Entreprise de traduction ayant vu le jour en 1993, Technicis a annoncé, la semaine dernière, le rachat de son homologue italien Arancho Doc. Une manière pour ce pionnier de la traduction professionnelle « à la française » de continuer à tisser sa toile sur le Vieux Continent grâce à un savoir-faire maintes fois éprouvé, aux antipodes des turpitudes et approximations dont sont coutumiers les sites de traduction utilisés par tout un chacun au quotidien.

« There is no alternative ». Ce célèbre adage, popularisé outre-Manche pourrait – toutes proportions gardées – s’appliquer à tous ceux désireux de disposer d’une traduction finement ciselée et d’une précision chirurgicale. Pour cela, une seule « adresse » : le Français Technicis, dont la réputation dépasse nos frontières. A rebours de la pléthore de sites et autres applications de l’univers de la traduction qui instillent médiocrité et contresens à la prose originelle, doux euphémisme. Néanmoins, un petit « flash-back » s’impose. Le groupe Technicis, sorti de terre en 1993 et mis en branle par Eric du Fraysseix, a tout de suite détonné dans le monde encore confiné de la traduction professionnelle par son approche novatrice et surtout « sa grande force de persuasion » à l’égard de ses clients potentiels. Ces derniers, sans doute rassurés par la qualité de service toujours plus exigeante, font maintenant confiance à l’entreprise, dirigée aujourd’hui par le fils du fondateur, Benjamin du Fraysseix, depuis près de 25 ans. Un quart de siècle durant lequel l’entreprise, pourtant régulièrement tancée pour moult innovations,  comme celles évoquées en préambule, continue de tracer son sillon, son savoir-faire en bandoulière. 

Même s’ils progressent à pas de géant – les « traductions » proposées en leur temps par le défunt voila.fr étaient en ce sens des morceaux de bravoure –, les sites internet gratuits ont encore énormément de chemin à parcourir avant d’atteindre le degré de précision de Technicis qui, depuis son entrée sur le marché de la traduction, n’a eu de cesse de vouloir étendre son réseau dans toute l’Europe. Une volonté de renforcer ses positions symbolisée par une stratégie de double développement, autant par croissance externe que par croissance interne. Citons pêle-mêle l’acquisition, fin 2012, de la société VO Paris, entreprise présente dans le cénacle financier de la place de Paris, comme son nom l’indique, et particulièrement respectée pour ses services d’adaptation et de réécriture. Une « plus-value » qui permet à Technicis de capitaliser de nouvelles compétences, ou encore l’entrée au capital du fonds d’investissement Naxicap en janvier 2016. Différentes étapes nécessaires pour « revigorer » une entreprise et lui permettre de poursuivre sa marche en avant.

Numéro 3 européen de la traduction…

Une course vers les sommets qui a franchi une nouvelle étape la semaine dernière avec le rachat de l’italien Arancho Doc. Une prise de choix pour Technicis qui attire ainsi dans ses filets un acteur reconnu dans le landernau international de la traduction et qui compte aujourd’hui  plus de 100 salariés et est présent dans cinq pays : Italie, Espagne, Suisse, Finlande et République tchèque. Autre élément, et non des moindres, le groupe transalpin a réalisé un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros en 2016. « Nous sommes heureux d’accueillir Arancho Doc et son ADN européen au sein du Groupe Technicis. Leur positionnement au service des grands groupes et leurs équipes s’appuyant autant sur une approche qualité de premier plan que sur des technologies de pointe nous donnent une force supplémentaire dans le cadre du développement international que nous souhaitons impulser à l’entreprise », a d’emblée déclaré Benjamin du Fraysseix, résolument satisfait d’avoir fait tomber dans son escarcelle l’un des acteurs «  qui comptent » dans le monde de la traduction.

Une opération qui a le mérite  d’épouser parfaitement la ligne directrice et stratégique  impulsée par le groupe depuis 2012. « Cette acquisition nous offre une force supplémentaire et répond parfaitement au développement international que nous déployons depuis cinq ans. Le rachat d’Arancho nous permet d’être très présents tant en Europe qu’en Amérique du Nord », poursuit le dirigeant. Objectif avoué : intégrer le Top 5 mondial du secteur. Auréolé d’une croissance organique annuelle à deux chiffres, Technicis a réussi le prodige de faire évoluer son statut de « simple » acteur hexagonal à PME au rayonnement mondial après avoir quadruplé sa taille au cours de ces cinq dernières années. Et ce n’est pas fini, le groupe visant un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros en 2017, après avoir atteint les 30 millions d’euros de ventes l’année dernière. Une progression qui a d’ores et déjà permis au fleuron français de la traduction d’intégrer le Top 10 mondial. Mais la stratégie d’acquisition devrait permettre, forte d’une nouvelle prise, d’intégrer le quinté mondial d’ici trois ans.

… Avant le Top 5 mondial d’ici trois ans ? 

Désormais présent, comme évoqué plus haut, en Belgique, en Italie, en Espagne, en Finlande, en République tchèque et au Canada, Technicis fait résolument office d’incontournable. Dotée d’un portefeuille de plus de 2 500 clients, l’entreprise peut se targuer de collaborer avec la majorité des composantes du CAC 40, ainsi qu’avec de grands groupes européens et américains. Un « tableau de chasse » qui en impose et qui devrait permettre au fleuron français de continuer d’étendre sa sphère d’influence pour atteindre ses objectifs. Grâce notamment à l’apport de son réseau de 4 500 traducteurs professionnels disséminés aux quatre coins de la planète. Grâce à l’innovation continue et technologique de ses processus, le groupe dirigé par Benjamin du Fraysseix propose un large éventail de solutions de traduction en garantissant une réactivité et une qualité optimales à ses clients. Qui a dit que les Français étaient mauvais en langues étrangères ? Technicis s’évertue, depuis maintenant plus de 24 ans, à prouver le contraire.