Une année record ! Les entreprises françaises ont recruté 266 400 cadres en 2018, soit 11 % de plus qu’en 2017. Et cette année, entre 270 000 et 292 000 embauches sont attendues. Avec un taux de chômage des cadres de 3,8 % le marché est désormais très tendu. Les entreprises se battent pour recruter les meilleurs. Voici les clés pour les attirer.

« L’emploi des cadres continue sa progression pour la sixième année consécutive et on devrait atteindre le record des 300 000 recrutements de cadres à l’horizon 2021 », s’est félicité Bertrand Hébert, le directeur général de l’Apec, l’association pour l’emploi des cadres, lors de la présentation de son enquête annuelle réalisée auprès de 10 000 sociétés fin 2018. Une dynamique qui confirme la situation de plein emploi sur un marché des cadres (3,8 % de chômeurs contre 8,8 % en France) qui devrait donc rester très tendue dans les prochains mois, notamment en Ile-de-France où se concentre la moitié des prévisions d’embauche en 2019.


 

Utiliser les bons canaux de recrutement…
73 % : c’est le pourcentage de juniors qui recherchent du travail depuis leur mobile, selon l’étude Millennials et monde du travail publiée en 2018 par l’application de recrutement Corner Job.

 

Et de communication
85,5 % des jeunes utilisent le SMS pour communiquer avec les recruteurs. Selon une étude réalisée en 2017 par Harris Interactive, les membres des générations Y et Z privilégient ce canal de discussion, contre 75,5 % pour les réseaux sociaux.

 

Accélérer ses procédures de recrutement…
5 semaines maxi. Selon une étude de 2018 du cabinet de recrutement Robert Half, 30 % des recrutements en France durent de 2 à 5 semaines et 30 % dépassent ce délai.

 

Et de sélection
1 entreprise sur trois utilise un robot pour sélectionner les candidats. Une étude de l’Apec montre que 27 % des entreprises de plus de 50 salariés sont équipées de « progiciels » capables de scanner les candidatures.

 

Mettre à jour sa grille de salaire
« 34 % des personnes que nous avons interrogées s’attendent à une augmentation de plus de 7 % en 2019 » expliquaient les experts de Robert Walters, lors de la présentation de l’étude de rémunération 2019 du cabinet de recrutement. La réalité est très différente. En France, les salariés devraient voir leur rémunération croître de 2 % en moyenne, estime le cabinet Korn Ferry. Mais cette augmentation sera rognée par la progression des prix à la consommation (1,5 %). D’après le baromètre 2018 des métiers du digital de Teaminside-Aravati, la pénurie de certains métiers a créé en un an une hausse significative de la rémunération des profils juniors, notamment dans le milieu de la data. Par exemple, le salaire médian d’un data scientist entre 0-3 ans d’expérience est passé d’une fourchette de 35 à 55 000 euros à une fourchette de 45 000 – 65 000 euros.

 

Offrir des postes intéressants
En 2019, la rémunération n’est plus le critère principal pour changer de profession. En effet d’après une étude de Hays, 53 % des candidats à un changement de poste privilégient l’intérêt du poste avant un salaire plus intéressant (44 %) et des perspectives d’évolution (41 %).


 

Booster la mobilité interne
60 % des salariés prioriseraient la mobilité interne s’ils le pouvaient. Une des autres tendances générales du recrutement mises en avant par l’étude Hays est la mobilité. Les raisons principales qu’ils citent sont leur bonne connaissance de l’entreprise (75 %), la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences (60 %) et de garder les avantages que leur offrent les années d’ancienneté au sein de cette dernière (47 %). Cependant, ils ne sont que 19 % à rechercher une opportunité en interne à cause du manque d’opportunités offertes (61 %) et d’un environnement de travail nuisant à la productivité (52 %).