Pour la première fois de son histoire, le Dow Jones a franchi la barre symbolique des 20 000 points tandis que les deux autres indices phares de la bourse de New York, en l’occurrence le S&P 500 et le Nasdaq Composite, ont également battu des records en clôture.

Un chèque en blanc pour Donald Trump ? Les investisseurs, visiblement convaincus par les prémices du « règne » de l’ancien magnat de l’immobilier, ont permis au Dow Jones de passer, ce mercredi, la barre symbolique des 20 000 points, et ce pour la première fois de son histoire. Un « prodige » immédiatement salué par le nouveau président lui-même – sur Twitter, son “arme” de communication favorite -, dans son style si caractéristique, mais une fois n’est pas coutume, résolument sobre. « « Great!#Dow20K ».

Dans le détail, le Dow Jones, galvanisé notamment par des résultats d’entreprises de bonne facture, s’est apprécié de 0,78% – soit un gain de 155,8 points – pour terminer à 20 068,51 points. La tendance était peu ou prou similaire pour le S&P 500, en progression notable de 0,8% sur cette séance de mercredi tandis que l’indice des valeurs technologiques, le Nasdaq Composite, a terminé en hausse de 0,99%. Soit un triple record en clôture.

« Donald Trump est un homme d’action »

Dès lors, qu’est-ce qui peut expliquer la sérénité et la bonne humeur des marchés en ce début d’année, et plus largement depuis l’arrivée officielle de Donald Trump dans le Bureau ovale ? Certains analystes ont un début de réponse, mettant en exergue la volonté de Donald Trump de se conformer à ses promesses de campagne, du moins sur le front économique. « Trump est aux commandes depuis cinq jours et c’est un homme d’action », a déclaré Brian Battle, trader chez Performance Trust Capital Partners, cité par Reuters. Et d’enfoncer le clou. « Cela donne à tout le monde le sentiment qu’il va faire ce qu’il a dit pour les impôts, le commerce et la dérégulation. »

Après avoir signé dès son arrivée à la Maison Blanche, le « détricotage », ou acte de décès, de l’Obamacare, symbole de la présidence précédente, Donald Trump a également apposé son paraphe sur deux nouvelles ordonnances destinées à relancer les projets d’oléoducs Keystone XL et Dakota Access, mis en stand-by par son prédécesseur. En outre, l’ancien homme d’affaires a également reçu les constructeurs automobiles, leur assurant de sa volonté de diminuer les impôts et d’alléger la réglementation.

Boeing décolle, le dollar pique du nez

Dans ce contexte, ce sont les valeurs financières qui ont connu la progression la plus marquante sur les marchés la nuit dernière, l’indice de référence du secteur prenant 1,65%. Mais le « champion » du jour n’est autre que Boeingancienne cible de Donald Trump sur Twitter – dont le titre a terminé en hausse de 4,2%. L’avionneur a ainsi estimé être en mesure de livrer 760 à 765 avions de ligne cette année, surpassant les 748 appareils livrés en 2016. La « bonne humeur » de Wall Street s’est d’ores et déjà étendue à la Bourse de Tokyo qui a terminé en hausse de 1,81% tandis que la Bourse de Paris gagnait près de 0,5% dès les premiers échanges ce jeudi.  

En revanche, si les déclarations résolument offensives du nouvel homme fort des Etats-Unis tirent les marchés actions vers le haut, le dollar, en revanche, souffre de l’incertitude engendrée par celles-ci. Le billet vert a, en effet, atteint un plus bas de sept semaines face à un panier de devises de référence.