Cette semaine Plume Voyage vous emmène déguster des plateaux de fruits de mer, au coeur de la Cité de l’Architecture, face à la Tour Eiffel dans un décor au luxe ravageur, choisir parmi les délices aveyronnais cuisinés par Bruno Doucet, ancien chef de La Régalade Saint Honoré, découvrir une nouvelle table qui rend hommage à la gastronomie française, dans le luxe discret du Pavillon Anne, l’hôtel de la Place des Vosges, boire des chocolats chauds “made by” Hugo & Victor, dans la cour de l’hôtel des Jardins du Marais, décorée comme un chalet et tester la carte façon bistrot parisien, dans le lobby du Hyatt Regency Paris Etoile. Et pour vous donner quelques idées de cadeaux de Noël en avance, Plume Voyage a choisi les dessous brodés et effrontés, féminins et coquins d’Henriette H qui ouvre sa première boutique, à offrir (et s’offrir) sans retenue, des bougies aux parfums, inspirés par Paris qui allume subtilement la flamme et pourquoi pas une nuit dans le tout nouveau Hôtel Royal Madeleine, un cocon chic au coeur de la capitale ! Laissez vous tenter !

Girafe : la table iodée qui aimante tout Paris

Après Monsieur Bleu et Loulou, revoilà le duo complice et esthète, Gilles Malafosse et Laurent de Gourcuff à la tête de l’adresse la plus courtisée de Paris. « De l’assiette au décor, une table doit aujourd’hui être un peu plus qu’une table. Elle doit raconter une histoire ». Paris réussi. Nichée au cœur de la cité de l’Architecture, Girafe mélange d’allure et d’inattendu, offre une terrasse ravageuse qui fixe la Tour Eiffel dans les yeux. Epoustouflant panorama qui signe l’âme singulière de cette brasserie d’exception habillée par le talent de l’architecte Joseph Dirand qui a plongé cet espace dans une élégance racée et affirmé une sensualité citadine dans l’amplitude de ses beaux volumes. Côté cuisine, c’est un éloge de l’iode avec une carte qui fait honneur aux stars de la mer : homard, daurade, bar, sole… Derrière les fourneaux, le chef Benoît Dargère qui les inscrit dans le goût et les saveurs, les plonge dans des bouillons aux notes exotiques et des assaisonnements savants. Et avec eux, l’éternel sourire des plateaux de fruits de mer cueillis au meilleur de la criée, servis à l’assiette ou en partage sur de grands plateaux. Quel plaisir !
Girafe, 1 Place du Trocadéro, Paris 16e. T. : 01 40 62 70 61.

 

 

La Note Parisienne allume la flamme

Retranscrire l’identité olfactive de Paris : voilà l’idée de départ de cette marque de bougies de luxe qui travaille ses fragrances comme des parfums de peau. Notes de têtes, de cœur et de fonds forment une véritable pyramide olfactive et font évoluer le parfum des bougies au fur et à mesure qu’elle brûlent. A travers ces collections, c’est une véritable promenade dans la capitale avec 14 bougies qui incarnent tour à tour les arrondissements phares de Paris. Succès oblige, La Note Parisienne, s’en est allée humer l’atmosphère des grandes villes de la planète. Et voilà New York, la ville d’acier toujours debout qui se dessine dans des volutes viriles de musc, des notes sensuelles de myrrhe, de santal, d’ambre gris et de jasmin. Et aussi Londres, Marrakech, Tokyo, Copenhague et Rome l’éternelle (notre préférée) où les effluves de figue éclairent nos pas amoureux sur les chemins de l’Histoire, de l’art et de la beauté. Le tout ? Comme un voyage immobile.

 

 

La Pascade : nouvelle page

Cette cantine-auberge au chic décontract’ autrefois pilotée par le chef Alexandre Bourdas doublement étoilé (SaQuaNa à Honfleur), a fait peau neuve côté déco et a changé sa carte. Sous l’impulsion de Bruno Doucet, chef de la Régalade Saint-Honoré désormais posté aux côtés de Sébastien Pradal, fondateur et sommelier de la Pascade, cette table joyeuse s’affirme dans une version nouvelle. Bien sur, elle conserve son plat star qui lui a donné son nom : la pascade. Cette spécialité aveyronnaise, crêpe soufflée légèrement caramélisée s’affiche ici dans une version haute couture en accueillant des compositions savantes, tantôt marines, tantôt végétales, toujours gourmandes. Le plus : la carte compte aujourd’hui des plats bistrotiers de saison et les recettes cultes de la Régalade comme la fameuse terrine de campagne. Mais pas que ! La Pascade ouvre ses portes en continu et fait honneur au tea time dans l’après-midi avec un défilé de mini pascades sucrées : aux fruits de saison ou au chocolat. Régalant. La Pascade, 14 rue Daunou, Paris 2. T. : 01 42 60 11 00.

