Et si vous profitiez de cette nouvelle année pour faire rimer boulot avec bonheur ? Laurence Vanhée, chief happiness officer, nous donne quelques bonnes résolutions à adopter dès le 1er janvier.

– Je bloque des temps pour moi dans mon agenda

« Dès le 1er janvier, notez dans votre agenda tous les moments qui vous seront réservés. Si vous voulez quitter le bureau plus tôt une fois par semaine ou consacrer du temps à une de vos passions, écrivez en gros « C’est à moi ! ». Si l’envie vous prend de vous remettre au travail au lieu de profiter de ces plages horaires, ce mot sur l’agenda viendra vous rappelez à l’ordre. Je conseille de planifier une fois par mois un déjeuner ou un apéro avec une personne inspirante qu’on a envie de rencontrer.   Sur l’année, cela vous fera 12 moments magiques dans lesquels vous pourrez aller puiser l’énergie en cas de baisse de motivation. »

– J’identifie ce qui me donne de l’énergie


« A partir de maintenant, gardez une heure par semaine pour vous poser cette question : qu’est-ce qui me donne de l’énergie dans mon travail ? L’objectif est d’identifier ces moments de plaisir pour essayer de les répéter le plus possible et d’en être vraiment consciente quand ils se produisent. Chaque semaine, vérifiez que vous avez bien profité de ces moments énergisants au bureau. Evoquez aussi avec vos collègues les tâches que vous appréciez dans votre travail, ils viendront ainsi plus facilement vers vous pour vous solliciter sur des projets similaires. »

– Je me concentre sur un projet personnel

« Commencez par entamer une réflexion à long terme : qu’est-ce que j’ai envie de changer dans mon travail qui me rendrait plus heureuse et plus performante ? Identifiez ensuite un projet vous permettant d’atteindre ces objectifs. Comme il s’agit d’une réalisation à long terme, faites le point une fois par mois pour voir si vous avez progressé. »

– Je fuis les personnes toxiques

« Qu’elles soient au-dessus, en dessous ou au même niveau hiérarchique que vous, ces personnes qui sapent vos efforts et votre estime de vous-même sont à fuir ! Pour vous protéger, élaborez des stratégies pour limitez les contacts. S’il s’agit de collègues que vous êtes obligée de fréquenter, limitez les rapports au factuel. Et si à un moment donné, la discussion dérape sur l’aspect émotionnel, mettez fin à l’entretien pour le reporter à plus tard. Enfin, rien ne vous empêche d’exprimer le malaise que vous ressentez. » 

– Je guette les premiers signes de burn-out

« Un burn-out n’est jamais soudain. Soyez particulièrement vigilante aux signaux que votre corps envoie, comme le dérèglement du cycle du sommeil, les pertes de mémoire immédiate, les vertiges… Quand vous glissez sur cette pente, vous avez tendance à devenir cynique, repoussant les gens autour de vous. Pour éviter le burn-out, entourez-vous de personnes de confiance et bienveillantes. Ecoutez leurs conseils et surtout… levez le pied ! Cette année, gérez votre niveau d’épuisement en vous ménageant des temps de repos cérébral. »

– Je n’attends pas de maîtriser à 100 % les compétences pour demander des responsabilités

« Un homme n’aura pas de problème à demander une augmentation ou une évolution de poste avant même de maîtriser les compétences requises. Faites la même chose ! Il vaut mieux demander pardon qu’une autorisation. En général, les responsables hiérarchiques louent cette recherche de davantage de responsabilités. »

– J’arrête de focaliser sur mon salaire

« Interrogez-vous : est-ce qu’il n’y a pas d’autres formes de rémunération que le salaire ? Il existe aussi une monnaie de temps. Au lieu de négocier une augmentation, demandez un ou deux jours de repos supplémentaires à votre manager. Vous pouvez également demander un temps de formation, une monnaie alternative qui peut être extrêmement valorisante. »