Les start-up technologiques de la finance bousculent le secteur. Les plus connues facilitent les paiements et les financements de projets. D’abord concentrées dans la Silicon Valley, ces jeunes pousses sont désormais présentes dans le monde entier et réinventent les solutions de gestion d’actifs ou de bitcoins, l’assurance, l’emprunt et l’investissement. Signe de leur importance, le financement des entreprises de la Fintech a été multiplié par sept au cours des trois dernières années pour atteindre 20 milliards de dollars en 2015, selon un rapport KPMG et H2 Ventures publié en janvier 2016.

Le secteur est en plein boom, à tel point qu’une vingtaine de ces start-up peut se revendiquer « licornes », ces entreprises de l’industrie technologique qui valent un milliard de dollars, au moins.

Si les Etats-Unis dominent la Fintech avec Oscar (assurance santé), Lending Club (prêts entre consommateurs) ou Square (lecteurs de cartes et paiement en ligne), la Chine émerge, notamment avec ZhongAn (assurance vie) et Qufenqi (crédit en ligne). En Europe, le Royaume-Uni avec Azimo, spécialiste des transferts d’argent en ligne qui vient de lever 15 millions de dollars est particulièrement à la pointe. Quant à la France, si une seule start-up, SlimPay, spécialiste du prélèvement, apparaît dans le classement KPMG, le secteur est en pleine effervescence avec plus de 150 entreprises, comme Leetchi (paiement en ligne), Prêt d’union (prêts entre particuliers) ou Yomoni (robot advisor).

 


Monde

  1. Square. Paiement en ligne, lecteur de cartes, prêts aux PME. Fondé par Jack Dorsey (Twitter). 590,5 millions de dollars levés. Valeur : 6 milliards
  1. ZhongAn. Lancé en 2013 en Chine avec le support du géant Alibaba, ZhongAn propose des assurances de biens en ligne.
  1. Lending club. Plate-forme de prêts entre consommateurs. Fondé par Renaud Laplanche en 2007 aux Etats-Unis. Valeur : 4,7 milliards de dollars.
  1. CommonBond. Des prêts étudiants entre particuliers. Fondé à New York en 2011, CommonBond a levé 253 millions de dollars. Valeur : 2 milliards de dollars.
  1. One97. Payer ses factures ou ses courses en ligne. 50 millions de portefeuilles y sont enregistrés. Lancé à New Dehli en 2000. Montant levé : 585 millions. Valeur : 2 milliards de dollars.
  1. Oscar. L’assurance santé en ligne de l’après obamacare. Lancé en 2013, Oscar Health a levé 295 millions de dollars. Valeur : 1,5 milliard.
  1. Xero. Logiciel cloud de comptabilité pour les entreprises. Lancé en 2006 en Nouvelle-Zélande. Valeur : 1,4 milliard de dollars.
  1. Qufenqi. Paiement en ligne et en mensualités des objets électroniques. Lancé en 2014, l’application s’adresse à la classe moyenne chinoise. Montant levé : 225 millions de dollars. Valeur : 1,3 milliard de dollars.
  1. TransferWise. Un service de transfert d’argent à l’international créé par Taavet Hinrikus. L’entreprise a transféré 3 milliards de dollars depuis son lancement à Londres en 2010. Richard Bronson est un investisseur. Montant levé : 90,4 millions de dollars. Valeur : 1,1 milliard de dollars.
  1. Azimo. Transfert d’argent à l’international. La start-up fondée en 2012 par Michael Kent vient de lever 15 millions de dollars auprès du japonnais Rakuten (Price Minister, Viber). Elle avait déjà bouclé une levée de 20 millions en 2015. Valeur : 100 millions de dollars.

 

 

France

 

  1. SlimPay. Une croissance de 4068 % entre 2010 et 2014. Créée par Jérôme Traisnel en 2009, l’entreprise développe un système de prélèvement par internet sur comptes bancaires destiné aux entreprises dont les clients effectuent des paiements récurrents. Montant levé : 15 millions d’euros en 2015.
  1. Younited credit (Prêt d’Union). La plate-forme met en relation des épargnants et des emprunteurs et dispose, comme les banques, d’un agrément « établissement de crédit ». Fondé par Charles Egly en 2011, Prêt d’Union est la plus grosse Fintech française. 50 millions d’euros levés.
  1. Anaxago. La plate-forme permet aux investisseurs de financer des start-up en échange d’actions. Lancé en 2012 par Joachim Dupont, Anaxago bénéficie de la loi 2014 sur le crowdfunding. Rentable depuis ses débuts, la plate-forme est passée d’un chiffre d’affaires de 150 000 à 1,8 million d’euros entre 2013 et 2015.
  1. Lydia. Anticiper la société sans cash. L’application permet d’effectuer des virements ou de générer des QR codes pour des paiements sécurisés. Fondé par Cyril Chiche en 2013. Montant levé : 3,6 millions.
  1. Leetchi. Racheté par le Crédit mutuel Arkéa à 86 % du capital pour plus de 50 millions d’euros en 2015. Leetchi, fondé en 2009 par Céline Laorthes, propose une cagnotte en ligne permettant de récolter facilement de l’argent.
  1. Yomoni. Laisser gérer son argent par un robot. Le fondateur en 2015 de Yomoni, Mourtaza Asad-Syed, s’inspire de la tendance américaine du Robo-advisor afin de diminuer les frais de gestion. Montant levé : 3,5 millions.
  1. Bankin. Accéder à tous ses comptes bancaires, même s’ils sont dans différents établissements, depuis la même plate-forme. La solution, lancée en 2011 par Joan Burkovic, est reliée à 300 banques françaises, allemandes, espagnoles et britanniques. Montant levé : 2 millions d’euros.
  1. The Assets. Acheter, vendre ou louer des actifs matériels et immatériels d’entreprises. Un bon coin des professionnels du monde entier créée par Nicolas Voisin (Owni). Montant levé : 2,5 millions d’euros.
  1. Prexem. Plate-forme de financement participatif qui permet aux particuliers de prêter des fonds aux TPE-PME françaises. Fondé en 2015 par un ancien banquier d’affaires et un trader, Valéry Giard et Christophe Puyo, Prexem a le statut d’intermédiaire en financement participatif.
  1. Kantox. Echanger des devises sans passer par une banque. Fondée en 2011 par Philippe Gelis, la plate-forme a atteind le milliards de dollars échangés par mois. Montant levé : 12 millions d’euros.