Nombre d’études et articles parlent des conséquences sur la ‘Génération Z’ de naître et baigner dans les nouvelles technologies – de leur utilisation des médias numériques et des problèmes concomitants de santé mentale en étroite relation avec notre culture technologique. Il est fait ici mention, notamment, des fusillades de masse et la facilité accrue de la société actuelle à accepter la réalité du suicide. L’une des questions centrales est le fait que la Génération Z devrait représenter environ 10 % de la population votante à compter de l’an prochain.

Cependant, certains auteurs ne font jamais le lien entre l’impact réel des nouvelles technologies sur la Génération Z et sur la façon dont ce groupe social intègre les médias dans un monde où, plus que les autres générations, ils sont plus accrochés aux appareils électroniques et aux espaces virtuels que tout autre groupe jusqu’ici. Comment l’utilisation des nouvelles technologies par la Génération Z a-t-elle affecté notre façon de faire des affaires ou de nous amuser, par exemple ? Ou quels sont les effets de l’utilisation des nouvelles technologies tout au long de la vie sur la santé mentale ? Mais surtout, comment les nouvelles technologies, telles que celles utilisées sans cesse par la Génération Z, ont-elles un impact plus large sur la culture de masse aujourd’hui, au point que nous assistons à des changements révolutionnaires dans le mode de fonctionnement de notre société ?


Pour commencer, il y a la question de la communication qui n’est pas négligeable pour beaucoup d’entre nous. La Génération Z, bien que largement habituée aux outils de communication numériques, préfère en fait la communication face à face et l’inverse est vrai pour les Millenials qui préfèrent les plateformes numériques pour la communication. Qui plus est, toute la gamme des communications, de l’utilisation des médias sociaux par la Génération Z à la façon dont on planifie des événements sur un calendrier ou obtient une lettre de recommandation, est diamétralement opposée à celle de Millennials. Bien que de nouvelles études indiquent que la génération Z est le groupe démographique le plus intéressé par la durabilité de l’emploi et la polyvalence, nous voyons aussi comment cette génération utilise la technologie pour se démarquer des rôles traditionnels au bureau ou en classe.  En fait, bon nombre d’entre eux optent aujourd’hui pour une expérience professionnelle plutôt que pour un parcours scolaire typique et bon nombre d’entre eux entrent sur le marché du travail dès la fin de leurs études secondaires.

L’une des questions les plus négligées aujourd’hui, par exemple, est de savoir comment la Génération Z cherche à éviter les pièges économiques dans lesquels se sont enlisés les Millenials, depuis l’endettement massif des étudiants jusqu’à l’évolution des opinions sur la nécessité de l’enseignement supérieur. En fait, de nombreux membres de la Génération Z manifestent déjà une aversion croissante à l’égard de l’endettement étudiant, car ils investissent davantage que les membres de la génération Millennials dans la protection de leur patrimoine personnel et la planification financière. De plus, la Génération Z investit davantage dans l’utilisation des nouvelles technologies pour vérifier les meilleures options économiques, depuis la recherche des meilleurs prix pour les produits avant l’achat jusqu’à leur adoption de la technologie dans plus d’aspects de la vie quotidienne que les générations précédentes. La génération Z est même considérée aujourd’hui comme le « nouveau visage du pouvoir financier » avec des entreprises comme Payment Savvy qui se concentrent sur ce groupe démographique pour élargir sa portée.

Bien que l’immersion constante de la génération Z dans une technologie avec laquelle la plupart d’entre nous n’avons tout simplement pas grandi puisse sembler une aubaine pour ce qui est de s’adapter aux changements culturels et sociaux actuels, la réalité est presque contre-intuitive : la Génération Z aborde la nouvelle technologie comme une « extension d’elle-même » plutôt que comme une dépendance ou une contrainte. Les effets secondaires de cette expérience sociale restent à voir, certains experts insistant sur le fait qu’une « sur-immersion » dans la technologie ne freine la croissance de l’individu tant sur le plan émotionnel que social. La différence, cependant, est que cette génération est constamment immergée dans le social, un social tout simplement différent de celui dans lequel beaucoup d’entre nous ont été élevés. C’est un jeu social avec de nombreux niveaux de règles non dites que cette génération a déjà élaboré au profit du social IRL (‘in real-life’– dans la vraie vie).

Alors que les nouvelles technologies nous relient les uns aux autres de manières différentes et beaucoup plus rapides, ces changements auront nécessairement des répercussions sur la façon dont nous interagissons les uns avec les autres, dont les jeunes générations s’ouvrent à de nouvelles cultures et idées et comment nous interprétons cette tour de Babel culturelle d’une époque à l’autre. S’il peut paraître inquiétant d’assister à la croissance d’une génération qui n’a aucune idée de ce que c’est que de répondre au téléphone et qui n’a aucune idée de qui est à l’autre bout du fil, cette différence est une occasion de nous ouvrir aux possibilités de ce monde nouveau, brave et fou.