Ces dernières années, Uber a dû essuyer de nombreuses critiques de toutes parts concernant divers sujets, allant discrimination à l’embauche aux conducteurs non expérimentés. L’entreprise cherche aujourd’hui à redorer son blason et à gagner la confiance des utilisateurs en matière de sécurité. Le mois dernier, Uber annonçait être en train de se préparer à l’ajout d’un bouton à son application, permettant d’appeler directement le numéro d’urgence américain, le 911. Et aujourd’hui, cette fonctionnalité est seulement disponible aux États-Unis, pour le moment.

Ce bouton d’urgence n’est pas le seul ajout dont a pu bénéficier l’application. Il fait en réalité partie du son nouvel onglet « sécurité ». Ce dernier est accessible depuis la page d’accueil de l’application lorsque vous vous trouvez dans une voiture Uber. Il présente une « centrale de sûreté » où les clients peuvent consulter les conditions d’utilisation d’Uber afin de voir quel comportement doivent adopter les chauffeurs Uber. Il y a également une option de partage, qui vous permet d’envoyer les détails de la course et votre localisation à un contact.


Toutes ces nouveautés sont bien pensées, mais c’est surtout le bouton d’alerte qui a attiré notre attention. Si vous sélectionnez cette option dans l’onglet sécurité, alors un gros bouton rouge d’appel d’urgence apparaît. L’application vous demandera de confirmer avant de procéder à l’appel, pour éviter les fausses manipulations.

Cependant, il n’est pas évident pour un opérateur d’un centre d’appel d’urgence de déterminer la localisation des appels mobiles, même lorsqu’une application la fournit via le réseau de l’opérateur téléphonique. Et c’est d’autant plus difficile lorsque vous vous trouvez dans une voiture en mouvement, dont vous ne pouvez pas sortir à cause de l’urgence pour laquelle vous avez appelé le numéro. Uber a lancé un programme pilote lui permettant de contacter directement le centre d’appel d’urgence afin de fournir une localisation précise à l’aide du GPS du téléphone. Ce programme est actuellement en phase de test à Denver dans le Colorado, à Charleston en Caroline du sud, à Nashville et à Chattanooga dans le Tennessee et à Naples en Floride. 

Uber explique que ce bouton d’alerte n’est pour le moment disponible que pour les clients américains. Mais l’entreprise pense bientôt proposer une fonctionnalité similaire sur l’application réservée aux chauffeurs.