Pour le deuxième trimestre consécutif, l’Argus de la presse nous dévoile, en exclusivité, son palmarès des femmes les plus influentes que ce soit dans les médias dits traditionnels ou encore sur Twitter. Une seconde mouture finalement assez proche de la première version avec, toutefois, quelques petites surprises. 

Bis repetita. Pour la seconde fois cette année, l’Argus de la presse livre, en exclusivité, pour Forbes son classement des femmes politiques, des sportives et des femmes de télévisions les plus influentes non seulement dans les médias traditionnels mais également sur Twitter, dont beaucoup de personnalités – hommes et femmes confondus- se servent de la puissance de feu pour accroître leur sphère d’influence et diffuser ainsi leurs idées. Revue de détail. 


FEMMES POLITIQUES

Là encore le « Bis repetita » est de circonstance avec le maintien, en première position, de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Si au premier trimestre, sa présence en tête de ce palmarès avait surpris de prime abord, la ministre confirme « ses bonnes dispositions » sur la nouvelle mouture de ce classement au sein duquel sa présence s’explique par une actualité dramatique…et le décès de la jeune Naomi Musenga à la suite de sa non-prise en charge par le SAMU. Elle devance, en termes de citation, sa collègue du gouvernement et ministre des Transports, Elisabeth Borne qui cumule de nombreuses citations dans les médias au regard de l’actualité particulièrement dense autour de la réforme de la SNCF et des grèves qui en ont déroulées. Enfin, Anne Hidalgo complète le podium, toujours engluée dans la polémique Vélib’ – et même désormais Autolib’- sans oublier sa passe d’armes avec Gérard Colomb au sujet des migrants. 

Sur Twitter, sur le front politique, Marlène Schiappa conserve sa couronne. Particulièrement active sur les réseaux où elle commente allègrement l’actualité et relaie également les différentes actions relevant de son périmètre ministériel, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a également vu la « Twittosphère » débattre et commenter, parfois avec férocité, son dernier ouvrage intitulé « Lettres à mes filles ». Loin derrière, à noter tout de même la présence de la moins médiatique maire de Beauvais et présidente des villes de France Caroline Cayeux, qui est la femme politique avec le plus d’avis favorable. Son plan « Action Coeur de Ville » ayant visiblement été apprécié. 

SPORTIVES

Actualité incontournable de ce deuxième trimestre, le tournoi du Grand Chelem Roland Garros consacre donc les joueuses tricolores. Ainsi, dans les médias traditionnels, le tennis est roi : Kristina Mladenovic, Pauline Parmentier et Caroline Garcia sont les sportives françaises les plus citées au deuxième trimestre 2018. Sur Twitter, la donne est sensiblement différente dans la mesure où c’est la victoire de l’Olympique Lyonnais en finale de Ligue des champions qui recueille les suffrages, avec pour têtes de gondole Eugénie Le Sommer et Camille Abily. La fin de la carrière de Laure Boulleau a également « agité » la twittosphère, qui a été envahie de nombreux hommages et autres soutiens. Ainsi, la joueuse récolte près de 52% de mentions favorables sur Twitter au deuxième trimestre 2018. Au contraire de Candice Boisson, championne de wakeboard, dont la participation à Koh-Lanta a suscité plusieurs critiques et avis défavorables.

FEMMES DE TELEVISION 

Cette dernière catégorie identifie les animatrices et chroniqueuses des chaînes de la TNT (en access et prime time) les plus citées dans les médias lors du 1er trimestre 2018.

Peu de bouleversements pour cette catégorie où Léa Salamé semble bien accrochée au trône. télévision les plus citées dans les médias traditionnels. Son émission « Stupéfiant ! » est toujours très commentée, plus encore suite à la venue du producteur Thomas Langmann, qui a répondu aux accusations de harcèlement qui pesaient sur lui. Karine Ferri suit Léa Salamé au classement, mais davantage pour des raisons personnelles. C’est en effet l’annonce de l’attente de son second enfant – et son hommage à Grégory Lemarchal, qui ont fait couler de l’encre. Claire Chazal complète le podium.

Sur Twitter, Elise Lucet remporte également la « bataille » des mentions.  Son émission phare « Cash Investigation », toujours très commentée, et sa confrontation avec Nicolas Sarkozy expliquent cette fois les fortes discussions autour de l’animatrice sur le réseau social. Elle est suivie au classement par Anne-Sophie Lapix. La présentatrice du JT de France 2 a fait beaucoup parler d’elle par son interview de François Hollande, mais aussi pour sa petite pique lancée sur la Coupe du Monde et le football. Léa Salamé complète le podium. A noter que c’est Anne Fulda qui bénéficie de la part d’opinions favorables la plus importante sur Twitter au deuxième trimestre. Les documentaires de la reporter au Figaro et intervenante à l’émission « L’Info du Vrai » ont été appréciés. Ils portaient sur Emmanuel et Brigitte Macron. En revanche, Laurence Ferrari a été critiquée, notamment à travers son émission « Punchline » sur CNews, qui suscite de vifs débats.

Méthodologie

Le baromètre a été réalisé par l’Argus de la presse | Groupe Cision sur la période du 1er avril au 24 juin 2018.

Le panel “Politique” est composé des femmes du gouvernement, des présidentes de commission à l’Assemblée Nationale, des maires et des présidentes de région.

Le panel “Sport” n’est pas limité à certains sports ni à certaines sportives.

Le panel “Télévision” est composé des femmes animatrices ou journalistes des chaînes de la TNT sur les créneaux access prime-time et prime-time.

Ce baromètre a été établi à partir du scan de tous les médias francophones : presse (8 953 titres de presse), audiovisuel (3 170 émissions radios et 2 800 émissions télévisions), web éditorial (14 437 sites web) et sur Twitter.

La répartition des voix correspond à la présence des mots clés (noms des individus) recherchés sur le volume total des documents. La tonalité de médiatisation est déterminée automatiquement par le logiciel TalkWalker.