Dans sa conquête mondiale, Amazon ne laisse que très peu de chances à ses compétiteurs. Au fil des années, l’appétit de ce géant ne cesse de croître pour des secteurs très différents. Il est loin le temps du petit vendeur de livres sur le net de 1995. Aujourd’hui, Amazon est un mastodonte du E-commerce en général, et un acteur incontournable du paysage mondial à de nombreux niveaux. En 2016, le groupe représentait un marché plus important que la plupart des gros acteurs du marché américain réunis. Regardez ce diagramme pour comprendre l’ampleur de la situation :

taille amazon infographie


(Infographie : VisualCapitalist.com)

Et tout ça, c’était en 2016. Comme c’était à prévoir, en 2017, la firme créée par Jeff Bezos n’a pas ralenti son rythme de croissance, et ses ambitions de conquérir le monde sont de plus en plus flagrantes.


2017 : Une année faste

2017 fut une année faste pour le groupe, qui en a profité pour étendre ses activités à des industries et des secteurs sur lesquels on ne l’attendait pas, et pour améliorer considérablement son efficacité et sa productivité dans les secteurs sur lesquels il est actif depuis plus ou moins longtemps. Les évolutions de son système de livraison par exemple, lui permettent aujourd’hui de prétendre à concurrencer certains des acteurs les plus importants de l’écosystème, comme FedEx, UPS, et autres postes et transporteurs nationaux comme internationaux.

Le groupe a également développé et commencé à tester des concepts que tout le monde pensait encore réservés au monde de la science-fiction et de l’imaginaire. C’est le cas par exemple des impressionnantes épiceries sans caisses qui font partie du concept Amazon Go. Comme leur nom l’indique, ces magasins sont conçus de manière à ce que le contact humain avec des employés de supermarché comme on le connaît soit entièrement supprimé. Les caisses automatiques dans les grandes surfaces d’aujourd’hui étaient une première étape, mais Amazon va maintenant bien plus loin en supprimant complètement le concept de caisse.

Les clients peuvent donc simplement se servir dans les étalages, et un système complexe de puces, de balances, de caméras, d’intelligence artificielle, ainsi que d’émetteurs et de récepteurs couplés aux smartphones des clients permet d’assurer le suivi, la validation, et le paiement des articles sans que l’utilisateur ne s’en aperçoive.

(Infographie : Digitalpulse.pwc)

Tout s’enregistre automatiquement par l’intermédiaire d’une application du nom d’Amazon Go, téléchargeable en deux temps trois mouvements en scannant un QR code à l’entrée du magasin.

En résulte un gain de temps considérable, une réduction des coûts salariaux importante et une suppression quasi-totale des risques de vols. On pourrait également évoquer d’autres points positifs au niveau de la gestion des stocks, du réapprovisionnement, des analyses des ventes par période, par client ou par produit, ou encore l’éventuelle hausse des dépenses liée à la simplicité du concept et à son aspect ludique, mais il faudra attendre les chiffres exacts pour s’avancer sur le sujet.

Le premier de ces magasins à ouvert au début de l’année 2017 à Seattle, pour les employés d’Amazon exclusivement pour la phase de test. Voilà une petite vidéo d’introduction au concept qui montre avec quelle simplicité les utilisateurs peuvent faire leurs courses:

Autre concept que l’on pensait réservé à Luke Skywalker et à ses congénères : la livraison par drones. Le premier essai de cette folie à été entrepris en Angleterre, et il a été couronné d’un franc succès, avec un temps entre la commande et la réception du colis de 13 minutes… On imagine déjà l’état du ciel lorsque des milliers de drones se promèneront pour vous amener vos céréales, votre nouveau pantalon, la dernière console de jeux vidéo, et pourquoi pas votre nouveau frigo ! Nous n’en sommes pas encore là, mais les législations devront certainement bientôt s’adapter à ce nouveau type de transport de marchandises…

Des investissements à la hauteur des ambitions affichées

Ces évolutions et développements ne tombent pas du ciel… Les investissements financiers d’Amazon pour parvenir à toutes ces prouesses sont absolument considérables. Si bien qu’en 2017, la firme fut considérée comme étant celle ayant consacré le plus d’argent sur le secteur de la Recherche & Développement. Ce ne sont pas moins de 16,1 milliards de dollars qui ont été dépensés par Amazon dans la R&D cette année. Dans les premiers de ce classement international, on trouve régulièrement Volkswagen et d’autres acteurs aussi divers que variés.

En 2017, dans le monde de la technologie, on peut relever les dépenses du groupe Alphabet, qui n’est autre que le groupe de Google, qui s’élèvent à 13,9 milliards de dollars. La firme Intel n’a pas non plus à rougir, avec un investissement de 12,7 milliards de dollars dans la recherche. Voici un petit résumé des plus gros dépensiers en recherches de l’année dernière :

recherche developpement societe technologie

(Infographie : Recode.net)

Combat de titans

Cette expansion pour le moins agressive d’Amazon ne semblait se heurter à aucune barrière jusqu’à présent, tant le groupe américain se déployait tel un rouleau compresseur. Mais c’était sans compter sur une alliance de deux poids lourds du milieu, bien décidés à ne plus perdre de terrain. En 2017, Google et Walmart ont annoncé qu’ils allaient allier leurs forces de frappe pour titiller Amazon sur le marché de la tech et de la consommation.

Walmart, qui est encore aujourd’hui considéré comme la plus grosse chaîne de supermarchés du monde, propose ses produits à la livraison par l’intermédiaire du fameux logiciel Google Assistant. Ce logiciel de reconnaissance vocale, qui est maintenant disponible sur les Google Phones, mais également sur tous les autres appareils utilisant Androids et iOS, fonctionne comme un assistant personnel virtuel. Il répond à vos questions, exécute vos demandes, vous donne des conseils, vous accompagne dans vos tâches quotidiennes, vous aide à gérer votre emploi du temps, vous raconte des blagues… Et vous permet aujourd’hui de vous faire livrer (presque) tout et n’importe quoi, simplement en lui demandant.

La livraison de certains produits chez des enseignes précises, comme Target ou Costco, était déjà possible grâce au logiciel Google Express. Mais depuis l’alliance avec Walmart, l’étendue des possibilités de livraison est considérablement augmentée. Il suffit d’associer un compte Walmart à un compte Google Express, et de demander à votre assistant personnel virtuel ce dont vous avez besoin pour le voir livrer à votre porte dans des délais plus que raisonnables, parfois même impressionnants. Cette fonctionnalité est pour le moment réservée aux utilisateurs sur le sol américain, mais vous pouvez vous attendre à une extension au niveau international très prochainement…

Voilà la vidéo qui annonce cette alliance, et qui rappelle les différentes enseignes qui travaillent avec Google Express:

Quoi de nouveau en 2018 ?

Ces évolutions et ces décisions stratégiques prises courant 2017 risquent de considérablement influer sur le marché international pour l’année 2018. La concurrence sans merci de ces géants ne va pas s’arrêter de si tôt, et du point de vue des utilisateurs finaux, cette surenchère ne peut qu’être bénéfique, puisque c’est de là que viennent toutes les améliorations, simplifications, et autres nouveautés liées aux produits et services proposés… Personne ne sait de quoi demain sera fait, mais vous pouvez être sûr qu’Amazon et ses concurrents vont continuer à grandir et à vous faciliter la vie…