Aujourd’hui, ce n’est plus un simple effet de mode, mais un véritable phénomène. Quand vient le sujet d’une embauche, on fait immédiatement référence à des notions telles que la personnalité, les soft skills, le comportement ou encore l’intelligence émotionnelle. Que ce soit un recruteur, un dirigeant ou un responsable d’équipe, la personnalité est au centre de toutes les attentions lors d’un processus de recrutement. Comment expliquer cet intérêt ?

Un recrutement demande du temps

Aujourd’hui, nous faisons face à un marché de l’emploi où de nombreux talents se côtoient. Si bien que, désormais, toutes les candidatures présentent de l’intérêt. Sauf qu’un recruteur doit bien faire un choix. Or, un recrutement est lancé à un moment clé d’une entreprise : développement, remplacement, etc. Même si on porte une attention toute particulière à son équipe, on n’embauche pas pour le plaisir mais par besoin. Que vient faire la personnalité des candidats dans tout ça ? Elle va permettre de renforcer la réussite d’une embauche. On ne va pas seulement prêter attention au savoir-faire (les « hard skills ») mais également au savoir-être (les « soft skills » donc). Une compétence technique peut s’apprendre avec le temps, un comportement, lui, ne s’apprend pas, on ne peut pas demander à quelqu’un de changer. Il est donc impératif de mesurer la compatibilité entre la personnalité d’une potentielle recrue et les attentes du poste à pourvoir afin de mettre toutes les chances de son côté.

Un recrutement raté coûte (très) cher

Selon une enquête DARES, sur 100 embauches, 13 % échouent pendant la période d’essai et 33% échouent au cours de la 1ère année. Des statistiques assez alarmantes, surtout quand on connaît le temps nécessaire pour mettre en place un recrutement. Encore plus quand on voit que, d’après Digital Recruiters, le coût d’un recrutement raté peut osciller entre 20 000 et 200 000 euros en fonction du poste ou de la politique RH. Intégrer quelqu’un n’est pas une opération sans risques. Il y a un aspect financier considérable à prendre en compte. Et pour cause, les bénéfices que pourra rapporter le travail de la nouvelle recrue en cas de réussite sur le poste ou les pertes provoquées par ses erreurs en cas d’échec. Intégrer la personnalité dans le recrutement ne va pas changer le coût de ce dernier. Au contraire, cela peut même demander un certain investissement supplémentaire (outils, consultants, expertises, etc.). Mais c’est un pari sur le long terme car cela va permettre d’apporter des éléments de réponse essentiels sur les candidats (compatibilité avec le poste, l’équipe, les missions, zones de confort, de stress, etc.) permettant de voir bien plus loin qu’un simple CV, ou entretien, et ainsi renforcer la pérennité de ses recrutements. Et donc éviter les pertes d’argent.

Un recrutement est désormais synonyme d’exigence chez les candidats

Aujourd’hui, on ne cesse de parler des nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail. Digital natives, millenials ou encore Y, cette génération en « quête de sens » qui casse les codes et va à l’encontre de tous les stéréotypes. Les schémas « traditionnels » ne séduisent plus, il faut désormais innover.  De nouvelles aspirations sont exprimées et il est essentiel, pour les entreprises, de savoir y répondre pour attirer de nouveaux talents. Des notions comme le savoir-être, la personnalité et les soft skills permettent de répondre aux attentes de ces nouvelles générations. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous différents, nous avons des attentes spécifiques et ce n’est pas notre CV qui va l’exprimer, mais bien notre personnalité. Aujourd’hui, les jeunes générations ne veulent plus être considérés comme des intitulés de poste, mais bien comme des personnalités à part entière. Et c’est ce qu’elles attendent lors d’un recrutement.

 

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