Le géant américain de la distribution en ligne a annoncé avoir réussi la meilleure période des fêtes de fin d’année de son histoire avec pour point d’orgue la journée du 19 décembre.

Amazon au pinacle. Considérant que la période des fêtes s’ouvre le jour du « Black Friday » en l’occurrence le 25 novembre cette année, soit un mois pile avant le jour de Noël, le géant du e-commerce peut donc s’enorgueillir d’avoir signé la meilleure performance de son histoire sur cette période. Premier chiffre permettant d’apprécier la « puissance de feu » d’Amazon aux quatre coins de la planète : le pure-player a livré, dans ce laps de temps, plus d’un milliard de produits aux membres de son programme de fidélité Premium (“Prime”). Economiquement parlant, ce sont, en effet, les clients de ce programme qui contribuent davantage à la croissance du chiffre d’affaires du groupe.

« Les clients Prime dépensent deux fois plus que les autres consommateurs qui utilisent Amazon et ils contribuent à une croissance rapide du chiffre d’affaires que peu de distributeurs, qui ne réalisent qu’une fraction du chiffre d’affaires d’Amazon, sont en mesure de générer », abonde Ken Perkins, président du cabinet d’études Retail Metrics, cité par Reuters. Autres éléments : la journée la plus active de l’année a été le 19 décembre tandis plus de 72% des clients d’Amazon dans le monde ont effectué leurs emplettes via des terminaux mobiles.

2,5 millions de montres et 10 451 carats de diamants


Parmi les « produits vedettes » de cette fin d’année, l’enceinte intelligente Echo et sa version réduite l’Echo Dot qui ont caracolé en tête des ventes. « Malgré tous nos efforts et l’augmentation de la production, nous avons quand même eu du mal à les avoir en stock », a souligné Jeff Wilke, directeur général de la distribution à l’international d’Amazon, toujours cité par Reuters. Plus insolite, Amazon affirme avoir vendu, toujours sur cette période résolument faste, pour 10 451 carats de diamants ainsi que 2,5 millions de montres.

De solides performances qui laissent augurer un quatrième trimestre flamboyant pour le distributeur en ligne lui permettant d’effacer un troisième trimestre plus poussif. Pour rappel, le bénéfice net du groupe fondé et toujours dirigé par Jeff Bezos s’élevait à 252 millions de dollars, soit l’équivalent de 52 cents par action, référence à Wall Street…là où le consensus tablait sur 78 cents par titre.

Perspectives timides mais…

Un « fossé » imputable à la hausse des dépenses, sur la période, qui se sont envolées de près de 30% à 32,1 milliards. Dans le même temps, les ventes ont progressé de 29% à 30,7 milliards de dollars mais Amazon s’est montré relativement prudent, pour ne pas dire frileux, concernant ses perspectives du quatrième trimestre en la matière : le cybermarchand vise ainsi des ventes estimées entre 42 et 45,5 milliards de dollars là où le marché table sur 44,5 milliards.

Toutefois, la santé du titre sur les marchés reste éclatante, comme en atteste une sa progression de 15% depuis le 1er janvier, soit une valorisation estimée à 360 milliards de dollars, ce qui représente, selon des données Reuters, 1,7 fois la capitalisation de Wal-Mart, numéro 1 des supermarchés aux Etats-Unis. L’année 2017 s’annonce sous les meilleurs auspices pour Amazon.