Les tarifs avantageux et l’autonomie proposée sont des arguments qui jouent en faveur des néo-banques, même si la majorité des Français semblent avoir moins confiance en ces institutions qu’en les banques traditionnelles, selon le cabinet d’études Happydemics. 

Et si les plateformes de streaming – et les laboratoires pharmaceutiques – n’étaient pas les seuls bénéficiaires de la crise du Covid ?  Ayant déjà une offre qui semblait séduire de plus en plus de Français, les néobanques semblent tirer leur épingle du jeu, en marge de la crise sanitaire. Ce sont en tout cas les conclusions d’une étude du cabinet Happydemics. 


Le Covid plus fort que la confiance

Tout d’abord, 58% des Français interrogés n’ont pas confiance dans les néo-banques. Les femmes (66%) et les 65 ans et plus (71%) sont les plus méfiants. Globalement, produits bancaires proposés (38%) et manque d’accompagnement (35%) sont les deux critères principaux déterminants de cette méfiance.

Malgré cela, 43% des Français interrogés déclarent que la crise du Covid a eu un impact sur l’intention de changer de banque pour une néo-banque.

Néo-banques, un marché désormais bien connu des Français 

Tout d’abord, le terme « néo-banque » ne semble plus être une inconnue pour les Français. En effet, 86% connaissent au moins une néo-banque. Globalement, les trois néo-banques plébiscitées sont Hello Bank (57%), Orange Bank (49%) et Nickel (23%). Un podium qui change légèrement parmi les Français désireux de changer de banque pour une néo-banque : Hello Bank (68%), Orange Bank (59%) et N26 (36%).

Et si seulement 42% des Français ont confiance dans ce nouveau type de banque, parmi eux, 81% se disent prêts à devenir clients. À ce sujet, la confiance accordée dans une néo-banque se manifeste par un facteur essentiel : les Français ayant un compte dans une banque en ligne ont davantage confiance en les néo-banques que la moyenne (74% vs 42% en moyenne).

Tarif, autonomie de gestion et transparence : les raisons du changement

 Pour l’ensemble des Français, les tarifs avantageux et l’autonomie de gestion délivrés par ce type de banque sont plébiscités (ou constituent les critères les moins déplaisants pour les Français qui n’ont pas confiance).

 Si le critère du tarif est si important pour les Français, c’est avant tout pour la « carte bancaire gratuite » (82%) et « l’absence de frais de tenue de compte » (76%).

Les Français recherchent de l’autonomie surtout pour gérer des tâches courantes : « bloquer sa carte » (65%), « ajuster les plafonds » (64%) et « effectuer un virement simplifié » (62%). Envoyer facilement de l’argent à l’étranger et partager ses factures sont les raisons les moins importantes.

Les Français qui ont confiance et qui se disent prêts à devenir clients dans le futur ont besoin de transparence plus que la moyenne  : les Français recherchent de la transparence pour avoir un solde modifié en temps réel (63%) mais aussi d’être notifiés en temps réel des actions sur leur compte (43%). Ils ne sont pas friands de pouvoir assister à des assemblées générales (8%), ni d’avoir accès à un forum communautaire (4%).

« Blockchain » et « cryptomonnaie » ne sont plus des mots barbares

Sur la question spécifique de la sécurité, les Français considèrent qu’une « certification de sécurité » constitue le principal élément rassurant (56%) devant les différentes assurances (étranger, vol, achat, voyage). La technologie Blockchain semble également être un élément de sécurité assimilé puisque 1 répondant sur 3 souligne l’importance du critère de « sécurisation via la blockchain » comme élément important.

Enfin, en termes d’investissement et d’épargne, les Français qui se tournent vers les néo-banques ont notamment envie d’investir dans l’achat de cryptomonnaies (41%). L’épargne « de projets » type PEL (40%) et l’achat d’actions (40%) conservent un grand intérêt, loin devant les traditionnels « épargne retraite » (32%) et Livret A (31%).

 

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