Depuis samedi, de nombreux leaders de la Silicon Valley ont vivement contesté le décret anti-immigration de Donald Trump, qui interdit les réfugiés et les détenteurs d’un visa de sept pays à majorité musulmane d’entrer sur le territoire américain. D’autres ont été plus tempérés.

Lundi, le PDG et fondateur de Dell Technologies, Michael Dell, a publié un billet interne sur le décret anti-immigration. Il s’est particulièrement fait remarquer pour ne pas avoir critiqué l’interdiction.

« Nous défendrons la réforme de l’immigration qui soutient nos entreprises, nos clients, les membres de notre équipe et leurs familles », a-t-il écrit dans ce post, que la société a partagé avec Forbes. Néanmoins, il rajoute : « Nous croyons à la création d’une entreprise mondiale qui exploite les talents, indépendamment de leur pays d’origine. Dans l’intervalle, nous fournirons un appui et un support juridique, à tous les membres de l’équipe Dell Technologies et aux membres de leur famille qui ont été affectés. »

Le post était censé résumer ses impressions sur le récent Forum Economique Mondial, et sur la réunion avec Donald Trump et d’autres chefs d’entreprise, la semaine dernière, a déclaré un porte-parole de Dell. Cette entrevue avec le président a mis l’accent sur la manière dont le « gouvernement peut permettre la croissance et la prospérité économique sur le territoire et à l’étranger », a précisé Dell.

D’autres grands noms ont participé à cette réunion, comme les PDG de Ford Motor Company, Corning, US Steel, Johnson & Johnson, International Paper, Whirlpool, Dow Chemical, Lockheed Martin, Arconic et Under. Elon Musk, le PDG de SpaceX et Tesla Motors, était également présent.

 « Il s’agissait de la première réunion officielle de Donald Trump depuis sa prise de fonction, et le cinquième président américain avec qui j’ai eu l’honneur de m’entretenir dans la salle Roosevelt », a écrit Michael Dell.

Ces derniers jours, plusieurs des grands noms de la technologie, dont Amazon, Apple, Google, Microsoft, Facebook, Netflix, Uber et Lyft ont dénoncé l’ordonnance d’immigration restrictive de l’administration Trump.

Lundi, plus de 2000 employés d’Alphabet, la maison mère de Google, ont manifesté pour protester contre l’ordonnance de Donald Trump.

« Je pense qu’il est important de ne pas réduire ce débat à l’opposition libéral contre républicain », a déclaré Sergey Brin –le cofondateur de Google– à ses troupes. « Il s’agit d’un débat sur des valeurs fondamentales et l’élaboration d’une politique réfléchie, ainsi que beaucoup d’autres sujets qui, il me semble, ne sont pas universellement prônés, mais appuyés par la grande majorité de nos concitoyens et de nos législateurs. »