Depuis 30 ans et l’écroulement de l’URSS, on avait un peu l’impression que nombre de menaces militaires et commerciales plus ou moins perverses avaient disparu. En fait, il semblerait qu’on se soit juste tout simplement endormi.

Car on note une recrudescence de dangers représentés par certains cabinets de renseignements économiques, ou autres cabinets de barbouzes à l’ancienne. Des dangers surtout générés par une intensification invraisemblable de la cyber surveillance privée. En résumé, il est aujourd’hui devenu quasiment impossible de protéger ses secrets industriels et commerciaux. Impossible aussi de conquérir un gros marché international sans l’aide d’un cabinet d’intelligence économique.  


Cyber surveillance ou cyber espionnage
Le sujet du moment, c’est Huawei qui pose un vrai problème de souveraineté. Avec ses 80 000 salariés dédiés à la R et D, Huawei est passé devant les acteurs comme Nokia et Ericsson. Hier, nous dépendions de Cisco, demain, sera-t-il plus dangereux de dépendre de Huawei ?

Seule solution pour échapper à ce dilemme, travailler sur la 6G. Les Américains sous la pression de Donald Trump le font déjà. Sinon les États-Unis avec leur NSA, alliés aux Israéliens et Tsahal deviendront incontournables. Sans oublier bien sûr, le russe Kaspersky, certainement contrôlé par le Kremlin.

La manipulation et autres fake news font aussi partie de la manipulation liée au cyber espionnage. On connaît tous les fermes à trolls de Saint-Petersbourg, mais les Américains ne sont pas en reste avec Facebook et autres réseaux, et certaines de leurs ONG.  

Mais la vraie révolution, ce sont les cabinets de renseignements économiques.

Ou sociétés d’intelligence économique (SIE). Des sociétés de conseils et de services aux entreprises ont pour d’étudier et comprendre l’environnement économique dans lequel le client a choisi de se développer. Ces études passent par des activités telles que la veille technologique, l’analyse concurrentielle et l’acquisition de renseignements, pour ne pas dire espionnage.

Qui sont-elles en France ?

Cette société étant à vendre, on citera tout d’abord l’ADIT présidée par Serge Weinberg. Ce sur-diplômé passé par le cabinet de Fabius, ex-directeur général de Pallas finance, fut aussi président du Directoire de PPR (Kering). On a même vu ce touche-à-tout dans les papiers peints.

Créé il y a 25 ans et privatisé en 2011, le groupe ADIT se positionne comme leader européen de l’intelligence stratégique. Ses missions essentielles : limiter les risques des projets à l’international et réduire l’incertitude inhérente à toute stratégie de croissance.

CEIS, créé en 1997, intervient principalement sur des thématiques liées aux industries stratégiques, défense, sécurité, aéronautique, finance, énergie, transport et matériaux stratégiques.  Cette société est détenue majoritairement par son management.

À noter que CM-CIC Investissement est entré au capital de CEIS pour accompagner l’entreprise dans sa croissance et permettre à Olivier Darrason d’amorcer la transmission progressive du capital au management.

Groupe SERIS, créé en 1958 à Saint-Nazaire, détenu et contrôlé à 100 % par la famille Tempereau. SERIS, qui annonce 18 000 collaborateurs, s’est associé en octobre 2015 avec Amarante International.

Groupe Risk & Co, créé en 1994, présent dans plus d’une quarantaine de pays.

Affinis, un cabinet de conseil spécialisé dans la recherche et l’analyse d’informations stratégiques, collectées dans la sphère médiatique et au travers d’échanges humains. Un cabinet spécialisé dans des secteurs d’activités particulières, energie ,cybersécurité, NTIC, agroalimentaire, finance,  automobile et aussi médical.

On citera aussi Kynos, créée en 2013 par Bernard Squarcini qui a notamment été à la tête de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) de 2008 à 2012. Cette société est liée au cabinet britannique Arcanum Global dirigé par Ron Wahid. 

Arcarnum France société « sœur » de Kynos, filiale de la société Arcanum Global fut créée en 2015. On notera parmi ses collaborateurs, Keith Bristow, ancien directeur général de la National Crime Agency (NCA) John David Baycroft, ancien membre éminent du Special Air Service (SAS), Calvin R. Humphrey, ancien directeur au sein du Comité à la Sécurité intérieure à la Chambre des Représentants (États-Unis) ; Dennis Blair, ex-directeur du renseignement national (Director of National Intelligence) qui coordonnait les 16 agences de renseignement américaines ou encore Steven P. Adragna, ancien membre de la Defense Intelligence Agency (DIA),

 

Axis & Co, dont le métier consiste à rechercher et analyser des informations précises et exploitables afin d’aider ses clients à prendre des décisions stratégiques, remporter des marchés et affronter des menaces. Axis & co  intervient notamment au profit d’entreprises ou d’institutions internationales.

 

HAXXOM, qui accompagne les entreprises de toutes tailles, les collectivités, les institutions nationales et internationales ainsi que les ONG dans la prévention et la protection de leurs intérêts.

 

Mais bien évidemment, les États-Unis ont été précurseurs.

Avec tout d’abord l’incontournable Blackwater. Certainement la première armée privée au monde. Très liée aux néoconservateurs américains, la société fut créée par Erik Prince. Elle s’illustra en Irak.

Blackwater vient de signer un accord préliminaire pour la gestion d’un centre de formation au Xinjiang, province où les autorités chinoises mènent une intense campagne de répression contre les Ouïgours. Ils se sont associés aux Chinois de Frontier Services Group (FSG), société fondée en 2013 à Hongkong. Blackwater aurait aussi établi un partenariat avec le « parc industriel » de Caohu. Ils sont situés à proximité de Kashgar, centre culturel de cette minorité musulmane et turcophone.

 

Bien sûr, les Russes ne sont pas en reste.  

Cela grâce au groupe Wagner, une société d’intelligence militaire privée utilisée par les compagnies pétrolières, dont Lukoil ou Gazprom Neft, sociétés proches du Kremlin. Wagner a éliminé la plupart de ses concurrents grâce aux contrats qu’ils ont obtenus en Syrie.

 

Enfin, des petites mains à ne pas oublier.

Dont la célèbre USG Security limited, créée à Londres par l’Israélo-Argentin Walter Soriano. Certainement une des petites structures d’intelligence économique les plus influentes. On la dit proche des oligarques russes installés à Londongrad, mais aussi proche de Benyamin Netanyahou et d’Israël.

Conclusion : Si vous êtes dans le big business et avez des intérêts à protéger, il est fortement conseillé de s’appuyer sur un cabinet d’intelligence économique.  Celui-ci vous aidera à vous protéger de manipulations qui peuvent se révéler dangereuses, comme voir  télécharger des images très compromettantes dans votre smartphone.