La France gagne une place par rapport à 2016 dans le classement annuel de l’indice de confiance des investissements directs étrangers, réalisé par le cabinet A.T. Kearney. Sur le podium : les Etats-Unis, l’Allemagne et la Chine.

La France était tombée à la 17ème (sur 25) place en 2012. Un quinquennat plus tard, la voilà à la 7ème place – sa meilleure performance jusqu’ici – du classement de l’indice de confiance des investissements directs étrangers. Ce gain d’attractivité est couronné par une place supplémentaire grignotée par rapport à 2016.


Pour réaliser ce baromètre, le cabinet de conseil stratégique américain A.T. Kearney a interrogé, en janvier dernier, 500 dirigeants qui engrangent un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars dans 30 pays différents. 75 % d’entre eux affirment vouloir augmenter leurs investissements étrangers dans l’année. Sur le podium, les États-Unis, l’Allemagne (+2 places) et la Chine (-1). Suivent le Royaume-Uni (+1), le Canada (-2) et le Japon.

Puis la France qui est, selon l’étude de A.T. kearney, « considérée comme une destination sûre où investir, car elle est un acteur fort au sein de l’Union Européenne, car elle possède une propriété intellectuelle solide et des garanties en terme de réputation, et parce qu’elle possède des infrastructures et des réseaux de distribution développés. »

Le cabinet pointe les secteurs de la construction, de l’énergie, de l’industrie pharmaceutique, des télécommunications et des technologies comme particulièrement attractifs. « Dans l’ensemble, l’économie française semble se renforcer, indique A.T. Kearney. La croissance peut être en partie due aux réformes mises en place par François Hollande visant à accroître l’économie, dont un système de crédit d’impôts sur les salaires, la réforme du travail, et la dérégulation, qui toutes supportent une destination d’investissements étrangers plus attractive. » Voici ce Top 10 proposé par le cabinet.

1. Les Etats-Unis
Pour la cinquième année consécutive, les Etats-Unis se classent en tête. Grâce essentiellement à un environnement « business-friendly ».

2. L’Allemagne
Le pays gagne deux places et atteint la deuxième du classement, sa meilleure position jusqu’à présent. Selon le cabinet, « son haut niveau de productivité, ses travailleurs formés, ses infrastructures de première classe et sa position centrale en Europe contribuent à ce classement. »

3. La Chine
Moins un. Mais le pays prévoit des réformes structurelles pour faire en sorte que « l’économie soit davantage conduite par la consommation domestique et le secteur des services, ce qui va permettre une croissance économique sur le long terme et créer de nouvelles opportunités pour les investisseurs étrangers. »

4. Le Royaume-Uni
Malgré le Brexit, le pays gagne une place. A.T. Kearny, précise que depuis, « les investisseurs [nous] ont dit qu’ils devenaient plus pessimistes quant aux perspectives économiques à moyen terme du Royaume-Uni. »

5. Canada
Le Canada reste dans le top 5, mais perd deux places. Pour le cabinet, « les dépenses d’infrastructures du gouvernement et l’examen moins rigoureux des acquisitions étrangères peuvent renforcer son attrait, mais la renégociation planifiée de l’Alena pourrait expliquer sa légère dans le classement. »

6. Japon
Le Japon conserve sa position. Les investisseurs étrangers sont principalement intéressés par des investissements dans le secteurs des nouvelles technologies.

7. La France
La septième place pourrait être le résultat de récentes réformes « visant à améliorer l’environnement des investissements et à stimuler la croissance économique. »

8. L’Inde
Pour la deuxième année consécutive, le pays figure parmi le top 10. Enorme marché de consommateurs, l’Inde travaille aussi pour développer un label « Made in India ».

9. L’Australie
Le pays perd deux places, mais reste parmi les dix premiers. L’Australie est dépendante de la demande chinoise. Mais les investisseurs sont plus optimistes cette année que l’an passé quant aux perspectives économiques de l’Australie.

10. Singapour
La croissance du pays devrait se renforcer, selon A.T. Kearney, grâce à « son rôle de centre régional de transport maritime et financier, particulièrement attrayant pour les investisseurs asiatiques. »