Citation du Jour

 « Avoir fait plus pour le monde que le monde n’a fait pour vous : c’est ça, le succès »

  Henry Ford

CEO A Suivre: Stéphanie Hospital Nous Présente OneRagtime
Entrepreneur du web et fondateur de Corpovia et T4EX (agence & plateforme de voyages d’affaires à tarifs réduits dédiées aux PME) présente à Paris & New York.

Crédit Photo OneRagtime | Stéphanie Hospital & Jean-marie Messier

Stéphanie Hospital, jeune CEO de OneRagtime, est la figure montante du financement de la technologie en France.

Toujours entre deux avions, elle partage son temps entre Paris, Barcelone, Londres, Tel Aviv et New York où elle déniche les pépites technologiques de demain.

 

A l’occasion du lancement de sa plateforme de crowdequity, Stéphanie Hospital  nous a reçu à Paris, dans les locaux de Messier, Maris & Associés qui hébergent la startup. 

 

Stéphanie, que faisiez vous avant OneRagtime et qu’est ce qui vous a donné l’envie de vous lancer dans le « crowdequity »?

Avant OneRagtime, je dirigeais la Business unit Orange Digital qui a soutenu entre autres DailyMotion. Chez Orange j’ai côtoyé de nombreux « capital risqueurs » (vc) qui co-investissaient avec Orange tels que Philippe Colombel, Benoit Grosman ou Fred Destin. Ce sont eux qui m’ont donné l’envie de passer de l’autre côté de la barrière et de créer mon propre fond.

 

Quels sont les ambitions de votre fond ? Pouvez-vous citer des exemples d’opérations réalisées ?

Aujourd’hui, nous ambitionnons de révolutionner l’industrie du financement avec son modèle ouvert. Nous fédérons une base d’investisseurs du monde entier à même d’investir en toute liberté dans les meilleures pépites sélectionnées par nos soins. Notre fond apporte, en plus, un accompagnement opérationnel et son réseau.

Malgré notre jeune âge (rires), nous avons conseillé de grands groupes comme FDJ ou BPCE pour l’acquisition de Fidor avec Messier & Maris. Nous avons investi dans Zenly qui vient de lever plus de 22 millions de $. On aime bien démarrer à l’amorçage des projets mais nous accompagnons aussi des dispositifs à des stades plus avancés.

Pour les investisseurs, le ticket d’entrée est fixé à 25 000€ minimum. OneRagtime investit de 300 000€ à plusieurs millions par projet.

 

En quoi consiste la plateforme que vous lancez aujourd’hui ? Comment vous en ait venu l’idée?

 Nous visons à accélérer le développement de startups innovantes et dénicheuses de talents technologiques. Cette plateforme permet de sélectionner des projets pour des investisseurs, des grands groupes qui veulent accélérer leur transformation digitale et qui nous font confiance pour trouver ces pépites et pour les accompagner. 

L’idée m’est venue alors que j’étais encore chez Orange. Le projet s’est finalisé avec Jean Marie Messier qui a été la première personne à qui j’ai présenté le concept. En 2014, nous avons commencé à travailler avec nos équipes sur la plateforme de crowdequity. Récemment, Philippe Bourguignon (ancien patron du Club Med & responsable des investissements de Steve Case, le fondateur d’Aol) a rejoint le duo en tant que « parrain » de l’aventure et nous fait maintenant bénéficier de sa forte expertise d’investissement Outre Atlantique.

 

Quels sont vos rôles chez OneRagtime ?

Jean Marie est toujours aussi visionnaire ! Il a la maîtrise parfaite des montages financiers, une solide expérience de CEO international et un incroyable réseau, ce qui est clé pour notre développement.  C’est une vraie chance pour nous et les entrepreneurs.  

Quant à moi, je mets à profit l’expérience que j’ai acquise chez Orange, ma connaissance du tissu technologique et de ses acteurs et j’anime au quotidien les équipes et l’activité.

Côté financier on retrouve quelques figures connues comme Philippe Bourguignon,  Josep Solé (ex manager des solutions digitales chez Orange Digital) pilote les opérations et développement tech (le studio). OneRagtime est constitué aujourd’hui de 10 personnes, des millenials  avec une forte orientation technologique et internationale.  

 

Vos différences ?

Avant tout nous sommes un fond d’investissement dit, dans le jargon du métier, « disruptif », c’est-à-dire en rupture avec les codes traditionnels du private equity. Nous nous faisons connaitre via notre plateforme, via notre réseau, via les médias qui sont toujours friands de projets innovants mais aussi en créant des événements comme le SNAPCHAT pitch qui nous a permis d’identifier des projets & des créateurs très innovants.

Notre concept est le fruit de la convergence de notre connaissance du tissu technologique avec les acteurs financiers. Nous avons à cette fin créé le « studio » : il s’agit d’un programme de mentorat qui a pour but d’accompagner nos investissements en leur apportant une dynamique entrepreneuriale, opérationnelles, technologiques.

Cela fédère des compétences et nous permet d’être réactifs, par ailleurs cela rassure nos investisseurs et leur apporte une meilleure vision sur leur investissement. Les investisseurs peuvent réaliser la totalité du parcours d’investissement en ligne (Consultation du business plan, paiement, échange avec le dirigeant, suivi des résultats, communiqués).

 

Le développement technique a été, semble-t-il, assez rapide ?

 Il nous a fallu environ 6 mois avec 3 développeurs mais il y a eu un très gros travail de préparation en amont, environ 18 mois pour obtenir une solution applicable immédiatement.

 

Qui sont vos investisseurs ?

Nos investisseurs sont pour l’essentiel des investisseurs privés ayant fait fortune dans la technologie, l’industrie ou la finance, mais aussi des institutionnels et grands groupes qui reconnaissent notre expertise. Nous sommes assez sélectifs en entrée car nous souhaitons des investisseurs sur du long terme et internationaux.

Avec ces acteurs reconnus et ces nouveaux outils le venture capitalisme français prend peu à peu une nouvelle dimension.


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