La start-up spécialisée dans le recrutement de « profils tech » – ingénieurs et développeurs en tête- a annoncé, ce matin, la levée de 8 millions d’euros. Une manne essentiellement dévolue au développement de la jeune pousse désireuse d’asseoir son leadership à l’échelle européenne.

En embuscade et prêt à en découdre. Talent.io, après seulement deux ans d’existence, franchit une nouvelle étape dans son développement avec une levée de fonds de 8 millions d’euros initiée auprès d’Alven Capital et Ventech, et destinée à « développer l’offre de recrutement de profils en CDI , freelance et stage dans la majeure partie l’Europe ». « Nous allons poursuivre le développement de ce service permettant aux ingénieurs de trouver le job de leurs rêves dans toute l’Europe en seulement quelques semaines », abonde Jonathan Azoulay, co-fondateur de talent.io. Une ascension fulgurante pour la plateforme de recrutement sélectif d’ingénieurs IT, où la volonté de « bousculer les codes » fait résolument office de vertu cardinale. Ainsi, Chaque lundi, talent.io rend visible un panel de candidats sélectionnés, après entretien par une équipe de « Talent Advocates », pour une durée d’un mois. Deux critères se détachent, dès lors : le niveau de compétence du candidat et sa disponibilité immédiate pour passer des entretiens et changer de poste.

Un « modus operandi » d’une efficacité chirurgicale : ainsi, une sollicitation sur deux aboutit à un entretien d’embauche et pas moins de 25% des candidats visibles sur la plateforme trouvent un nouveau travail, et de facto de nouvelles perspectives professionnelles sous la férule de Talent.io. Un « process » qui a conquis pléthore de clients et non des moindres : Adobe, BlaBlaCar, TripAdvisor, Deezer mais également BNP Paribas.  

Efficacité maximale

Les chiffres sont éloquents et témoignent de « l’appétence » de cette « nouvelle manière » de voir recrutement, loin des systèmes sclérosés. Au total, ce sont plus de 40 000 candidats disséminés aux confins de Paris, Lyon, Berlin ou Londres qui ont utilisé les services de Talent.io. Plus de 4 500 ingénieurs IT s’inscrivent, chaque mois, sur la plateforme dans l’espoir de dénicher un nouveau job. 400 d’entre eux sont, ensuite, sélectionnés et « rendus visible », selon le vocable en vigueur, tandis que plus d’une centaine d’ingénieurs IT trouvent leur bonheur sur Talent.io

Et l’avenir s’annonce tout aussi radieux : Présent dans trois pays, une quarantaine de personnes composent l’équipe interne de Talent.io, dont 5 à Berlin et 5 à Londres, signe de la volonté de la jeune pousse d’exporter son savoir-faire sur l’ensemble du Vieux-Continent. C’est d’ailleurs l’un des objectifs clairement affichés de cette levée. « La rapidité avec laquelle talent.io s’est développé montre que notre modèle est performant et prouve qu’il y a une forte demande pour une nouvelle méthode recrutement, plus transparente et plus efficace, » abonde Jonathan Azoulay.

Avenir radieux

Une prouesse pour une start-up qui n’a que deux ans d’existence mais qui parvenait déjà à lever des fonds [auprès (déjà) d’Alven Capital, Elaia Partners et Ventech ainsi que plusieurs Business Angels reconnus tels que Céline Lazorthes (Leetchi), JD Blanc (Allociné, Molotov), Oleg Tscheltzoff (Fotolia), Thibault Viort (AccorHotels)]. deux mois après son lancement. Une mise sur orbite patiemment fomentée, dès les prémices de 2015, par deux ingénieurs de la Silicon Valley, Amit Aharoni et Nicolas Meunier, et un expert du recrutement tech, en l’occurrence Jonathan Azoulay. Ils décident alors d’unir leurs destins respectifs pour trouver une solution au problème du recrutement sur les marchés à forte demande. L’objectif prévu sur les 3 premiers mois est atteint en 10 jours.

Conséquence : les trois jeunes hommes abandonnent leurs activités respectives et se consacrent corps et âme au développement de talent.io. Avec, à leur actif, quelques coups d’éclat, comme le rachat du cabinet de recrutement spécialiste du digital Webcrowd, à l’été 2016, ou encore le lancement de leur service à Londres en mettant la main sur le cabinet Go Digital, en décembre de la même année. Et ce n’est que le début.