Deloitte vient de publier la 23e édition de son classement des clubs de football les plus riches du monde, ceux qui ont généré les plus hauts revenus. En 2019, Barcelone est leader pour la première fois. Le PSG est cinquième. 

Performances financières, image de marque, vente de produits dérivés… A de multiples égards, les clubs de football fonctionnement comme de véritables entreprises. Leurs revenus, et encore plus leur influence, feraient pâlir d’envie bon nombre d’entrepreneurs. Les 20 clubs de football les plus riches du monde ont généré un revenu total record de 9,3 milliards d’euros pour la saison 2018-2019, selon le dernier rapport Football Money League 2020 du cabinet Deloitte. Une donnée en hausse de 11% par rapport à l’année précédente. 40% de ces revenus viennent de la publicité, 44% de la diffusion, et 16% des recettes liées aux jours de match. 


Les Anglais en force

Comme l’année dernière, deux équipes espagnoles dominent le classement – mais pas dans le même ordre, Barcelone devançant le Real Madrid. Les clubs anglais sont les plus représentés avec 8 équipes, contre 4 pour l’Italie, 3 pour l’Espagne et l’Allemagne et 2 pour la France, représentée par le Paris-Saint-Germain et l’Olympique lyonnais.

Avec un chiffre d’affaires record de 841 millions d’euros, Barcelone atteint pour la première fois le sommet de la “Money League”. Le Barca devient dans le même temps le premier club à franchir la barre des 800 millions d’euros, l’année où les Blaugranas ont remporté le championnat pour la deuxième année consécutive. Dans le même temps, les Barcelonais avait subi une cinglante “remontada” en demi-finale de Ligue des champions contre Liverpool. Ce dernier n’est que 7e de ce classement malgré sa victoire dans la prestigieuse compétition européenne en 2019. 

L’OL de retour

Manchester United (711,5 millions d’euros) arrive en troisième position, mais risque de perdre sa position de club le plus rémunérateur de la Premier League pour la première fois lors de l’édition de l’année prochaine de la Money League, eu égard à ses piètres résultats notamment en championnat national. 

Tottenham est huitième, la position la plus élevée du club, et a dépassé Arsenal et Chelsea pour devenir le club le plus rémunérateur de Londres pour la première fois depuis 1996/97, date de la première édition de ce classement. Les Spurs ont pu notamment profité des revenus liés à leur participation à la finale de la ligue des champions, perdue contre Liverpool. 

La Juventus a également retrouvé sa place dans le top 10. L’arrivée de Cristiano Ronaldo a notamment permis au club d’accroître très significativement des revenus publicitaires et commerciaux. La “Vieille Dame” a même désormais plus de followers que le Real ou Barcelone. 

La composition du top 20 global reste relativement stable avec seulement deux nouveaux entrants dans la Money League – l’Olympique Lyonnais classé 17e (contre 28e) et Napoli 20e (contre 21e). Lyon a non seulement assuré sa place en Champions League deux années de suite, mais peut aussi s’appuyer sur sa vision claire du football féminin. L’Ol a d’ailleurs racheter le club américain du Reigns FC. Un foot féminin dont les valorisations sont encore loin, bien loin de celui des hommes.