Fondé par David et Julien Smadja, le cabinet d’avocats à Paris a pour clients des sociétés à fort potentiel de croissance et/ou hautement technologiques.

 


Quelle place occupent les outils numériques dans votre activité ?

David Smadja : L’utilisation des outils numériques permet à notre cabinet de se recentrer totalement sur sa véritable valeur ajoutée (VA) : la définition de la stratégie juridique de nos clients. De quoi facturer à nos clients un véritable service au juste prix. Cela a été rendu possible par l’émergence des Legaltech (nouvelles technologies appliquées au monde du Droit) comme Captain Contrat ou SeedLegals qui viennent en aide à l’avocat spécialisé pour optimiser son temps, en minimisant les moments passés sur des tâches à très faible valeur ajoutée, et maximisant les périodes dédiées aux tâches à forte VA comme les négociations entre, par exemple, une start-up en recherche de capital et des investisseurs potentiels. Ces outils ont accéléré le développement des cabinets d’avocats, notamment de jeunes cabinets comme le nôtre, tout en offrant à nos clients une véritable transparence en matière de facturation.

 

Avez-vous pu mesurer le gain apporté par l’utilisation de ces solutions ?

D.S. : Sur un dossier, on gagne en moyenne 20 % à 30 % de temps ce qui, au final, va réduire dans la même proportion le montant des honoraires facturés. Ces résultats sont également rendus possibles par le fait que les outils que nous utilisons sont également mis à la disposition de nos clients.

Exemple : toutes les parties concernées par une opération de croissance (start-up, fonds d’investissement, avocats) vont pouvoir communiquer avec nous et faire part de leurs commentaires via des accès qui leur sont réservés. Cela va permettre de générer la documentation, de négocier, d’autant que lorsqu’une action est engagée, elle est lue par tous. Avec, à la clé, un gain de temps considérable, et donc d’efficacité.

 

 

Les nouvelles technologies, ce sont aussi, pour vos clients, des questions de droit, notamment celles qui tournent autour de la conformité au RGPD (Règlement général sur la protection des données). Comment se situent les entreprises françaises dans ce domaine ?

Julien Smadja : Le constat est clair. Même si la plupart des amendes concernent majoritairement des entreprises du GAFA, la France reste le pays le plus condamné en matière de non-conformité au RGPD.

Il en ressort que deux problématiques sont responsables de cet état de fait.

Soit le consentement des utilisateurs n’a pas été obtenu concernant le recueil et l’utilisation de leurs données, soit il s’agit de problèmes internes à l’entreprise liés aux processus permettant la mise en conformité au RGPD. Ainsi, de nombreuses condamnations ont pour objet le non-respect de la gestion des données parce que l’entreprise n’a pas pu ou pas su se mettre en conformité. Ce qui peut s’expliquer car le respect du RGPD concerne de l’ensemble des salariés au sein d’une même structure. Il faudra encore quelques années pour que l’ensemble des sociétés françaises soit au niveau dans ce domaine.