Avec ses voyages « cousus main », le fondateur du groupe hôtelier Zannier Hotels a réinventé le concept de luxe expérientiel avec des retraites idylliques mêlant émotion, authenticité et enchantement. Parmi ses guests, l’entrepreneur Arnaud Zannier compte l’étoile du septième art, Angelina Jolie. Homme de défis et de convictions, ce grand intuitif n’a pas choisi d’emprunter la voie toute tracée par son père, Roger Zannier, architecte de l’empire de la mode enfantine Kidiliz Group. En voulant insuffler un supplément d’âme à l’hôtellerie haut de gamme, Arnaud Zannier est devenu un acteur de poids en huit ans d’existence. Zannier Hotels enregistre un ratio de séjour supérieur à la moyenne du secteur et un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros pour quatre propriétés ouvertes. Une croissance qui s’accompagne par de prochaines ouvertures : Sonop, deuxième resort en Namibie, le Vietnam, le Mexique et Minorque. Aussi rare que sollicité, l’entrepreneur Arnaud Zannier prend la parole pour Forbes.

Votre père Roger, grand industriel français, a créé un empire de la mode ; vous avez marché un temps sur ses pas avant de vous ‘émanciper’ pour faire carrière dans l’hôtellerie de luxe. Pourquoi ce choix et cette envie de réinventer l’hospitalité haut de gamme ?

AZ : Même si j’adore la mode et le design, j’avais envie de créer mon propre univers.  J’ai hérité du goût d’entreprendre, et souhaitais pouvoir exprimer ma vision du luxe et de l’accueil avec un projet qui avait du sens – loin du tape-à-l’œil et des standards à l’époque. L’hôtellerie et le monde du voyage m’ont toujours fasciné. La naissance de Zannier Hotels s’est précisée et accélérée avec l’opportunité de reprendre ‘Le Chalet’ et d’en faire un vrai cocon où nos voyageurs pourraient vivre des instants vraiment authentiques.

« Magnifier, dans l’élégance discrète le caractère intemporel d’un lieu, d’une nature et de ses traditions »,  c’est la signature Zannier. De quelle manière parvenez-vous à répondre à un tel équilibre dans les destinations où vous opérez et ainsi y faire émerger de véritables retraites ? 

AZ : Tout part de la culture locale, des paysages alentours. Je fonctionne beaucoup au coup de cœur, et chacun de nos hôtels a été imaginé de manière à se fondre dans son environnement direct. Recourir à des techniques architecturales locales, s’appuyer sur des éléments de décoration iconiques, interroger et collaborer avec des équipes sur place, utiliser des matériaux de la région, favoriser des plantes endémiques… tout cela contribue à l’authenticité de nos lieux, et, je le pense, à donner un caractère intemporel à nos hôtels. Car tout sonne juste.

Vous proposez des expériences cousues main à vos hôtes, anonymes ou célèbres. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’un voyage réussi à vos yeux et que souhaitez-vous que vos guests conservent de leurs séjours dans vos établissements ?

AZ : L’idée est que nos visiteurs puissent ressentir l’émotion qui m’a envahi lorsque j’ai découvert le lieu où ils se trouvent. Qu’ils ressentent le bonheur de découvrir une destination, sa culture, son histoire, son héritage, non comme un touriste mais comme s’ils étaient des locaux. Je pense que la force de Zannier Hotels est d’offrir une déconnexion complète, quelle que soit la destination – une retraite sereine et authentique en quelque sorte.

A l’origine d’Omaanda, lodge d’exception situé au cœur d’une immense réserve d’animaux en Namibie, il y a une certaine… Angelina Jolie. Racontez-nous votre rencontre amicale avec ce monument du septième art, prélude à la réalisation de ce projet. 

AZ : J’ai rencontré Angelina en 2015 lorsqu’elle tournait « First they killed my father » au Cambodge. Nous avons eu la chance de l’accueillir avec son équipe de tournage pendant plusieurs mois à Phum Baitang, au sein de notre resort qui venait d’ouvrir. Elle a immédiatement été séduite par l’ambiance paisible des lieux, son niveau de détails et de la discrétion qu’il lui offrait. Au fil de nos discussions, elle a évoqué la beauté de la Namibie et l’un de ses amis sur place, à la tête d’une ONG œuvrant à la préservation de la faune et flore face au braconnage et à l’expansion urbaine. Par curiosité, j’ai décidé d’aller découvrir ce pays pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur ! Tant pour la sensation de liberté qui émane de ses grands espaces que pour la beauté de ses paysages variés. J’ai finalement décider de m’associer à la fondation Naankusê, et c’est ainsi qu’est née la ‘Zannier Reserve’ sur laquelle se trouve ‘Omaanda’. Sans le savoir, Angelina Jolie a inauguré un nouveau chapitre dans l’histoire de Zannier Hotels.

Vous inaugurez cet été un nouveau resort à Sonop, en Namibie. Ce nouveau camp propose d’immerger le résident dans la vie captivante d’un explorateur anglais du début du XXème siècle, tout en jouissant du luxe le plus raffiné. Quelques mots sur ce qui attend les vacanciers ? 

AZ : En plein cœur du désert du Namib, les visiteurs de Sonop découvriront un site unique, en dehors du temps. Construit sur d’immenses rochers de granit, vestiges de très anciennes éruptions volcaniques, Sonop surplombe un vaste terrain désertique de 5600 hectares, offrant des vues à 360 degrés. Les voyageurs auront l’impression de revivre au temps des grandes expéditions. Ils séjourneront dans de vastes tentes au mobilier d’époque. La décoration se veut faste mais non ostentatoire, consciencieusement réfléchie. Chaque objet, chiné un par un, raconte en effet une histoire et invite à rêver. La nuit tombée, l’évasion continue avec le dîner de gala servi au restaurant ou au bar à cocktails imaginé comme un « gentlemen’s club ». La longue liste d’excursions proposées offrira de nombreuses occasions d’observer le désert dans toute sa splendeur : balades à cheval (nous disposons de notre propre écurie à Sonop), promenades à vélo électrique, vols en montgolfière, cinéma en plein air, initiations à l’astronomie, soins bien-être dans notre spa… A Sonop, l’immensité du désert emplit chacun d’un sentiment de plénitude. 

A quelles difficultés êtes-vous confronté dans votre quotidien d’entrepreneur ?

AZ : A l’heure actuelle, à la frustration de ne pas pouvoir répondre à tous les projets qui se présentent.

Parlez-nous de vos projets en gestation.  

AZ : Au-delà de Sonop qui ouvre le 1er juillet prochain, nous avons trois projets en cours de développement. Bai San Hô, au Vietnam, sera notre prochaine ouverture. Prévu pour fin 2020, ce resort magnifique qui s’étend sur 98 hectares surplombe une baie de coraux. Il offrira 71 villas, 3 restaurants, 3 bars, un grand spa ainsi qu’une multitude d’activités nautiques. Nous travaillons également sur un projet d’hacienda sur la côte pacifique du Mexique ainsi que sur un projet de « fincas » à Minorque. En parallèle, nous étudions d’autres projets qui verront probablement le jour d’ici peu.