Pour cette dernière séance de la semaine, les marchés actions européens ont brillé par leur manque d’entrain, se reposant sur leurs acquis, les investisseurs ayant ostensiblement pris le parti de marquer une pause avant la trêve des confiseurs.

L’accalmie a prédominé sur les marchés actions européens en cette dernière séance avant Noël. Ainsi, les opérateurs ont privilégié la prudence, profitant allègrement de cette séquence moins fournie en actualités macroéconomiques pour davantage observer la situation et minimiser les prises de risques. Ainsi, le CAC 40 a évolué, toute la journée, autour de son point d’équilibre grappillant 0,10% à 4 839,6 points, soit un gain hebdomadaire de de 0,13%, le tout dans des volumes d’échanges particulièrement faméliques.

Cette tendance « léthargique » est encore plus flagrante transposée à l’ensemble des indices européens, l’Eurostoxx 50 achevant la semaine presque à l’équilibre (+0,08%) à 3 272,23 points, et une progression sur cinq jours de 0,37%. Signe du calme plat régnant sur les marchés, la Bourse de Londres a également terminé la semaine en légère hausse, au sortir d’une dernière séance très largement écourtée. L’indice FTSE a gagné 0,06% à 7 068,17 points et a affiché une progression de 0,73% sur la semaine, ce qui lui permet de signer sa troisième semaine consécutive de hausse.

Sur le front des valeurs, Deutsche Bank, s’est distingué dans cette maigre actualité après avoir « soldé ses comptes » avec la justice américaine. Dans le détail, la banque allemande annoncé un accord de principe avec le département américain de la Justice pour régler en échange de 7,2 milliards de dollars le contentieux sur la vente de titres financiers à risque adossés à des crédits immobiliers “subprime” entre 2005 et 2007. Le titre, après s’être apprécié de 3%, dès les premiers échanges est rentré dans le rang mais a tout de même terminé dans le vert.

BMPS au supplice, les technologiques recherchées

Autre actualité « brûlante », celle concernant la Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS). Si le titre est suspendu de cotation depuis hier, l’échec cuisant de son « appel au marché », qui ressemblait davantage à un cri de désespoir aucun investisseur de référence n’ayant fait part de son intérêt, a contraint Rome à renflouer la plus vieille banque du monde en activité. La banque clôt ainsi une année cataclysmique en Bourse, le titre du troisième établissement transalpin ayant fondu de près de 90% depuis le 1er janvier.

A Paris, Cap Gemini, comme le secteur technologique dans son ensemble, était particulièrement recherché et s’offre la plus forte progression hebdomadaire, à hauteur de 3,82% avec une hausse de 1,90% pour la seule séance du jour. A l’inverse, Danone ferme la marche et essuie une perte, sur cinq jours, de 3,49% le groupe agroalimentaire pâtissant toujours de son avertissement sur résultats qui l’éloigne donc de son objectif annuel de chiffre d’affaires.