre le gouvernement américain pour avoir interdit, au titre de la sécurité nationale, aux administrations américaines et entreprises ayant des relations avec le gouvernement américain, de lui acheter des équipements ou des services. Huawei juge inconstitutionnel l’article de la loi américaine qui le place sur une « liste noire », sans aucun fondement avéré selon lui, et dénonce les propos des Etats-Unis qui entachent sa réputation, selon l’AFP.