Dans le cadre des élections régionales qui se tiendront du 20 au 27 juin 2021, la rédaction Forbes France vous propose un décryptage des régions à forts enjeux. Pour notre huitième épisode, nous proposons un focus sur la région Île-de-France, où la présidente sortante Valérie Pécresse (Libres/LR/UDI) est candidate à sa propre succession.


Les éléments clés

  • Habitants : 12,21 millions 
  • Départements :
  • Chef-Lieu : Paris 
  • Budget du Conseil régional : 5 milliards

L’Île-de-France, qui héberge 19% de la population française et pèse pour 28% du PIB national, est sans aucun doute la région la plus attractive pour les forces politiques. 

En 2015, Valérie Pécresse avait réussi l’exploit de ravir la région au PS qui la gouvernait depuis 1998. A l’issue d’une triangulaire très serrée, elle avait finalement devancé la liste socialiste emmenée par Claude Bartolone (43,8% contre 42,2%). 

Peu de suspens en vue pour les élections régionales prévues du 20 au 27 juin prochain, Valérie Pécresse devrait renouveler son mandat sans difficulté et ainsi incarner un ancrage local fort, capable de peser à droite en vue des élections présidentielles de 2022. Celle qui avait annoncé quitter la vie politique en cas de défaite lors de ces élections semble être bien partie pour en sortir renforcée. 

 

Un bilan positif pour la présidente sortante

Sur les 11 listes présentées dans la région, six devraient récolter les 10% nécessaires pour accéder au second tour. Selon le dernier sondage réalisé par Ifop-Fiducial, la présidente sortante serait créditée de 34% au 1er tour, soit 17 points de plus que son plus proche adversaire. Valérie Pécresse jouit d’une forte popularité chez les personnes âgées, les actifs et les diplômés. De plus, 68% des Franciliens se disent satisfaits de son travail mené à la tête de la région. La mesure phare de sa campagne, la mise en place d’une mutuelle régionale, vient répondre aux attentes de la population, dans une région où la santé est désignée comme la première priorité. 

Face à elle, Jordan Bardella (RN) apparaît distancé. Le conseiller régional sortant a fait de la sécurité le fil rouge de son programme assurant vouloir doter de deux agents armés chaque gare et station de métro. Dans une région où Marine Le Pen n’était arrivée qu’en 4e position en 2017 (12,6%), le pari peut être considéré comme réussi pour le RN. 

 

Des listes assez proches dans les sondages

En 2017, l’Île-de-France était apparue acquise au président Macron (28,6% contre 24% au niveau national). Cependant, le manque de notoriété du candidat du parti présidentiel, Laurent Saint-Martin, le condamne à une troisième place au 1er tour (13%). La présence de Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, tête de liste LREM à Paris, n’a pas permis au rapporteur du budget à l’Assemblée nationale de décoller dans les sondages. 

Juste derrière, on retrouve dans un mouchoir de poche les trois listes de gauche. Celle emmenée par Audrey Pulvar, qui promeut la gratuité des transports, récolterait 11%, à égalité avec la liste LFI-PCF de Clémentine Autain. Cette dernière place la lutte contre les inégalités au cœur de son projet de campagne. Julien Bayou atteindrait le seuil des 10% avec sa proposition d’un revenu jeune de 400€, financé par la région et par l’Etat. 

Au second tour, l’union des trois partis  pourrait hisser la gauche à 30% des voix. Un résultat qui n’inquièterait pas la présidente sortante, créditée de 37% et 38%, en fonction des différentes quadrangulaires possibles.

 

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