Selon un rapport de Strategy Analytics, sur le dernier trimestre de 2017, Apple a capté 51 % des recettes mondiales de la vente de smartphones, ce qui représente 61 milliards de dollars (49 milliards d’euros) de chiffre d’affaire en seulement trois mois. Apple peut remercier son onéreux iPhone X pour le coup de pouce car la marque se situe loin devant les 19 milliards de dollars (15 milliards d’euros) de Samsung et les 8 milliards (6,4 milliards d’euros) d’Huawei.

 


L’entreprise américaine présente de meilleurs résultats que l’année précédente sur la même période, où elle avait capté 48,5 % des recettes mondiales. Curieusement, les chiffres de Samsung et d’Huawei sont eux aussi en hausse, ce qui nous laisse penser que le marché mondial des smartphones se fait grignoter par les grandes marques. Toujours selon Strategy Analytics, la part des autres fabricants (d’Asie orientale, d’Inde ou d’Europe pour la plupart) est passée de 30,5 % pour le dernier trimestre de 2016 à 26,2 % sur la même période en 2017.

 

En réalité, nous dépensons toujours plus en matière de smartphones mais les volumes de ventes diminuent.

 

« Nous estimons que le total des recettes mondiales découlant des ventes de smartphones a augmenté de 8 % par an pour atteindre la somme record de 120 milliards de dollars (96 milliards d’euros) au dernier trimestre de 2017, explique Linda Sui, l’une des dirigeants de Strategy Analytics. La moyenne des prix de vente du secteur de la téléphonie mobile a bondi de 18 % en un an, en passant de 255 $ (203 €) à 300 $ (240 €). Les entreprises ont réussi a augmenter les prix et leurs recettes malgré une récente baisse des volumes de ventes. »

 

Bien sûr, Apple mène la danse en matière de recettes, mais ce n’est pas tout.

 

Les dépenses en matière d’annonces publicitaires mobiles devraient atteindre les 200 milliards de dollars (160 milliards d’euros) en 2021 et les recettes qui en découlent iront droit dans la poche des annonceurs. De plus, selon eMarketer, étant donné que le commerce via les smartphones s’intensifie, les paiements et le commerce mobiles représenteront à eux seuls 1 800 milliards de dollars (1436 milliards d’euros) en 2018.

 

Les smartphones sont essentiels, mais les transactions qu’ils permettent d’effectuer, et les changements économiques induits, le sont tout autant.

 

Apple le sait bien, tout comme Google, Amazon, Facebook et beaucoup d’autres, qui essaient d’obtenir une part de ce gros gâteau soigneusement concocté par les smartphones du géant américain.