Vendredi dernier, Facebook a lancé Facebook News, un nouvel onglet sur l’application mobile dédié aux articles de presse. Le réseau social espère ainsi combattre la propagation de fake news et apaiser les relations entre le grand public et les organes de presse.

Le PDG Mark Zuckerberg a déclaré lors d’un événement tenu à New York, aux côtés du PDG de News Corp, Robert Thomson : « C’est la première fois qu’une section réservée à du journalisme de qualité fait son entrée sur l’application ».


Le réseau social travaille ainsi avec plus d’une dizaine d’organes de presse, dont le New York Times, le Wall Street Journal, le Washington Post, le Los Angeles Times ou encore Chicago Tribune, ainsi que des médias en ligne comme Buzzfeed et Business Insider.

L’édition américaine de Forbes est partenaire du lancement de Facebook News et fera partie des suggestions proposées dans l’onglet de l’application mobile, aux côtés de plus de 150 autres organes de presse.

Mark Zuckerberg estime qu’entre 20 à 30 millions de personnes pourraient utiliser le service Facebook News d’ici quelques années. Au sujet des autres onglets présents sur l’application Facebook, comme Marketplace, qu’une grande majorité d’utilisateurs ne consultent toujours pas, il explique : « Ce qui a changé ces dernières années, c’est que nous avons rajouté des onglets secondaires. Au début, nous ne savions pas s’ils auraient du succès ou non ».

La section Facebook News sera tout d’abord proposée à environ 200 000 personnes aux États-Unis, dans les plus grandes villes du pays comme New York, Los Angeles, Chicago, Dallas, Philadelphia, Houston, Washington, Miami, Atlanta et Boston. Elle n’est pour l’instant disponible que sur l’application mobile.

Il semblerait que Facebook paiera pour au moins une partie du contenu inclus dans l’onglet. Selon un article du Wall Street Journal, des représentants de Facebook ont déclaré que le réseau social pourrait débourser jusqu’à 3 millions de dollars pour obtenir des licences sur les gros titres et des extraits d’articles parus dans les médias principaux.

Facebook a également embauché une équipe de journalistes, qui devront préparer les principaux reportages nationaux de la section « Today’s Stories », l’une des quatre sections de l’onglet. Le réseau social a déclaré que l’équipe aurait une totale indépendance éditoriale et a par ailleurs publié des consignes publiques que ses journalistes devront respecter.

C’est la deuxième fois que Facebook fait appel à des journalistes pour proposer de l’actualité sur son site. En 2016, le réseau social avait essuyé de nombreuses critiques pendant les élections présidentielles, au sujet de son prétendu penchant libéral dans la section Trending News de l’application, qui avait ainsi été supprimée en juin 2018.


D’autres sections de l’onglet seront régies par l’algorithme de Facebook afin de personnaliser les contenus d’actualité proposés. Facebook News comprendra également des sujets d’intérêt (comme le business, les loisirs ou le sport) et des articles issus de médias payants.