Le réseau social a fait état de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, grâce notamment à sa stratégie offensive sur le mobile et la vidéo, tandis que les recettes publicitaires se sont également avérées plus importantes que prévues.

Après Apple ce mardi soir, c’est au tour de Facebook de rassurer les marchés, fort de performances résolument solides sur tous ces segments, y compris au niveau de la publicité, volet qui suscitait la circonspection voire l’inquiétude des analystes. Ainsi, le groupe de Mark Zuckerberg peut se targuer d’avoir engrangé 8,63 milliards de dollars de recettes publicitaires (dont 84% de ce chiffre pour la seule publicité sur mobile), dépassant largement les attentes du consensus FactSet StreetAccount qui tablait sur 8,31 milliards de dollars.

Pourtant, dès novembre dernier, l’état-major du réseau social alertait sur le fait que la croissance de ses recettes publicitaires allait ralentir de manière significative, faute de « pouvoir augmenter indéfiniment le nombre de messages envoyés à chaque utilisateur ».

Le marché « battu »

Des inquiétudes qui se sont rapidement évaporées à la lecture d’une publication record. Ainsi, Facebook a également fait état d’un bénéfice net, pour ce quatrième trimestre, de 3,53 milliards de dollars, soit l’équivalent de 1,21 dollar par titre – la référence à Wall Street – contre 1,54 milliard de dollars et 54 cents par action, l’an passé à pareille époque.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par titre ressort à 1,41 dollar, surpassant le consensus Reuters qui s’élevait à 1,31 dollars. La donne est similaire en ce qui concerne le chiffre d’affaires du groupe qui progresse à 8,81 milliards de dollars sur la période contre 5,85 milliards entre octobre et décembre 2015, dépassant encore les attentes du marché qui tablait sur 8,51 milliards.

Bientôt les 2 milliards d’utilisateurs

En ce qui concerne les utilisateurs – indicateur toujours particulièrement scruté par les investisseurs -, Facebook poursuit sa marche en avant, dans la mesure où 1,86 milliard de personnes avaient utilisé ses services au moins une fois au mois de décembre, un chiffre en progression de 17% sur un an. Le seuil symbolique des 2 milliards d’utilisateurs est à portée de fusil pour le groupe de Palo Alto.

Jusqu’où va aller le groupe de Mark Zuckerberg ? Des analystes se demandent si la « machine Facebook » va réussir, trimestre après trimestre, à atteindre voire surpasser ses objectifs. Certains d’entre eux estiment le ralentissement inéluctable… sans être néanmoins très préjudiciable au groupe. « Je crois que le taux de croissance va baisser mais qu’il restera très élevé », souligne ainsi Michael Pachter, de Wedbush Securities cité par Reuters. Si les planètes restent ainsi alignées, l’étoile Facebook devrait continuer à briller longtemps au firmament de Wall Street.