Comme la richesse, la célébrité ou l’amour, le pouvoir n’est pas éternel. Les 17 nouvelles femmes inclues cette année dans le classement des femmes les plus puissantes au monde peuvent en attester : on peut accéder au pouvoir par des élections, des fusions et acquisitions, ou même en se battant pour obtenir une promotion dans son entreprise. De la même manière, les femmes qui ne sont plus inclues dans le classement de cette année illustrent à quel point le pouvoir est éphémère.

Mais parfois, le pouvoir peut venir petit à petit. D’abord on est embauché dans l’entreprise, ensuite on y fait son chemin, puis on monte dans la hiérarchie et on peut finalement devenir indispensable. C’est le cas de la plupart des femmes présentes dans le classement 2020.

Comme l’an dernier, il ne s’agit pas de dire que seules les femmes de cette liste ont du pouvoir. Mais le pouvoir qu’elles détiennent s’accentue de jour en jour, à une telle vitesse qu’il est impossible de ne pas le notifier. Les femmes présentées dans cet article ne sont peut-être pas encore dans le classement des femmes les plus puissantes au monde, mais cela ne saurait tarder. Voici donc les femmes sur lesquelles il faudra garder un œil en 2021.

 

Janet Yellen :

L’ancienne présidente de la Réserve fédérale était en 6e position du classement des femmes les plus puissantes au monde en 2016, mais a depuis perdu sa place. Depuis l’élection de Joe Biden le mois dernier, le nouveau président élu a pris la décision de nommer Janet Yellen secrétaire du Trésor des États-Unis. Si le Sénat accepte sa nomination, elle sera la première femme à occuper ce poste, et fera un retour fracassant au pouvoir après avoir déjà été la première femme à la tête de la Réserve fédérale entre 2014 et 2018.


 

Dana Canedy :

Cette journaliste américaine, titulaire d’un prix Pulitzer, évolue dans le milieu de la presse depuis de nombreuses années, et elle y est d’ailleurs très respectée. Elle avait été récompensée par la célèbre distinction en 2001 pour sa série d’articles incisifs publiée dans le New York Times sous le titre « How Race Is Lived In America » (Comment la race est vécue en Amérique). En juillet dernier, elle a été nommée vice-présidente senior et éditrice chez Simon & Schuster, une maison d’édition renommée dans le monde entier. Dana Canedy est la première femme noire à décrocher ce poste, et son influence pourrait s’élargir encore puisqu’une fusion entre Simon & Schuster et Penguin Random House est sur le point d’avoir lieu.


 

Pearlena Igbokwe :

En septembre, Perlena Igbokwe a été nommée directrice d’Universal Studio Group par NBC. Selon le PDG de NBCUniversal, elle était la « candidate parfaite » pour diriger les studios de télévision, et il a même fait l’éloge de ses « goûts extraordinaires ». Après avoir supervisé des séries télévisées à succès comme Poupée russe, Brooklyn Nine-Nine et The Good Place, la nouvelle directrice est très attendue pour la suite de ses projets.


 

Catherine MacGregor :

Huit mois après la fin du mandat d’Isabelle Kocher à la tête d’Engie, le groupe a décidé de désigner Catherine MacGregor en tant que nouvelle directrice générale à sa suite. Habituée des secteurs du pétrole et du gaz, la successeur prendra ses fonctions dès le mois de janvier prochain.


 

Julia Cheek :

À 36 ans, la fondatrice et PDG de l’entreprise d’examens de santé à domicile Everlywell a annoncé début décembre avoir levé 175 millions de dollars lors de la série D d’un tour de financement, une injection de capital qui a propulsé Everlywell à une valorisation de 1,3 milliard de dollars. Avec l’accélération de la pandémie, la demande pour des kits de tests à domicile a explosé, et Julia Cheek est confiante en la croissance de son entreprise. Elle a déclaré à Forbes : « Avec un peu de chance, nous serons l’un des grands gagnants de la crise ».


 

 Anna Diamantopoulou, Kersti Kaljulaid et Cecilia Malmstrom :

Les trois femmes sont toutes en compétition pour devenir la nouvelle directrice de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elles disposent déjà toutes d’une grande influence en Europe : Anna Diamantopoúlou est forte d’une longue carrière en politique dans son pays natal qu’est la Grèce, Kersti Kaljulaid est la première femme a avoir été élue présidente d’Estonie en 2016, et Cecilia Malmström a été Comissaire aux affaires européennes entre 2014 et 2019. Chacune d’entre elle serait la première femme à prendre la tête de l’OCDE, dont l’objectif est de stimuler la croissance économique sur le sol européen.


 

Dr Özlem Türeci :

Cofondatrice et directrice médicale de BioNTech, une entreprise allemande de biotechnologie, Özlem Türeci était spécialisée jusqu’au début d’année dans le recherche et les traitements du cancer. Mais lorsque son mari, Uğur Şahin, a réalisé au mois de janvier l’impact potentiel du Covid-19 sur le paysage médical et global, leurs travaux ont changé de direction. Dès mars, BioNTech a signé un partenariat avec Pfizer pour développer un vaccin contre le Covid-19, et les deux laboratoires ont annoncé le mois dernier avoir développé un vaccin efficace à 95 % qui repose sur la technologie de l’ARN messager. Alors que la campagne de vaccination attirera sans aucun doute tous les regards l’an prochain, le travail d’Özlem Türeci sera sous les projecteurs à n’en pas douter.


 

Ngozi Okonjo-Iweala :

L’économiste Ngozi Okonjo-Iweala a été la première femme à devenir ministre des Finances au Nigeria au début des années 2000, avant d’être à nouveau nommée à ce poste en 2011. Forte d’une expérience de 25 ans à la Banque mondiale, elle siège aux conseils de Twitter et de Gavi, l’Alliance du Vaccin. Elle est également sur le point de prendre les rênes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pour toutes ces raisons, Ngozi Okonjo-Iweala a été choisie par Forbes Afrique, qui l’a désignée personnalité de l’année 2020.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Maggie McGrath

 

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