89% des recruteurs déclarent pratiquer la cooptation, mais seulement 32% des salariés ont déjà été cooptés et 56% ne l’ont jamais fait. Si elle n’est pas devenue une norme, elle est de plus en plus en vogue. Notamment pour les primes qu’elles rapportent. 

A retenir :

Prime à la cooptation : 63% des entreprises ne dépassent pas 1 000€

75% des entreprises disent coopter 1 salarié sur 4 en moyenne

73% cooptent des profils d’experts et 2% des débutants

Les 3 atouts de la cooptation pour les recruteurs :

88% : Des délais de recrutement plus courts

76% : Une Diminution des coûts du recrutement

59% : Une meilleure qualification des candidats


Votre ami, ancien collègue ou cousin qui bosse dans un grand groupe n’arrête pas de vous tanner pour que vous le rejoigniez. Il vous vante les opportunités de carrière que propose son employeur, ses rémunérations alléchantes, son environnement de travail délicieux. Sans doute parce qu’il veut les meilleures conditions de travail pour vous, et que vous lui manquez. Ou parce qu’il a une bonne prime s’il vous coopte.

QAPA, agence d’intérim 100% en ligne, a interrogé plus de 4,5 millions de candidats et 135 000 recruteurs afin d’en savoir plus sur une pratique d’embauche encore mal connue et pourtant bien en vogue : la cooptation. “Peu d’études ou de données sont disponibles sur le recrutement participatif, encore appelé parrainage et plus largement cooptation, observe Stéphanie Delestre, fondatrice et présidente de QAPA. L’APEC estimerait à environ 40% le recrutement de cadres par cooptation mais notre enquête montre que ce chiffre serait beaucoup plus important dans la volonté mais beaucoup moins dans les faits.”

Des paroles, mais pas souvent d’actes

L’étude révèle qu’en matière de computation, nombreux sont ceux qui cooptent, mais peu sont cooptés. Plus de 89% des recruteurs déclarent qu’ils pratiquent le recrutement participatif au sein de leur entreprise. Cependant, seulement 32% des salariés disent avoir déjà été cooptés au cours de leur carrière, ce qui est beaucoup moins important que prévu face à l’engouement des employeurs. De plus, 56% des salariés avouent qu’ils n’ont jamais parrainé une autre personne de leur entourage.

Beaucoup d’atouts

Pourtant, les recruteurs voient énormément d’avantages à la cooptation. Ainsi, 88% mettent en avant la diminution des délais d’embauche. Le deuxième atout concerne à 76% les coûts plus faibles liés au recrutement. Une meilleure qualification des candidats est plébiscitée par 59% des recruteurs, bien loin devant la proximité des candidats aux valeurs de l’entreprise (43%) ou encore pour des délais et coûts de formation plus faibles (19%).

Chasseurs de primes

Beaucoup d’entreprises (65%) proposent une prime accordée au salarié qui déniche pour l’entreprise une perle rare dans son entourage. Les montants de ces primes sont très variables en fonction des sociétés. Ainsi, 34% des entreprises interrogées ne vont pas au-delà de 500€. 29% oscillent entre 500 et 1 000€, 21% vont jusqu’à 2 000€ et 11% poussent jusqu’à 3 000€. Seulement 5% de chanceux peuvent espérer plus de 3 000€ de prime à la cooptation.

Une moyenne de cooptation d’1 salarié sur 4

A la question, « Selon vous, en pourcentage, quelle part du recrutement est concernée par la cooptation en entreprise ? », 75% des personnes interrogées déclarent entre 20 et 30%. Une moyenne beaucoup plus basse que les chiffres communément admis.

Les experts d’amis admis

Les recruteurs font appel à la cooptation pour des profils bien définis. Ainsi, seulement 2% l’utilisent pour embaucher des personnes débutantes et seulement 25% pour des salariés confirmés dans leur travail. En revanche, 73% prônent la cooptation pour des profils d’experts dans leur métier.