Google a rebaptisé l’ensemble de sa division Google Research en Google AI, tandis que la société poursuit activement ses recherches dans le domaine en plein essor de l’intelligence artificielle.

Ce changement, annoncé en marge de la conférence Google I/O qui s’ouvre cette semaine à Mountain View (États-Unis), montre à quel point Google s’investit en matière d’IA, tant dans des technologies telles que la vision par ordinateur, qu’en matière d’apprentissage profond, ou de reconnaissance vocale.


La nouvelle, communiquée via un billet sur leur blog, suggère que Google a mis en application l’apprentissage automatique dans presque tout ce que la société a entrepris ces dernières années.

« Afin de mieux refléter cet engagement, nous unifions nos efforts sous le nom ‘Google AI’, qui englobe toute la recherche de pointe chez Google », a ainsi écrit Christian Howard, rédacteur en chef de Google AI Communications.

Google a modifié la page d’accueil de Google AI, afin de proposer des recherches publiées concernant divers sujets, des histoires d’IA en action, ainsi que du matériel et des outils utilisables par le grand public. L’ancien site Google Research redirige par ailleurs directement les utilisateurs vers le nouveau site Google AI.

La société a également renommé les comptes Twitter et Google+ de Google Research en Google AI.

Ce revirement a dérouté certains informaticiens, tel Volodymyr Kuleshov, un chercheur en apprentissage automatique, IA, et génomique à Stanford, qui a déclaré qu’il lui semblait erroné de mettre sous la coupe de l’IA toute la recherche informatique de Google.

« Pour autant que je sache (et je pourrais me tromper), Google Research vient d’être renommé Google AI », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « Qu’en est-il de tout le travail sur les systèmes, la crypto… ? Il me semble que c’est peu judicieux de qualifier tous les travaux de Google d’IA ».

Ce changement intervient après un remaniement, le mois dernier, qui a vu Jeff Dean être nommé directeur de l’IA chez Google. Par ailleurs, Sergey Brin, cofondateur de Google, a récemment appelé à la prudence dans le développement de cette technologie.