70 % des personnes dans le monde souffrent du syndrome de l’imposteur à un moment de leur vie, selon le Journal of Behavioral Science. Mais il est possible de dépasser ce nouveau mal. 

De plus en plus de personnes au travail ne se sentent pas à leur place. Ou plutôt, ils pensent que leur position actuelle est trop importante, trop élevée dans la hiérarchie par rapport à leurs expériences et à leur compétences. Ces salariés ou manageurs craignent, outre le fait de ne pas mériter leur place, qu’un jour quelqu’un le remarquera et que “l’imposture” sera dévoilée au grand jour. Et dans un monde de l’entreprise encore largement traversé par des logiques de domination que l’on retrouve dans la société, les femmes et les profils juniors, en particulier issus de milieux modestes sont les plus à même de devoir faire face à ce syndrome. 70 % des personnes dans le monde souffrent du syndrome de l’imposteur à un moment de leur vie, selon le Journal of Behavioral Science.

Les femmes qui vivent ce doute paralysant sont plus susceptibles de croire qu’elles sont des imposteurs intellectuels, et ce malgré des preuves concrètes de réussite,. Ce niveau de stress généré par la conviction que l’on va être démasqué par ses pairs peut mener à de l’anxiété, au burnout professionnel et à un mal-être grandissant de tous ceux, des entrepreneurs aux employés qui gravissent les échelons.

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“Que vous soyez stagiaire ou membre du conseil d’administration, remettre en question votre position peut nuire à votre progression et votre confiance, relève , Jodie Harris, responsable du contenu et des relations publiques numériques chez MediaVision Je dis toujours à mes équipes et à moi-même : votre carrière n’est pas le fruit du hasard ! Vous êtes en droit d’occuper votre poste et d’avoir des objectifs professionnels. Connaissez votre valeur.”

Dans cette optique, InstantOffices, et en particulier sa responsable RH à l’internationale, Lucinda Pullinger, propose aux entreprises et à leur collaborateurs quatre façons de combattre le syndrome de l’imposteur sur le lieu de travail.

1. Acceptez les compliments et connaissez votre valeur

N’ayez pas peur des compliments. Acceptez vos accomplissements et, au besoin, notez-les. Lorsque vous essayerez de vous convaincre que vous n’êtes pas à la hauteur de votre rôle, vous aurez toutes les preuves sur papier. Connaître votre valeur, c’est permettre à votre travail de parler de lui-même et permettre aux autres de le voir aussi.

2. Arrêtez de penser comme un imposteur

Apprenez à reconnaître les schémas de pensée autodestructeurs et remplacez-les par des affirmations plus positives. La seule façon de ne plus avoir l’impression d’être un imposteur, c’est d’arrêter de penser que vous en êtes un.

3. Ne cherchez pas la perfection

Arrêtez de croire que si vous n’excellez pas dans tous les aspects de votre travail, vous avez entièrement échoué. Faire face aux défis et aux échecs est un élément clé du développement, alors admettez que vous n’avez pas besoin d’être bon en tout.

4. Sachez que vous n’êtes pas seul

Le syndrome de l’imposteur atteint souvent les personnes qui sur-performent, tandis que celles qui sous-performent ont tendance à moins intérioriser lorsqu’ils sont confrontés à l’échec. Si vous vous inquiétez constamment de ne pas être à la hauteur, il y a de fortes chances que vous soyez sur le bon chemin – la plupart des gens qui réussissent s’analysent constamment !