Dans l’histoire de la peinture, le groupe des impressionnistes marqua une rupture dans les conventions en s’établissant en marge des salons et de l’art officiel. C’est par le changement et l’aspect précurseur de leurs oeuvres que ces peintres de la société ont apporté un autre point de vue à la peinture. En bouleversant l’ordre établit, ils sont restés dans l’Histoire. Lorsqu’une transformation se produit, c’est par sa valeur intrinsèque qu’elle montre sa force et sa capacité à entrainer. C’est par la conviction de celles et ceux qui la porte qu’elle peut influencer. Comme le mouvement impressionniste, c’est par sa différence que la transformation numérique bouleverse les codes établis et emmène le monde de l’entreprise dans de nouvelles voies. Grâce à des précurseurs, les changements deviennent papables et apportent à la société un nouvel horizon. L’art du numérique est aussi celui de la réinterprétation de la vie. La transformation amène à penser autrement.

Agir en groupe pour émerger


Claude Monet, l’une des principales figures des impressionnistes, a dit que “Chaque jour je vous espère”. C’est par la force collective que les impressionnistes ont pu grandir en marge de la peinture officielle et puiser les uns dans les autres la force d’avancer. Monet, Pissarro, Sisley, Renoir, Cézanne, Degas, Morisot, Manet ou Caillebotte sont devenus autant de sources d’inspirations possibles des acteurs de la transformation numérique moderne. L’espace virtuel accompagne une nouvelle forme de description du concret et du vivant. Comme dans les recherches de ces célèbres peintres, c’est par une volonté d’apporter un regard différent au monde que de nouvelles formes de connexions peuvent procurer de nouveaux services indispensables. En communiquant, en faisant corps, il est plus aisé d’émerger et de gagner de nouveaux clients. Les usages se réinventent en des cycles perpétuels. L’entreprise doit toujours se rappeler comment elle est apparue et comment elle a su évoluer pour s’adapter à son environnement économique. Elle doit sans cesse se projeter dans une nouvelle réalité.

Voir le monde autrement

Tous les précurseurs ouvrent de nouvelles voies en ne cessant d’oser. Un paysage ne se bâtit pas sans de multiples essais. Claude Monet montrait sa différence en disant : “Ce que je ferai ici aura au moins le mérite de ne ressembler à personne, parce que ce sera l’impression de ce que j’aurai ressenti, moi tout seul”. Aujourd’hui, il n’est toujours pas envisageable d’innover sans faire ressortir une idée différentes. Face à un paysage, face au choix des personnages, chacun interprètera la situation de manière distincte. Comme un tableau qui se construit par touches successives, la transformation doit proposer un suite d’aspects homogènes et réalistes pour porter plus loin des idées. Tous les paysages du monde ne cessent d’évoluer et de muer. De nouveaux conquérants montrent chaque jour que c’est dans le mouvement que se construisent des empires. En imaginant de nouvelles licornes, ils tentent de porter ce monde dans une autre réalité. Et, quand ils réussissent , ils deviennent de nouvelles références.

Jouer avec les couleurs

Comme la nature, la société ne cesse de changer. Au gré des saisons, il faut compter avec de nouveaux acteurs, il faut constater les effets de modes. Claude Monet avait “mis du temps à comprendre mes nymphéas… Je les cultivais sans songer à les peindre… Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et puis, tout d’un coup, j’ai eu la révélation des féeries de mon étang. J’ai pris ma palette. Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle”. Les précurseurs bâtissent en jouant avec des éléments. Par des essais, ils vont rechercher une formule magique. Les nuances de couleurs accompagnent les formes qu’ils imaginent pour tenter de leur donner l’énergie du mouvement perpétuel. L’angle de vue doit parfois évoluer pour trouver la meilleure manière d’aborder une niche et de la transformer en un coup gagnant. Dans chaque espace, il existe une multitude d’opportunités.

Trouver la lumière

Claude Monet disait que “La couleur est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment.” Pour transformer, il faut savoir inventer de nouveaux mélanges. Il faut trouver le dosage parfait. C’est en recherchant sans arrêt à maitriser ces nouveaux espaces numériques qu’il est devenu possible de dématérialiser le progrès et la connaissance. La frontière entre la réalité et la virtualité est devenue tellement fine qu’il est de plus en plus complexes de penser que des situations acquises de longue date seront immuables. Comme pour les impressionnistes, l’art de maitriser le numérique est parfois trop avant-gardiste et incompris. C’est en affirmant leurs convictions que ces peintres d’un nouveaux genres pourront aussi émerger et rester comme un des mouvements majeurs de leur art. Aujourd’hui, certaines entreprises sont à la fois rejetées et citées comme modèles. Dans l’art de la transformation numérique, il est impératif de sans cesse défendre ses principes et d’aller au-delà des scandales pour montrer l’apport d’un raisonnement original.