Le marché des mobilités professionnelles a connu de nombreuses évolutions et se voit aujourd’hui complètement bouleversé par la crise sanitaire. Home Conseil Relocation, qui intervient en France et à l’étranger pour faciliter la vie des collaborateurs en mobilité, fête ses 30 ans ce 29 avril 2021. L’occasion de faire le point avec Jérémy Berthoux, directeur de la société, sur ce secteur qui a dû s’adapter plus vite que prévu.

 

La mobilité professionnelle représente un vaste sujet, de quelle façon intervenez-vous avec Home Conseil Relocation ?

Jérémy Berthoux : Nous avons trois activités autour de la mobilité professionnelle. Tout d’abord, nous faisons de la relocation partout en France. On se charge de toutes les étapes durant la mobilité d’un salarié, et parfois d’une famille entière. De la recherche du logement à l’installation des familles, en passant par la recherche d’école… nous faisons en sorte que le collaborateur soit tout de suite concentré sur son nouveau poste et non sur toute la dimension administrative ou logistique. Nous intervenons également sur le plan de l’immigration professionnelle, ce qui consiste à réaliser toutes les formalités administratives nécessaires pour les salariés qui arrivent en France (Visa, autorisations de travail…). Il faut également prendre en compte les enregistrements à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), les équivalences de permis de conduire, les enregistrements fiscaux… C’est plus généralement tout ce qui va permettre au collaborateur étranger de s’installer sur notre territoire dans les meilleures conditions.
Enfin, nous assurons également la gestion des expatriés français, c’est-à-dire des travailleurs français qui partent en mobilité professionnelle à l’étranger. C’est rendu possible grâce à un réseau de partenaires partout dans le monde.

 

Votre entreprise fête ses 30 ans, quelle évolution constatez-vous sur le marché des mobilités professionnelles depuis sa création ?

Jérémy Berthoux : Initialement, c’était un métier un peu artisanal. Il a été créé dans les années 70 par des agents immobiliers aux États-Unis. Cela correspond au moment où la mobilité a commencé à devenir un vrai sujet de l’autre côté de l’Atlantique. Au fur et à mesure, ils ont développé tout un tas de services liés à la relocation des personnes d’un bout à l’autre du pays.
En créant Home Conseil Relocation, ma mère a été parmi les pionnières de la mobilité professionnelle en France. Je l’ai vu lancer l’activité avec une simple machine à écrire. On peut dire que nos outils ont bien évolué depuis. Selon moi, outre la facilitation de la mobilité en général, le métier atteint surtout la maturité au niveau structurel. On constate une concentration des principaux acteurs sur la scène internationale, par le biais de fusions-acquisitions, ce qui peut poser la question du monopole. De notre côté, nous sommes très attachés à notre indépendance, ce qui nous permet de garder un large panel de solutions et de proposer aux collaborateurs ce qui est le plus adapté à leur situation.

 

Jeremy Berthoux, directeur de Home Conseil Relocation

 

Avec la période actuelle, comment avez-vous adapté votre activité ?

Jérémy Berthoux : Nous avons dû nous adapter à différents niveaux. D’abord sur le plan de la mobilité à l’étranger avec les mesures aux frontières, mais aussi sur le plan de la relocation en France en prenant en compte les règles d’urgence sanitaire et de distanciation physique.
Avec la fermeture des frontières, certains statuts ne sont plus du tout autorisés. Dans un premier temps, il a donc été nécessaire de s’adapter aux contraintes légales. Par exemple, aujourd’hui le seul statut qui permet l’immigration professionnelle en France est le Passeport Talent, créé en 2018. Il s’adresse aux titulaires d’un master ou aux personnes aux salaires assez élevés. Les autres statuts comme celui de salarié détaché ne sont pas autorisés. Cela réduit inévitablement le champs de notre intervention.
Pour la mobilité en France, le principal challenge est bien évidemment le fait d’avoir des contacts physiques réduits. Tout était complètement à l’arrêt lors du premier confinement. La crise sanitaire a largement accéléré le changement dans notre métier. Nous sommes passés aux visites virtuelles de logements à travers différentes applications vidéos. La vidéo ne remplace pas les ressentis physiques, mais c’est là où notre expertise prend tout son sens pour conseiller au mieux le collaborateur en mobilité. La suite logique de ces changements est l’objectif de neutralité carbone de notre activité. Nous avons activé notre bilan carbone au sein de l’entreprise et tout le long de la chaîne, en amont et en aval.