Site d’emploi appartenant au groupe Axel Springer, Stepstone veut provoquer la rencontre parfaite entre candidat et employeurs. Ce site de recrutement généraliste et spécialisé est dirigé en France par une femme, Valérie Vaillant. Issue du monde des ressources humaines, tombée dans la presse à l’époque où les petites annonces étaient consultées sur papier, Valérie Vaillant travaille aujourd’hui et depuis dix ans au déploiement et à l’accélération numérique de l’entreprise.

Le match parfait, c’est la rencontre parfaite. Chez Stepstone, il s’agit de permettre aux employeurs de trouver – et embaucher – le candidat idéal pour un poste bien précis. Site de recrutement du groupe Axel Springer, Stepstone est arrivé en France en 2007. Dix ans plus tard, la plate-forme de recrutement a avalé la concurrence – de sourcea.fr aux Villages Emploi, en passant par ICI-formation et les sites spécialisés tels que Jobingenieur.com ou technicien.com – au point de diffuser 110 000 annonces en 2017 et réaliser un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros.

En France, la plate-forme est dirigée depuis dix ans par Valérie Vaillant, « tombée dans les ressources humaines par accident ». Commerciale chez Danone après une école de commerce, elle intègre le magazine L’Express en tant que commerciale pour la rubrique emploi. Les petites annonces de recrutement diffusées chaque semaines dans l’hebdomadaire. « Je rencontrais de potentiels recruteurs qui rêvaient de trouver des candidats ayant de meilleurs profils », raconte-t-elle sans jamais se départir d’un immense sourire.

Après « les infos géné », chez L’Express et Les Echos, elle se tourne vers une presse plus spécialisée, au moment de l’explosion des job board, en 1999-2000, et intègre 01 information puis Cadre Online (racheté par Le Figaro qui possédait déjà Cadremploi). « La déportation du business papier vers internet pour les offres d’emploi déstabilise totalement le marché du recrutement », se souvient Valérie Vaillant qui découvre Stepstone à cette époque.

Outil intelligent

La société propose aux entreprises et aux candidats des sites verticaux, et ne cesse donc de faire l’acquisition de sites spécialisés. « Notre métier est d’aider les entreprises à recruter », résume la directrice générale France. « Nous mettons à disposition des outils numériques intelligents, mais nous faisons toujours le même métier. »

Le même métier, mais avec des candidats qui ont bien évolué : « l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle est encore plus important qu’avant. Les jeunes veulent prendre autant de plaisir au travail que dans la vie », a pu constater Valérie Vaillant qui est avec Stepstone persuadée que le recrutement va changer et la relation entre candidat et recruteur est aussi amenée à évoluer.

Evoluer grâce à l’intelligence artificielle. « L’avenir est de comprendre le comportement des futurs candidats. » Pour cela, Stepstone a mis les moyens : 200 salariés travaillent sur le big data et l’intelligence artificielle, avec notamment le rachat d’une application qui permet de faire des tests psychologiques permettant de déterminer si la personne correspondra à l’entreprise. « Pour cela, il est indispensable d’avoir des informations sur les personnes salariées dans l’entreprise en question », souligne Valérie Vaillant. Des outils similaires existent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. En France, l’expérience ne commencera qu’en mars et mettra deux ans avant d’être utilisable, le temps que la machine apprenne.

Le même métier, qui a drôlement évolué. « La tech permet d’offrir plus qu’un emploi avec des horaires et un salaire », ajoute Valérie Vaillant, persuadée que Stepstone peut devenir une plate-forme complète, de la formation, à la reconversion, en passant par les offres d’emploi, les informations sur les salaires, les carrières… Une plate-forme qui embauche : 17 recrutements effectués en 2017, et 30 prévus en 2018.