Les Studios Disney ont réalisé une année de haute volée avec un gain de 7,325 milliards de dollars en 2018, soit un peu moins que les 7,6 milliards de 2016, année record pour la compagnie. En revanche, elle signe bel et bien un record avec un chiffre d’affaires de 3,092 milliards de dollars rien que sur le sol nord-américain. La maison de Mickey a pu s’appuyer cette année aussi bien sur des nouvelles franchises que sur des suites de vieux succès. Voici les longs-métrages qui ont construit la formidable année de Walt Disney Studios. 

 


Avengers Infinity War

Bow office mondial : 2 048 710 150 $

Comment exploser tous les records de films de super-héros ? Là encore, Marvel a la recette : réunir plusieurs justiciers masqués – ou pas d’ailleurs – dans une même saga. Prenez Iron Man, Spider-Man, Hulk, les Gardiens de la Galaxie, ajoutez-y un bon gros méchant bien décidé à remettre de l’ordre dans le monde (en y semant le chaos), une intrigue foisonnante, une action menée tambour battant, et de la vanne américaine (piquante mais jamais subversive), secouez le tout et vous obtenez le quatrième plus gros score au box office de tous les temps.  Si la légitimité artistique de l’œuvre peut évidemment se poser, elle n’en demeure pas moins un objet pop redoutable, marketé aux petits oignons. 

Black Panther 

Box office mondial : 1 346 913 161 $

Un blockbuster non centré sur l’Occident, avec un super-héros africain en tête d’affiche : voilà une recette à contre-courant, mais incroyablement efficace. Après avoir joué un rôle majeur dans l’affrontement entre Iron Man et Captain America dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier… Produit par Marvel et distribué par Disney, ce film est devenu un symbole de la lutte des populations afro en Amérique et vient aussi questionner le rapport ambigu entretenu entre l’Occident et l’Afrique. Un accueil critique très positif est venu accompagner le succès mondial du film : il est le 9e plus gros succès cinématographique de l’histoire du cinéma.

Les Indestructibles 2

1 242 598 825 $

Quatorze années, ça peut avoir des allures d’éternité. C’est ce que les enfants nés dans les années 90 ont dû patienter pour enfin retrouver les Parr, cette famille de super-héros qui doivent composer entre la crise d’ado de la fille, les frustrations du fils, le spleen des parents et les doutes sur le petit dernier. Dans ce second épisode, “les super” essayent de reconquérir le cœur du grand public qui, malgré le fait d’être sauvé à chaque fois par la bravoure de ses héros, s’agace de voir sa ville dévastée à chaque arrivée d’un super méchant. Là encore, le postulat, brillant d’ingéniosité, permet de construire un deuxième opus décalé, foisonnant, qui se hisse au moins à la hauteur du premier, même s’il est dépourvu de la surprise des débuts.