La ville de Phnom Penh bouillonne d’énergie et semble vouloir balayer les restes douloureux de son histoire. La capitale du Cambodge a envie de mordre dans la modernité. “Phnom Penh marche sur les traces de Bangkok”, commente, avec une nuance de regret, Jean de Spiegeleer, consultant en développement belge, qui a vu l’évolution du pays depuis les années 1980. 

Des tours poussent comme des champignons, des grues bousculent les vieux quartiers dont la population s’entasse parfois encore, dans d’anciennes maisons coloniales, réquisitionnées après le départ des Khmers rouge et ce sont les lieux les plus modernes que la clientèle asiatique semble préférer.

Elle a ainsi réservé le meilleur accueil au Sun Moon, un hôtel surplombé d’une piscine et d’un roof top au design futuriste. Ouvert il y a deux ans, l’établissement a déjà reçu le prix World Luxury Awards et il ne désemplit pas, aux dires de son directeur, Noel Furrer. Dans les chambres, l’ambiance est aux matières ultra modernes et minimalistes. Des meubles au couleurs flashy, réalisés sur mesure, dessinent un style pop art efficace, tendance Austin Power, les têtes de lits étant façonnées dans le même moule que les éléments de salle de bain.
Le must est une suite au septième étage avec une vue époustouflante sur la ville. Traitée dans des tonalités grises, et décorée de photos noir et blanc, elle est entourée d’une grande terrasse panoramique. L’établissement propose aussi un restaurant et un bar en roof top, ainsi qu’un spa particulièrement lumineux. Et pour mieux jouer la carte de l’écologie, l’eau est filtrée sur place et mise dans des bouteilles en verre.

Si le quartier est peut être un peu trop sulfureux, pour une clientèle familiale (le Par Kandl est surtout connu pour ses bars à demoiselles), il a le mérite d’être central. Le Sun Moon est en effet situé en plein coeur de la ville, à deux pas de tous les points touristiques : le marché central, paradis des serials shoppeuses, les rives du Mékong, le temple Wat Phnom, et son palais perché sur une colline et bien sûr le Palais Royal, dont les fresques méritent le détour.

 

 

Derrière le palais, la petite rue 240 est en passe de devenir incontournable.  Elle regroupe des bars, restaurants ainsi que des boutiques plus pointues qu’ailleurs, telles qu’Elsewhere ou Elan, petite marque chic destinée au gratin cambodgien, et encore Waterlily, la boutique créée par une française, Christine Gauthier, qui propose des créations amusantes de sacs et de chapeaux hauts en couleur. Un nouveau quartier pointu, celui de Tout Tom Poung, commence à émerger par ailleurs du coté du Marché russe, vers la rue 450. Plusieurs boutiques apportent une note trendy dans le sillage du Tini café, un bar immaculé au design tout en finesse, qui sert de délicieux jus de fruits. L’un des actionnaires est un artiste en pleine ascension. Dans son bel atelier, situé sur les rives du Mékong, le jeune Thang Sothea peint et crée des mobiles géants en feuilles de bananiers qui s’animent au fil du vent, dans de douces symphonies. Ce travail remarquable a déjà été exposé à Bangkok et Paris et sera bientôt présenté à Singapour. Les restaurants ne sont pas en reste. Ainsi, Farm to Table, propose une sélection de recettes cambodgiennes savoureuses dans un jardin aux accents bucoliques, avec des poules en Guest stars qui se promènent au milieu des clients. Certains soirs, des concerts de jazz mettent le feu au dance floor.

 

 

La Chinese House est une autre adresse phare de la ville. Cette maison chinoise, construite en 1904, a traversé les soubresauts de l’histoire. Un Sud africain, Benjamin Thomalla, a su la rénover en conservant les éléments originaux -sol en patchwork de carreaux ciments, murs patinés, colossaux poteaux de bois, etc- mais en les rehaussant de touches arty. Le bar est taillé dans une énorme planche en bois brûlé: les tables sont recouvertes de carreaux céramique et un peu partout de photos et des tableaux contemporains crée une atmosphère trendy… Dans ce cadre spectaculaire, une chef sud africaine propose une cuisine fusion de haut vol.

 

 

La visite de Phnom Penh ne serait pas complète sans celle du Génocide de Tuol Sleng qui rappelle l’histoire douloureuse qu’ont vécu les habitants les plus âgés. La mémoire est ici préservée dans une simplicité poignante. Difficile d’imaginer que les visages souriants que l’on croise dans la rue ont affronté ces horreurs. Une excursion vers la Street art s’impose enfin. Dans cette rue, entièrement taguée par des artistes locaux, un équilibre précaire a été trouvé, entre les jeunes branchés, et la population locale, menacée d’expropriation par les promoteurs. Car les projets grandioses sont légion, dans la capitale comme dans ses environs. Le dernier en date est un complexe pharaonique, le Laumès International Circuit, qui prévoit de la construction d’un complexe de maisons de vacances à coté d’un circuit automobiles, avec création de lacs et d’un écosystème permettant de baisser la température de 10 degrés.

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Texte par Cécile Sepulchre pour Plume Voyage Magazine.
Photos par Frédéric Ducout  copyright Frédéric Ducout

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