Les Européens sont les plus confiants en ce qui concerne l’e-administration. Progrès inévitable selon les uns ou encore question sociétale selon les autres, la numérisation des services administratifs reste un enjeu majeur de notre époque. Comment se met en place cette digitalisation de l’administration et de quelle manière est effectué le suivi ?

Vers un avenir plus sûr pour l’e-administration

Près de 70% de Français estiment que les progrès effectués dans ce sens par leur administration sont déjà bien avancés. Un résultat qui va en s’améliorant notamment depuis que l’e-administration est devenue une des préoccupations principales du président français. Il faut dire que les 23 mesures de Macron ne visent qu’un seul et même objectif : celui de faire en sorte que 100% des démarches administratives pourront se faire via Internet d’ici 2022.


La digitalisation de l’administration touche désormais plusieurs domaines : l’état civil, la santé, l’emploi, le chômage, la sécurité sociale, la fiscalité, etc… Par ailleurs, elle concerne désormais toutes les étapes de la démarche, de la demande à l’envoi de formulaire, de la numérisation de documents au paiement.

Grâce aux innovations technologiques qui intègrent les sites web publics, il sera désormais possible de tout faire en ligne. Si autrefois, il fallait se présenter en personne à la mairie pour obtenir un acte d’état civil, il est désormais possible de demander un acte de naissance en ligne. De même, les prestations santé en ligne se limitaient au changement d’adresse. Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’effectuer différentes procédures via son terminal mobile comme la demande d’une attestation de droit.

Vers une harmonisation au niveau européenne et mondiale

Le baromètre digital Gouv’ évoque une évolution significative dans l’accueil et la réponse des citoyens européens à la transformation numérique de l’administration. Cette tendance s’observe non seulement en France, mais également dans d’autres pays européens. La Grande-Bretagne et la Norvège considèrent notamment que le développement de l’e-administration est indispensable et qu’il doit se poursuivre.

Partout en Europe, les constats sont semblables en ce qui concerne l’avancée des services publics numériques ou encore le pourcentage élevé de citoyens prêts à utiliser les services en ligne. Toutefois, la confiance des citoyens dans la capacité des pouvoirs publics à assurer et garantir la confidentialité et la sécurité des données est encore assez faible (65% des Français).

Les exigences dans ce domaine sont donc très croissantes, incitant notamment la mise en place d’une Agence européenne pour la confiance numérique qui sera chargée de la régulation de grandes plateformes numériques nationales. On peut également citer d’autres mesures numériques à l’échelle européenne comme le plan cyber-sécurité, la transmission fluide des données échangées, la constitution d’une base de données commune ou encore l’échange obligatoire d’informations.

Vers un programme numérique plus élaboré

Pour que la révolution numérique de l’administration qui est en marche puisse connaître le succès, elle doit obligatoirement s’accompagner d’une série d’actions telles que la couverture massive en haut débit de l’ensemble des territoires concernés ou encore une meilleure taxation des entreprises américaines sur leurs bénéfices réalisés en Europe.

Tous ces points sont pour l’instant des positions à débattre entre les différents gouvernements actuels.

D’ailleurs, le portail de modernisation de l’action publique apporte une vue d’ensemble des multiples mesures prises pour que les démarches en ligne soient un succès. Ce portail a pour but de communiquer ouvertement sur les forces, les faiblesses et les axes d’amélioration des services publics en termes de digitalisation. Le suivi est donc assuré par l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux y compris par le public.