Le magnat de l’immobilier Donald Trump ne devrait pas avoir de problème pour rembourser ses prêts à court terme. Cependant, en 2024, au moment de pouvoir se présenter à nouveau à la présidence, la situation pourrait devenir délicate.

 

L’entreprise de Donald Trump doit environ 1,3 milliard de dollars, soit près de 200 millions de dollars de plus que lorsqu’il a quitté ses fonctions. Mais cela ne signifie pas qu’il subit une pression financière plus importante. En fait, le bilan de Trump est en meilleure forme aujourd’hui qu’il ne l’était il y a quelques mois.

La raison ? Au début de l’année, JPMorgan Chase a contribué à prêter 1,2 milliard de dollars pour un complexe de bureaux à San Francisco dans lequel Trump détient une participation minoritaire de 30 %. En tant que commanditaire, M. Trump ne serait pas personnellement responsable de cette dette en cas de défaillance. Mais elle a quand même un effet considérable sur ses finances. En fait, le nouveau prêt a permis à M. Trump et à son partenaire commercial, la société cotée en bourse Vornado Realty Trust, de rembourser leur précédente dette envers le bâtiment, qui était due le mois dernier, et d’extraire environ 616 millions de dollars en espèces.

En d’autres termes, le refinancement a augmenté la dette de l’immeuble mais a également procuré à ses propriétaires davantage de liquidités. Si Trump a reçu 30 % des liquidités, l’opération a fait passer ses avoirs liquides d’une valeur estimée à 110 millions de dollars à près de 300 millions de dollars.

Ces liquidités pourraient s’avérer utiles au cours des deux prochaines années. En septembre 2022, M. Trump devra rembourser un autre prêt, d’une valeur de 100 millions de dollars, pour un bien dont il est le seul propriétaire – l’espace commercial de la Trump Tower. Théoriquement, il pourrait également refinancer ce prêt. La valeur du bien immobilier étant estimée à 275 millions de dollars, une banque devrait être disposée à offrir 100 millions de dollars supplémentaires. Même si l’ancien président ne trouve pas de société pour refinancer la Trump Tower, il devrait être en mesure de rembourser l’argent avec ses propres fonds.

Il serait probablement encore en mesure de renflouer sa trésorerie. Deux mois après l’échéance du prêt pour la Trump Tower, une autre dette arrivera à échéance, celle-là liée à un gratte-ciel de New York appelé 1290 Avenue of the Americas. Comme pour l’immeuble de San Francisco, M. Trump détient une participation de 30 % dans ce gratte-ciel, en société en commandite, aux côtés de Vornado, qui détient les 70 % restants. Si Vornado refinance également cet immeuble, M. Trump pourrait facilement obtenir 75 millions de dollars supplémentaires.

L’ancien président disposerait ainsi d’une marge de manœuvre supplémentaire à l’approche de 2023, date à laquelle il devra rembourser deux prêts d’un montant total de 125 millions de dollars pour l’hôtel Trump National Doral Miami. Cette propriété a connu des difficultés récemment, ce qui pourrait rendre son refinancement difficile. Il en va de même pour les hôtels de Trump à Washington et à Chicago, dont la dette envers la Deutsche Bank est estimée à 215 millions de dollars et arrive à échéance en 2024.

 

En d’autres termes, plus l’ancien président américain peut accumuler de liquidités maintenant, plus il sera en sécurité par la suite, même si cela signifie qu’il doit augmenter son endettement entre temps.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Dan Alexander

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