Le cabinet d’études de marché Gartner prévoit que d’ici à 2020 le « cloud computing » ( services informatiques en ligne ) représentera près de 383 milliard de dollars de chiffre d’affaire. Cette année, une hausse de 18% est attendue, les acteurs du marché « cloud » s’affirment de plus en plus et espèrent récupérer leur part du gâteau. 

Amazon Web Services (AWS) est pour l’instant le leader dans le domaine, suivi par Microsoft Azure et Google Cloud Platefrom. D’après une étude conduite par le Synergy Research Group, AWS a réussi à maintenir une part de marché de 40% malgré l’absence de chiffres concrets sur leur croissance sur l’année. À eux trois, Microsoft, Google et IBM et les autres principaux acteurs sur le marché du cloud représentent une part de marché de 23% révélant une dynamique de 5% de croissance par an.


L’ambition de Google de surpasser Microsoft et Amazon, demandera un effort herculéen à l’entreprise. De plus, Google devra aussi se battre contre le reste du peloton dans lequel sont logées d’anciennes structures de technologies d’information (IT) mais aussi de nouvelles startups agiles et dynamiques. Les piliers du secteur, IBM et Oracle sont aussi prêts à sortir leur meilleures cartes en blindant les performances de leur cloud et suivent Google de près.

Les fournisseurs de solutions premiums sont aussi entrés dans la course. Par exemple, des entreprises comme CloudShare qui associent infrastructure et plateforme en ligne, permettant des services automatiques et facile d’utilisation, ont également leurs chances. 

« Il n’y a aucun doute sur le fait que les services cloud sont maintenant devenu mainstream, visibles et facile d’accès grâce à des entreprises comme CloudShare » a déclaré Zvi Guterman, co-fondateur de l’organisation en question.

2017 sera une année pleine de surprises pour l’industrie de l’informatique et des services de stockage en ligne (cloud), et il est intéressant de voir combien se laissent séduire par le web et le digital.

La bataille pour la prise de main

N’étant pas réputée pour ses innovations technologiques, Google ne fait pas forte impression et peine à suivre Microsoft et Amazon. Diane Green, en charge de Google Cloud Platform a déclaré lors d’un événement récent que le cloud est devenu le graal dans le secteur de l’informatique et de la technologie.

L’avantage d’AWS c’est que la plateforme était la première sur le marché (2006). Leur réactivité et rapidité d’adaptation par le développement d’une communauté a généré une grande variété d’offres et de solutions cloud. AWS a prouvé que les ressources informatiques peuvent aussi être accessibles en service à la demande.

Microsoft a rejoint le train en marche, lançant Azure en 2010. Forts de leur présence sur le marché de l’informatique et de leur réputation, ils ont pu grimper plus facilement et plus rapidement. Pour la plupart de leurs clients, il suffisait juste de se convertir à une serveur en ligne, pas de quoi s’inquiéter.

Cadet du trio, Google a mis à disposition son service de cloud fin 2011. Cependant, ce n’est qu’en 2015 que Google a consolidé et officialisé sa présence sur le marché du cloud commissionnant Green en charge du réseau.

Pour ce qui est d’Amazon et de Microsoft, ils basent maintenant leur bénéfices sur leur différentes divisions de cloud. AWS est la division la plus prospère de l’entreprise avec un chiffre d’affaire de 12.2 milliard de dollars, et un profit de 3 milliard, offrant une marge beaucoup plus large que son service de commerce en ligne. De son côté, Azure a présenté une dynamique similaire sur les gains de Microsoft, représentant 93% de leur revenus nets par an.

Google serait sur le point de sortir les chiffres de sa plateforme de cloud (GCP), également, un rapport publié par la Deutsche Bank en 2016 (dernier trimestre) a évalué son chiffre d’affaire à 750 million de dollars. De fait, l’entreprise base la plupart de ses gains sur la recherche et la publicité.

