En matière de digital learning, vous avez sans doute déjà entendu parler des MOOC. Ceux-ci sont déjà nombreux et ils sont, pour les digital natives, « presque » entrés dans les mœurs.

 


Toutefois, à l’heure où les responsables RH ont encore du mal à distinguer les différentes formes de “formation” en ligne, un nouveau venu semble sortir du lot, il s’agit du SPOC. Le digital et les nouvelles technologies ont changé nos façons de vivre et… nos méthodes d’apprentissage !

 

Quid des différences entre un MOOC et un SPOC ?

Attardons-nous déjà sur les acronymes : le MOOC est un Massive Online Open Course (un cours en ligne ouvert à tous), et, le SPOC est un Small Private Online Courses (un cours en ligne dédié uniquement à un petit groupe de 30 personnes maximum).

Le SPOC se différencie grâce à une donnée-clé : il permet d’obtenir un diplôme ! Cela n’est nullement le cas d’un MOOC dont le taux dabandon est dailleurs très élevé (98%). La principale cause est liée au fait qu’il n’y aucune validation en fin de formation (si ce n’est une maigre certification).

Comme souligné plus haut, dans l’élan des études de cas de plus en plus qualitatives, le SPOC est dédié à un petit groupe, ce qui a un impact direct sur la qualité des échanges entre le formateur et «l’étudiant». Il en va de même pour l’encadrement qui est plus personnalisé, et donc, plus valorisé par ces étudiants 2.0 et 3.0. Ne perdons pas de vue que le SPOC est un cours privé. Pour autant, les MOOC conservent leur aura, car la cible n’est clairement pas la même que pour les SPOC : tous les âges et tous les profils.

 

SPOC : ce qu’il faut savoir

Clairement, les besoins des étudiants suivants un SPOC sont beaucoup plus précis. A titre d’exemple, les étudiants de Cergy-Pontoise ont même suivi un SPOC dans le cadre de leur CAPES. Besoin précis, formation précise, création d’un SPOC.

La véritable révolution réside dans le fait que le point de départ d’un SPOC est, tout simplement, le besoin commun des étudiants. Ceux-ci sont le moteur de leur propre apprentissage, ce qui est un sacré plus pour l’attention et la mémorisation.

A titre de comparaison, le point de départ d’un MOOC est uniquement un cours « décidé » par les professeurs. Les étudiants s’inscrivent ou non à ce même cours. En somme, le MOOC est presque devenu trop 1.0 pour survivre…

Egalement, il est important de souligner que le SPOC privilégie les travaux de groupe et les échanges « digitaux ». Les forums et les réseaux sociaux deviennent alors la bibliothèque ou la cour de l’université, ni plus ni moins. Concernant les outils pédagogiques, tout est compris dans le SPOC : documents, logiciels et applications.

 

Moins de verticalité et plus de flexibilité

Contrairement à une formation classique, le SPOC n’inclut pas la « présence » de l’étudiant. Voici certains des avantages liés à ce nouveau paradigme :

  • Aucun temps à passer dans les transports
  • Aucune absence du personnel devant se former (ce qui est un frein majeur pour les TPE/PME)
  • Toutes les thématiques peuvent être traitées (compétence web, compétence RH, compétence logistique,…)
  • Chaque étudiant apprend à son rythme puisque les contenus sont disponibles en permanence (tout est enregistré et classé)
  • Prise de contact direct avec le formateur (par e-mail, Skype, forum dédié,…). L’interactivité à son paroxysme.
  • Travaux de groupe avec des étudiants ayant le même projet professionnel (par Skype notamment)
  • Les nouvelles compétences acquises sont plus faciles à démontrer (grâce au suivi et à un système de validation)

 

La digitalisation de l’apprentissage est une force pour le salarié. Il s’agit aussi d’un plus pour l’entreprise qui peut ainsi montrer sa modernité et sa capacité à innover.

Cela étant, les Français doivent encore faire des efforts en matière de digital learning, car nos voisins britanniques ont deux fois plus accès à de tels contenus