Les classes préparatoires économiques et commerciales constituent les deux premières années du continuum classes préparatoires – Grande Ecole de Management. Il s’agit d’un cursus qui, pour le prix d’une inscription à l’Université, assure à tous les étudiants l’affectation dans une grande école de management à la reconnaissance et au rayonnement international, au terme d’un concours qui distribue les talents au lieu de les sanctionner.

Les classes préparatoires, la force d’une formation générale


Pluridisciplinaire par essence, la formation en classes préparatoires aux grandes écoles développe ce qu’Edgar Morin appelle « l’intelligence générale », celle qui est capable de résoudre des problèmes complexes. Par l’ouverture qu’elle donne sur les enjeux sociétaux, économiques, technologiques ou géopolitiques, elle constitue un moment privilégié dans la vie des étudiants.

Les classes préparatoires ne sont pas une exception française : elles sont un condensé des Bachelors of Liberal Arts américains. Ces diplômes de 4 ans, délivrés dans les excellentes Universités américaines d’Arts libéraux, garantissent eux aussi une formation pluridisciplinaire de haut niveau, en combinant des enseignements en humanités (philosophie, histoire, etc.) comme en mathématiques et en sciences. Cette approche permet aux étudiants américains qui la suivent d’acquérir une solide culture générale, ainsi que des capacités d’analyse et de synthèse exceptionnelles. En revanche, ce sont des formations peu professionnalisantes, qui imposent souvent de faire un MBA quelques années plus tard, ou de poursuivre via un Master dans un domaine plus technique ou appliqué (ingénierie, business, droit, médecine, etc.). C’est là que le modèle français des classes préparatoires est particulièrement pertinent et efficace, car il crée ce « continuum » entre ces deux années d’Arts libéraux et les trois années en Grande Ecole, combinant ainsi les vertus d’un enseignement pluridisciplinaire ouvert et exigeant avec celles d’une « Business school » ou d’une école d’ingénieur, qui leur décernera un diplôme de niveau Master, le très réputé « Master in Management ».

 

Réforme du bac et classes préparatoires : qu’est-ce que cela change ?

La réforme actuellement menée au lycée va mener à une fusion des voies ECE et ECS, adaptées jusque-là aux baccalauréats ES et S, qui vont fusionner en une voie unique appelée ECG (prépa économique et commerciale, voie générale). En revanche, elle ne concerne pas les voies technologiques, qui auront toujours accès à la voie ECT (prépa économique et commerciale, voie technologique).

Comment intégrer cette nouvelle voie à l’issue d’un bac général? Rien de plus simple. Pour les lycéens, il suffira de sélectionner en Première et en Terminale, en plus des mathématiques (spécialité ou complémentaires), n’importe quelle autre matière. Non seulement le niveau de mathématiques ne sera plus aussi restrictif qu’auparavant, mais les prépas accueilleront ainsi une plus large diversité de profils, en leur offrant la possibilité de choisir des options. Ces dernières seront prises en compte aux concours des grandes écoles avec, à la sortie, 100% de réussite académique et professionnelle. C’est la raison pour laquelle aucun lycéen ne doit s’autocensurer : il existe des prépas pour tous les profils dotés de bons résultats scolaires, et toutes préparent avec le même sérieux aux plus grandes écoles de management.

Le continuum prépas-Grandes Ecoles, valeur sûre des recruteurs

Au final, le continuum menant des classes préparatoires aux grandes écoles permet de former ces profils rares que recherchent aujourd’hui les recruteurs, capables de s’adapter aux évolutions de l’époque et du monde du travail. En effet, ce parcours en 10 semestres est basé sur une hybridation constante des savoirs, une expérience forte à l’international, sans compter des stages en entreprises, la gestion de projets au sein d’associations en Grande Ecole… Il s’agit d’un mix unique associant culture générale et enseignements spécialisés, « soft » et « hard skills », théorie et pratique. Ce tissage entre classes prépas et grandes écoles assure à ceux qui ont suivi un tel cursus une trajectoire très rapide pour intégrer la vie professionnelle et progresser ensuite dans leur carrière.

Par ailleurs, si cette filière prépare à la réussite professionnelle, elle donne aussi à tous les étudiants l’opportunité de choisir leur vie, de réaliser leurs envies et d’imaginer des futurs possibles : après l’enseignement très encadré en classes préparatoires, les Grandes écoles donnent la possibilité de construire son cursus de façon personnalisée. Le but est bien de permettre à tous de s’accomplir, de devenir ce qu’il est.

Classes prépas, Grandes Ecoles, notre mission est de former des talents, ouverts, responsables, cultivés, adaptables et innovants, qui contribueront au rayonnement de la France et de ses entreprises dans le monde. La France dispose des meilleures écoles de management d’Europe et d’un modèle « CPGE-GE » plus que jamais pertinent à l’échelle mondiale. Ce modèle est une formidable tremplin et une chance donnée à tous les étudiants.

 

Tribune collective par : 

Jean-François FIORINA, DGA de Grenoble Ecole de Management

Alice GUILHON, Directrice Générale SKEMA Business School et Présidente du Chapitre Écoles de Management de la Conférence des Grandes Ecoles

Nathalie HECTOR, ex-Directrice du Programme Grande Ecole, emlyon

Patrice HOUDAYER, Directeur des Programmes, de l’International et de la Vie étudiante, SKEMA Business School

Alain JOYEUX, Président de l’Association des Professeurs de classes préparatoires au Haut Enseignement Commercial (APHEC)

Julien MANTEAU, Directeur de la Stratégie et du Développement de l’école HEC, HEC Paris

Frédéric MUNIER, Professeur en CPGE au Lycée Saint-Louis, membre du Conseil d’Administration de l’APHEC

Marc VANHUELE, directeur délégué, HEC Paris

 

 

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