 

 

Hôtel Royal Madeleine : le chic cosy

Entièrement rénové, cet hôtel posé à deux pas de l’Opéra, s’est offert le talent de l’architecte d’intérieur Marie-Paule Clout qui officie au bureau ” Noir Nuance “. En duo avec la propriétaire des lieux, Coralie Legrand, elle a pensé cette pension 4 étoiles comme une maison de famille élégante et conviviale. Reprenant les nobles attributs du style bourgeois du XXe siècle (boiseries, moulures, cheminées, parquet) et de jolis papiers peints, l’hôtel dessine une atmosphère douillette ultra chaleureuse. Rassemblant au total 58 chambres, de la simple à la deluxe en passant par la chambre duplex, il fait la surprise d’une décoration différente pour chacune d’elle, de détails déco affirmant le style et même d’une terrasse pour quatre des chambres. Autre étonnement, l’unique et magnifique suite, la Cocolili qui s’étire sur 52 m2. Calme et raffiné, ce cocon alluré qui peut accueillir 4 personnes, a été pensé dans le moindre détail pour le bien-être des hôtes. Un coté « comme chez soi » avec cheminée, lit double, canapé lit, TV avec accès VOD, enceinte Marshall, bureau avec papeterie, machine Nespresso… Autre point fort de l’hôtel, son espace bien-être. Direction le sous-sol qui abrite un long couloir de nage chauffé surmonté d’un plafond miroir, un sauna, une tisanerie et une salle de fitness dotée d’installations haut de gamme. Ajoutez un bar et un restaurant où s’épanouit en grâce un oranger, petit oasis urbain où l’on peut venir s’offrir une respiration à toutes heures de la journée. Et une mention spéciale pour les cocktails de la maison, long drinks rafraîchissants comptant entre autres l’étonnant Alain Souchong mêlant rhum jamaïcain et thé fumé Lapsang Souchong. Royal au bar ! Hôtel Royal Madeleine, 29 rue de l’Arcade, Paris 8. T. : 01 84 25 70 00.

 

 

Restaurant Anne au Pavillon de la Reine

On aimait déjà tout ici : l’intime du lieu et son luxe discret, sa terrasse posée à l’abri des regards, le bar feutré. Il manquait un restaurant qui se hisse au niveau des cinq étoiles qui auréolent cet hôtel. C’est chose faite ! Bienvenue chez Anne, restaurant installé au rez-de-chaussée dans le salon bibliothèque de l’hôtel. Cette table nommée en référence à la reine Anne d’Autriche, mère du Roi Soleil, revendique sa patte royale. Dans l’ombre, le chef Mathieu Pacaud (L’ambroisie, Divellec, Apicius) a pensé une carte de haute volée rendant hommage à la gastronomie française. Aux manettes, le jeune chef Edouard Chouteau, passé par les cuisines des plus grands (Le Bristol, Pierre Gagnaire, L’Arpège). A l’aise dans ce registre d’excellence, il met en scène avec brio cette carte exigeante, cultive l’amour du beau et du bon, se pique d’audace et célèbre en façon la cuisine gastronomique. Ce soir-là, menu en carte blanche avec un défilé d’assiettes savoureuses (splendides déclinaisons de Saint Jacques, ravissante volaille jaune rôtie…) et dessert qui achève en beauté cette séquence : soufflé au chocolat, aérien, délicat. Verdict ? Sublime. Restaurant Anne, 28 Place des Vosges, Paris 4. Ouvert midi et soir du mercredi au samedi et le dimanche midi. T. : 01 40 29 19 19.

 

 

Hugo & Victor ouvre un bar à chocolat

Les chocolovers vont se réjouir avec l’ouverture de ce bar à chocolat signé Hugo & Victor. Posé dans la cour de l’hôtel 4 étoiles des Jardins du Marais, ce bar imaginé façon chalet est un cocon enveloppant qui va faire l’hiver plus doux. Ici, on savoure des moments de haute gourmandise confortablement installés dans les larges fauteuils drapés de couvertures en peaux. Au menu, les créations follement addictives d’Hugo & Victor avec à la carte : tarte tonka, éclair au chocolat, gaufres nappées de la pâte à tartiner maison d’Hugo & Victor, macarons… Côté boisson, le chocolat chaud est mis à l’honneur. Le tout ? Une parenthèse exquise et réconfortante. Le bar à chocolat Hugo & Victor, Les Jardins du Marais, 74 rue Amelot, Paris 11e.

 

 

Henriette H ouvre sa première boutique

Depuis 2014, Sarah Stagliano, fondatrice de la griffe Henriette H envoûte les femmes avec ses jolies culottes brodées. Présente chez Merci et au Bon Marché, la marque s’offre sa première boutique dans le vibrant 10ème arrondissement. Dans ce boudoir cosy on retrouve les petites culottes brodées et personnalisables dans l’heure ainsi qu’une ligne homewear. La surprise ? Elle est dans l’inattendu des cabines d’essayages qui sont en vitrine ! Si les rideaux sont tirés, cela veut dire qu’une cliente s’y dévêtit : « Je sais que mes clientes choisissent ma lingerie avant tout pour faire l’amour ! Il fallait que ma boutique soit à l’image de ses amoureuses pudiques et culottées… » confie la créatrice. Doucement aguichant, follement mignon, on adore. Henriette H, 24 rue du Château d’Eau, Paris 10e.

 

 

Mayo : boire, manger et partager

Façon bistrot parisien, ce nouveau lieu lové au cœur du lobby de l’hôtel Hyatt Regency Paris Etoile célèbre les produits du terroir français. Le décor contemporain est signé de l’architecte new-yorkais Georges Wong. Soutenue par le chef Rafael Casas qui a sillonné la France pour aller à la rencontre des meilleurs producteurs, la carte déroule une pléiade de plats cuisinés, appliqués et riches en saveurs comme les coquillettes jambon-truffe ou la tarte au citron. Avis aux connaisseurs, la viande vient de chez Metzger Frères, le fromage de la Ferme d’Alexandre, les fruits et légumes du Comptoir des Producteurs et le pain de chez Lalos. A noter, du mardi au vendredi de 18h à 21h c’est afterwork avec une carte de petites choses à manger et à partager. Mayo, Hôtel Hyatt Regency Paris Etoile, 3 place du Général Koeing, Paris 17. T. : 01 40 68 51 19.

Textes de Sandra Serpero pour Plume Voyage Magazine