La course aux vaccins contre le Covid-19 fait rage. Sanofi et GlaxoSmithKline fourniront 200 millions de doses de leur vaccin candidat à l’initiative COVAX dirigée par l’OMS et destinée à garantir que tout vaccin soit distribué de manière égale dans le monde entier. C’est ce que les deux laboratoires ont déclaré mercredi, ajoutant qu’ils augmentaient la production et espéraient recevoir l’approbation réglementaire au cours du premier semestre 2021.

Bien que l’accord ne soit pas juridiquement contraignant (il s’agit simplement d’une déclaration d’intention signée), Gavi, qui codirige l’alliance, affirme qu’il s’agit là d’une « étape importante » pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier.


Si les doses promises se concrétisent, elles contribueront largement à atteindre l’objectif de l’initiative COVAX, qui est d’acheter et de fournir 2 milliards de doses de vaccin Covid-19 d’ici à la fin de 2021.

Le vaccin GSK-Sanofi n’a pas encore été approuvé, comme aucun autre d’ailleurs, puisqu’il est toujours en phase d’essais cliniques préliminaires.

Les premiers résultats de ces recherches sont attendus début décembre, et des essais de phase 3 plus importants sont prévus avant la fin de l’année, en prévision d’une demande d’approbation réglementaire au premier semestre 2021.

L’alliance pour les vaccins est un programme d’achat commun dirigé par l’OMS, Gavi et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, afin de garantir un accès et une distribution équitables des vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier. Cette initiative est stimulée par la crainte que certains pays riches utilisent leurs ressources pour accumuler des stocks au moment de la mise sur le marché du vaccin, voire avant. Ces craintes ne sont pas infondées : en septembre, Oxfam a constaté que les pays riches (qui ne représentent que 13 % de la population mondiale) avaient déjà assuré plus de la moitié de l’approvisionnement prévu des principaux vaccins candidats.  

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a souligné dimanche lors du Sommet mondial de la santé l’importance de la collaboration mondiale et de l’accès équitable aux vaccins pour lutter contre la pandémie. « Le nationalisme en matière de vaccins prolongera la pandémie, mais ne la ralentira pas », a-t-il répété pour souligner l’importance de la question.

Selon Gavi, 184 pays ont rejoint l’initiative COVAX. Les États-Unis ont toutefois décidé de ne pas participer, car les autorités ont l’intention de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé.

Ce qui est sûr, c’est que de nombreuses incertitudes entourent le type d’accord signé aujourd’hui. Tout d’abord, les vaccins en question ne sont pas approuvés, et peuvent encore échouer lors des étapes ultérieures des essais cliniques. Par ailleurs, même si cette étape est franchie, l’accord n’est pas juridiquement contraignant.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Robert Hart

 

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