Savoir se faire remarquer

L’argent se trouve encore dans les principales entreprises d’IT aujourd’hui. Malheureusement pour Google, l’entreprise n’est pas connue pour son service client et certaines sociétéss ont soulevé l’hypothèse que Google n’ait pas les capacités de s’imposer.

En réponse, Google est entrain de mettre en place des unités spécialisées dans le service client. En engageant Tariq Shaukat un magnat de l’hôtellerie et de la gestion de casino, pour manager les ventes et services aux professionnels de sa plateforme Google Cloud. Shaukat a notamment travaillé pour Caesar Entertainment en tant que directeur commercial. Il sera attendu de lui un savoir faire pointu et précis sur le marché afin d’y engager Google sur le long terme.

La firme a également donné vie à un concept de « plan de soutien » qui se base sur le temps de réponse qu’une entreprise exige de ses prestataires. Normalement, les réponses les plus rapides sont souvent réservées à ceux qui en paient le prix. Ce nouveau plan offre la possibilité (même pour les startups) de payer pour être assisté plus rapidement, sans payer de frais inutiles pour bénéficier d’un service professionnel.

Optimiser la technologie Google

Google a également exposé ce plan pour rendre son concept plus attrayant et plus visible pour les entreprises, en mettant en valeur le développement de leurs infrastructures.

Google a prévu d’investir 30 milliard de dollars dans la construction de structures au Moyen-Orient, à Singapour et en Océanie d’ici à l’année prochaine. Récemment, la société a investi 14 million de dollars sous forme de fonds pour Avere Systems, une entreprise spécialisée dans l’amélioration de gestion de données. La rapidité et l’habilité sont des éléments cruciaux pour une telle transition. Le transfert de données requiert des structures adaptées.

Les entreprises voient également l’opportunité d’implanter des unités d’analyse web et de veille économique au sein de leur corps. « L’apprentissage machine » de Google est principalement utilisé pour les analyses d’images et de vidéos, la reconnaissance vocale, la traduction et la recherche. De plus, à travers la plateforme Google Cloud, certaines entreprises peuvent gérer leur propres interfaces.

Par ailleurs, Google investi également dans la sécurité des données cloud. Beaucoup d’entreprises veulent améliorer la sécurité à l’accès de leur données sensibles pour contrer les « cyber attacks » de plus en plus fréquentes. ils travaillent sur une technologie qui permet aux utilisateurs de se connecter sans avoir ) passer par un VPN, l’Identity-Aware Proxy. Simultanément est développé un logiciel de prévention de perte de données (DLP). Cette dernière technologie classe et identifie vos données sensibles en fonction de certains paramètres précis.

Vigilance 

Avec cette effervescence autour des entreprise, certains se demandent si il y aura toujours de la disponibilité pour d’autres secteurs et marché plus spécialisés. Microsoft est connu pour avoir une base de clients et d’entreprises loyaux et fidèles, les indépendants et entreprise plus petites ont une préférence vers Google. Le segment des startups et aujourd’hui sous tutelle d’Amazon et Google. Si ce dernier choisi de changer son standing et de rattraper Amazon et Microsoft, certains de ses clients peuvent être laissés sur le carreau en faveur de plus grosses entreprises.

Redoubler d’efforts 

Google doit maintenant développer son carnet d’adresse et sa base de clients et d’entreprises. Parmi les nouveaux arrivés on compte Colgate-Palmolive, Disney, HSBC et Home Depot, ce qui pourrait encourager des entreprises dites « classiques » à rejoindre l’aventure. 

La prospérité et les nouvelles technologies sont les bases solides de Google et lui assurent une certaine place dans l’industrie. De plus, l”entreprise a redoublé d’efforts dans le secteur de la réalité virtuelle et dans « The Internet of Things ». Certaines entreprises pourraient bientôt avoir besoin de la technologie Google pour lancer leur business et leur investissements dans le cloud, GCP serait alors un choix intelligent.

Google est sans aucun doute parti pour atteindre le niveau de Microsoft et Amazon, tout en gardant un oeil sur leur base de start-up et petites entreprises.