Start-up technologique, Distran est issue de l’ETH de Zurich, l’école polytechnique Suisse. À partir d’un premier prototype élaboré en 2011, l’entreprise a vu le jour en 2013 avec un projet unique en terme d’innovation : la caméra ultrason. Destinées à réduire les risques industriels et leur impact environnemental, les solutions créées par Distran sont aujourd’hui utilisées à l’international.

Une méthode sûre et rapide

Localiser une fuite de gaz est souvent complexe dans une raffinerie ou une centrale thermique. Invisible et souvent inodore, le gaz peut s’échapper pendant des jours avant qu’une fuite ne soit repérée. Dans de tels environnement industriels, les caméras ultrason Distran localisent rapidement l’émission des sons de fuites, de dysfonctionnements électriques ou mécaniques grâce aux 128 micros intégrés et ce de manière précise. Si le principe des caméras acoustiques est connu depuis longtemps – leurs ancêtres ont été utilisées dès les années 30 afin de localiser l’artillerie ennemie – Distran a inventé la caméra ultrason et ses utilisations.

Portatif, la caméra ultrason de Distran permet à son opérateur de localiser les sons grâce à une « image acoustique », affichée en temps-réel à l’arrière du capteur. Cette image est superposée avec une image optique classique afin de situer avec précision l’emplacement du problème avant que la situation ne devienne potentiellement dangereuse. Une formation d’une journée permet à toute personne d’utiliser pleinement le potentiel de la caméra.

Sans ce procédé, la recherche de fuites industrielles peut prendre du temps, jusqu’à plusieurs jours, par l’emploi de détecteurs dans les zones suspectes, et implique également la mise en contact du personnel avec une émission dangereuse. Avec une portée de 20 mètres, et une précision en dessous du degré, les caméras Distran permettent de limiter les contacts avec les gaz toxiques ou explosifs et de gagner un temps considérable d’inspection.

Utilisées dans des raffineries et des centrales thermiques en France, en Suisse, en Allemagne ou encore au Moyen-Orient, les caméras Distran permettent d’éviter des arrêts imprévus – hautement pénalisants – d’installations industrielles, de limiter les risques de pollution, mais aussi de protéger la santé et la sécurité des intervenants, voire sauver des vies.

Une contribution à la protection de l’environnement

Soutenue par la Fondation Suisse pour le Climat et l’Office Fédéral pour l’Environnement, la start-up suisse accorde une place primordiale à la défense de l’environnement dans ses perspectives de développement, mais également dans la structure même de son projet. Les émissions de gaz polluent, qu’ils soient dangereux ou non pour l’homme à court ou moyen terme. Distran détecte notamment des fuites de gaz à effets de serre comme le gaz de ville (méthane), connu pour son potentiel de réchauffement global (PRG) très supérieur à celui du CO2 (près de 25 fois) et les gaz réfrigérants, comme les CFC ou HCFC, dont le PRG peut atteindre 12400 fois celui du CO2!

Afin d’apporter encore plus de sécurité à ses clients, Distran développe une version ATEX (ATmosphères EXplosives) de ses caméras destinée aux entreprises travaillant avec des gaz explosifs.

En parallèle, Distran améliore continuellement ses capteurs existants via des mises à jour logicielles régulières. Ainsi, en 2018, Distran a déployé une mise à jour permettant d’estimer en temps-réel le débit des fuites repérées. Après avoir compté sur un développement organique depuis sa création, la start-up, qui emploie aujourd’hui 10 personnes, s’appuie financièrement sur la levée de fonds opérée en 2017 et ses deux plus gros investisseurs actuels, Energie 360°, le principal fournisseur d’énergie en Suisse et la Banque Cantonale de Zurich (ZKB). Parmi ses clients, elle compte General Electric, Total, Air Liquide, RUAG…

Avec ses solutions de détection à la fois ultra technologiques et pratiques, Distran propose d’aborder la sécurité industrielle et environnementale sous un angle novateur et porteur de sens.

 


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