La plateforme de vidéo en ligne Netflix a franchi le seuil symbolique des 100 millions d’abonnés, après notamment avoir engrangé plus de nouveaux « adeptes » qu’escompté lors de ce deuxième trimestre aussi bien aux Etats-Unis qu’à l’international.

Un deuxième trimestre particulièrement prometteur pour Netflix. Le service de vidéo à la demande, par ailleurs producteur, entre autres, de la série « Orange Is The New Black » ou encore « The Crown » continue de gagner du terrain aussi bien sur sa terre natale et marché de prédilection, les Etats-Unis, ou encore à l’international. Sur le front des abonnés, la période est particulièrement faste pour le groupe de Los Gatos (Californie). Ainsi, en trois mois, Netflix a attiré dans ses filets 4,14 millions de nouveaux abonnés à l’international, surpassant allègrement les prévisions du consensus FactSet qui tablait sur une hausse bien moindre à 2,59 millions.

La donne est peu ou prou similaire outre-Atlantique – quoique moins impressionnante – avec 1,07 million de nouveaux adeptes là où le marché n’en attendait « que » 631 000. Une progression qui permet à Netflix de franchir, et ce pour la première fois de son histoire, le seuil symbolique des 100 millions d’abonnés. Point intéressant à mettre en exergue, pour la première fois dans l’histoire du groupe, les abonnés internationaux sont un peu plus nombreux (50,1% du total) que les abonnés enregistrés aux États-Unis.

Un « excellent cru »

Concernant les résultats financiers « stricto sensu », la « moisson » est également très prometteuse, même si le bénéfice par action – la référence à Wall Street – de 15 cents échoue au pied du consensus, se chiffrant à 16 cents par titre, alors qu’il atteignait péniblement les 9 cents, l’an passé à la même époque. En revanche, le bénéfice net par action s’est envolé de 61%, sur la période, à 66 millions de dollars, contre 41 millions l’an dernier.

Le chiffre d’affaires total de 2,8 milliards d’euros se situe dans la fourchette des analystes mais progresse tout de même de 32,2% par rapport à 2016. Comme anticipé et intégré par Netflix, une perte de 13 millions de dollars est à déplorer à l’international sur ce second semestre mais le groupe s’attend à un bénéfice de 30 millions de dollars au troisième trimestre.

6 milliards par an dévolus au contenu

Concernant justement ses ambitions et ses perspectives, Netflix se montre résolument ambitieux. Le géant du streaming vise, ni plus ni moins, un bénéfice net de 143 millions d’euros au troisième trimestre couplé à un bénéfice par action de 32 cents. En ce qui concerne les ventes, les attentes du groupe sont mesurées, celui-ci tablant sur des ventes avoisinant les 3 milliards de dollars. Enfin, en matière d’abonnés, Netflix s’attend à « amplifier le mouvement » de ce deuxième trimestre avec une croissance attendue de l’ordre de 4,4 millions, dont 3,7 millions pour le seul marché international. Différents facteurs qui dopent le titre dans les transactions après-Bourse – les résultats n’ayant été dévoilés qu’après la clôture lundi soir – qui s’apprécie de 10,8% à 179,10 dollars dans des volumes particulièrement étoffés. De bon augure avant l’ouverture de la séance de mardi.

Sur le front des contenus, la plateforme, fidèle à l’adage « on ne change pas une équipe qui gagne », va continuer à produire ses propres programmes originaux comme « Orange Is The New Black » ou encore « The Crown », en passant par « 13 Reasons Why » évoqués en préambule. Le groupe qui dépense six milliards de dollars par an pour créer ces nouveaux contenus, notamment pour ses clients à l’étranger, dans un contexte de ralentissement aux Etats-Unis, table sur une quarantaine de productions estampillées Netflix sur l’ensemble de l’exercice 2017. Et il y en aura pour tous les goûts avec, au menu, du « blockbuster à gros budget jusqu’au cinéma indépendant pur et dur ». L’impatience des abonnés est d’ores et déjà palpable après un deuxième trimestre particulièrement réussi. Même s’il convient – pour être tout à fait complet – de souligner que ce deuxième trimestre, traditionnellement faible, a bénéficié de la cinquième saison de « House of Cards », dont la diffusion avait été précédemment reportée.