Trouver des locaux pour une start-up – ayant par essence d’autres priorités au moment de son lancement sur le marché – peut parfois s’apparenter à un véritable parcours du combattant. Forte d’une expérience dans l’immobilier résidentiel, la jeune pousse Homeleo propose de remédier à cette difficulté en proposant, via une plateforme de chasseurs immobiliers, des solutions adaptées à tout un chacun.

« J’ai mis plus de deux ans à trouver mon appartement. Ce qui devait s’avérer un moment plaisant, car tout le monde n’a pas la chance de pouvoir devenir propriétaire,  s’est transformé en véritable cauchemar ». Le propos, empreint de lucidité, pour ne pas dire de fatalisme, émane de Cynthia Bernard, jeune entrepreneuse de 29 ans, qui a éprouvé toutes les peines du monde à trouver un appartement à sa convenance. « Le marché était particulièrement tendu, ajouté à cela le fait qu’en travaillant beaucoup, je n’avais que peu de temps à pleinement consacrer à mes recherches, ces dernières ont eu tendance à quelque peu s’enliser ».  Une expérience « douloureuse » qui va néanmoins prendre fin grâce à un « chasseur immobilier », ardemment recommandé par l’entourage de la jeune femme… qui finira par trouver chaussure à son pied. « Je ne connaissais absolument pas du tout cette activité », raconte Cynthia Bernard qui, son désir entrepreneurial en bandoulière, va alors mettre en branle « son » idée : créer une plateforme de chasseurs immobiliers afin que particuliers et entreprises n’aient pas à connaître pareille déconvenue dans leurs recherches respectives.

L’acte de naissance d’Homeleo, en somme. Nous sommes alors en mars 2016 et la start-up se lance dans le « grand bain » de l’immobilier résidentiel même si la jeune pousse se défend, à juste titre, d’être une agence immobilière en ligne. Sa fondatrice le reconnaît d’ailleurs avec une certaine humilité. « Je ne maîtrisais pas suffisamment le marché immobilier pour prétendre être une agence au sens strict, alors j’ai davantage eu l’inspiration de jeter les bases d’une plateforme qui permettrait aux acquéreurs de trouver rapidement un bien grâce à l’apport non négligeable des chasseurs immobiliers ». Une profession à laquelle l’entrepreneure souhaite d’ailleurs rendre hommage. « ils ne disposent pas toujours de gros moyens et travaillent en petite équipe, voire seuls. Ils n’ont pas derrière eux toute la logistique et la ‘force de frappe’ d’une structure dite classique ».  Dès lors, quel est le modus operandi en vigueur pour recourir aux services d’Homeleo ?

Les Start-Up, un marché en pleine expansion

Il suffit tout simplement de se rendre sur la plateforme qui va rapidement identifier vos besoins (petites surfaces, biens de luxe, investissement locatif) avant de vous mettre en relation avec ledit chasseur – un interlocuteur unique – qui vous suivra durant toutes les étapes, de l’identification du bien, en passant par les visites, les négociations pour enfin vous « soutenir » jusqu’à la dernière marche tant attendue : la signature du bail. Homeleo, depuis maintenant six mois, ne se borne plus au « résidentiel » mais explore d’autres terres résolument fertiles : l’immobilier d’entreprises et plus particulièrement la recherche de locaux / bureaux pour les start-up. Un marché en plein essor.

« Notre volonté est d’aider toute personne et… société qui a un véritable projet de recherche immobilière. Etant nous-même hébergés au « Village by CA », l’incubateur du Crédit Agricole dans le 8e arrondissement de Paris, nous avons été confrontés, au sein de notre écosystème, à énormément de start-up qui sont venues aux nouvelles afin de savoir si nous nous occupions aussi de la location de bureaux », développe Cynthia Bernard. La demande va ainsi pousser Homeleo à développer un pôle dédié à cette activité de locations de bureaux ou d’espaces de coworking. « Les start-up qui nous sollicitaient avaient énormément de questions mais très peu d’informations. », souligne l’entrepreneure.  Homeleo prend ainsi le parti de s’appuyer sur son réseau de partenaires et prospecte auprès de 200 espaces de coworking à Paris pour dénicher la perle rare. La jeune pousse a ainsi mis en place des partenariats avec de grands acteurs du coworking tel que Regus, Spaces, Nextdoor, WeWork, Bureaux à Partager.

Des attentes différentes 

« Les start-up ont des attentes différentes : bureaux modernes permettant de s’adapter à la flexibilité des équipes, contrat précaire sans engagement, ni dépôt de garantie prohibitif pour leur trésorerie », explique l’entrepreneure. Le déroulé des opérations est ainsi limpide : Homeleo s’occupe, à partir des critères et du budget  préalablement indiqués, d’identifier les espaces susceptibles de les intéresser et vérifie leur disponibilité. Les entrepreneurs ne se déplacent que pour visiter des bureaux qui correspondent à leurs attentes. Un gain de temps considérable pour les deux parties. Aujourd’hui, la demande est telle sur ce segment qu’un collaborateur est désormais pleinement mobilisé à cette tâche. Si le volume d’activité sur ce secteur est encore minime (20% contre 80% pour le résidentiel), Cynthia Bernard espère rapidement atteindre le parfait équilibre entre les deux activités. Pour continuer d’accomplir son sacerdoce : apaiser les nuits des futurs acquéreurs.