À l’approche des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Pékin en février 2022, de plus en plus de pays envisagent un boycott diplomatique des Jeux (les États-Unis en tête de file) à mesure que les accusations de violations des droits humains à l’encontre de la Chine se multiplient. Dans le cadre de ce boycott diplomatique, les pays enverraient des athlètes en compétition, mais aucun représentant du gouvernement ne se rendrait sur place.


 

La semaine dernière, le président américain Joe Biden a déclaré que les États-Unis envisageaient un boycott diplomatique des JO d’hiver 2022, ce qui a incité nombre de ses alliés à envisager de suivre l’exemple américain et de mener une action coordonnée.

L’Australie réfléchit également au boycott diplomatique des prochains JO d’hiver de Pékin, mais « attend d’abord la décision du gouvernement Biden », a rapporté le Sydney Morning Herald.

Un responsable canadien a déclaré samedi 20 novembre à CTV News que le Canada discute d’un boycott diplomatique avec ses « partenaires les plus proches. »

Le Royaume-Uni n’a pris « aucune décision » quant à un éventuel boycott.

Gabrielius Landsbergis, ministre des Affaires étrangères de la Lituanie, a appelé à « un certain niveau de coordination » entre les États membres de l’Union européenne (UE) et « les pays transatlantiques ». Par ailleurs, le ministre lituanien a déclaré qu’il ne pense pas que les responsables politiques « désirent se rendre » aux JO d’hiver de Pékin. Enfin, il doute que le gouvernement chinois « acceptera » certains fonctionnaires.

La Chine est sous le feu des projecteurs à la suite de nombreuses accusations de graves violations des droits humains. Les preuves « claires et convaincantes » du génocide perpétré par le gouvernement chinois à l’encontre des Ouïghoures ne sont pas nouvelles, mais la récente disparition de la star du tennis Peng Shuai a fait la une de la presse internationale et a ravivé les critiques contre le gouvernement autoritaire chinois. La joueuse de tennis a disparu de la scène publique durant quelques jours ce mois-ci après avoir accusé un haut fonctionnaire chinois d’agression sexuelle, avant que des photos et des vidéos d’elle n’apparaissent dans la presse officielle chinoise. La situation de Peng Shuai suscite une grande inquiétude dans le monde du tennis, qui s’inquiète pour la sécurité de l’ancienne no 1 mondial. Le Comité international olympique (CIO) a organisé un appel vidéo avec Peng Shuai lundi 22 novembre afin d’apaiser les craintes sur le bien-être de la joueuse. Cet appel a laissé de nombreux observateurs insatisfaits. L’organisation à but non lucratif Human Rights Watch estime que cet appel montrait que le CIO était « désespéré […] pour maintenir les Jeux sur les rails, quel qu’en soit le coût humain. »

Que les pays décident ou non de boycotter complètement les JO d’hiver de Pékin et de ne pas envoyer d’athlètes, les boycotts complets des JO sont rares. Les États-Unis ont mené un boycott avec 65 pays aux JO de 1980 de Moscou. L’Union soviétique a ensuite boycotté les JO de 1984 de Los Angeles.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Derek Saul

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