La nouvelle technologie est omniprésente dans tous les horizons, mais elle semble s’accorder une place particulière dans le domaine de la santé. Une étude réalisée par Mercer Marsh Benefits, Mercer et Oliver Wyman intitulée “Santé à la carte” révèle que 64% des salariés souhaiteraient que des solutions de santé connectée leur soient proposées par leur employeur.

La plupart des employeurs sont déjà convaincus que les solutions de santé connectée peuvent être un moyen efficace d’aider leurs salariés à améliorer leur santé tout en répondant à leurs attentes d’accès aux meilleurs soins, à des tarifs abordables. Selon l’étude “Santé à la carte” réalisée sur la base d’un échantillon de plus de 16 000 salariés et 1300 dirigeants d’entreprises dans 13 pays à travers le monde, 68% des employeurs prévoient d’investir davantage dans les solutions e-santé au cours des cinq prochaines années. Cette étude menée par Mercer Marsh Benefits, Mercer et Oliver Wyman démontre, malgré des résultats parfois divergents selon les pays, que les perspectives en matière d’innovation technologique liée à la santé intéresseraient la majorité des salariés (64%). Nombre d’entre eux ont même déclaré avoir davantage confiance dans une nouvelle solution de santé connectée si celle-ci leur était proposée par leur employeur.


La santé connectée, vecteur de bien-être au travail

« Les résultats de l’étude “Santé à la carte” confirment notre conviction que les employeurs qui cherchent à la fois à instaurer une culture d’entreprise orientée sur le bien-être et à retenir leurs meilleurs talents devraient envisager d’investir dans la santé connectée », a déclaré Hervé Balzano, Président de Mercer Marsh Benefits pour la zone internationale et Président Santé & Prévoyance, Mercer. « Sans cela, le risque est grand qu’ils se fassent distancer sur le marché du travail, de plus en plus concurrentiel. »

Parmi les pays ayant participé à l’étude, sept d’entre eux sont considérés comme des “pays industrialisés” et six comme des “pays émergents”. L’étude démontre que l’attrait pour des solutions e-santé est particulièrement fort dans les pays émergents. Une liste de 15 solutions de santé connectée a été présentée aux personnes sondées et il leur a été demandé dans quelle mesure ils souhaiteraient tester chacune d’entre elles. Dans les pays émergents, les salariés souhaitent tester en moyenne 10 solutions de santé connectée, contre 5 en moyenne dans les pays développés. Cette disparité pourrait dans une certaine mesure refléter une influence générationnelle. En effet, les générations Y et Z sont plus nombreuses dans les pays émergents (54% des salariés) que dans les pays développés (43% des salariés), et les individus plus jeunes sont davantage disposés à adopter de nouvelles technologies. De plus, dans les pays émergents, 54% des salariés indiquent qu’ils seraient davantage susceptibles de rester en poste si leur entreprise leur proposait des outils e-santé, contre 27% dans les pays développés. « Les salariés des pays émergents sont plus nombreux à être déjà prêts pour la santé connectée » indique Camille Mosse, Directrice Offre et Services du Département Santé & Prévoyance de Mercer Marsh Benefits. « Cependant, selon l’étude, tous les pays sont ouverts aux solutions qui facilitent l’accès aux soins et les rendent plus abordables. C’est une excellente opportunité pour les employeurs d’opérer un changement de cap en proposant des solutions qui améliorent l’accès à des soins de qualité. »  

L’essor des solutions de santé connectée de proximité

Certaines solutions de santé connectée attirent davantage que d’autres. Il a été demandé aux répondants non seulement s’ils seraient prêts à tester ces solutions, mais également quelle serait leur utilité pour eux et leurs familles. La solution plébiscitée par la majorité des salariés des pays sondés est une application qui permet de trouver le meilleur médecin ou de disposer d’un suivi médical adapté en fonction de leurs disponibilités et de leur localisation. Au Royaume-Uni, la solution la plus populaire est une technologie permettant de faciliter l’autogestion des maladies chroniques. En Chine, où 76% des salariés indiquent être responsables de la santé d’un membre de leur famille (contre 53% en moyenne dans les 13 pays), la solution e-santé la plus populaire est « un robot compagnon » qui aide les personnes âgées à se maintenir en bonne santé à leur domicile, une solution classée parmi les dernières préférences des 12 autres pays participants.

« En France, l’humain est important pour les assurés. Les outils de santé connectée doivent donc être considérés comme des leviers efficaces d’amélioration de notre offre de santé, mis au service des médecins qui resteront centraux dans le parcours de santé », poursuit Camille Mosse.

L’intérêt pour les solutions de santé connectée s’inscrit dans un mouvement plus vaste de culture de la santé et du bien-être au travail. Les employeurs sont clairement convaincus de l’importance du bien-être de leurs salariés, 95% d’entre eux déclarant que leur entreprise va accroître ou maintenir ses investissements dans les initiatives liées à la santé et au bien-être au cours des cinq prochaines années.

Lorsque cette même question est posée aux salariés, seuls 50% pensent que leur employeur se préoccupe de ses salariés. Selon l’étude, il pourrait y avoir un moyen d’atténuer cette différence de perception. Il apparaît que plus un employeur propose des solutions liées à la santé et au bien-être, que ce soit dans le cadre d’assurances ou d’abonnement à des clubs de sport subventionnés, plus les salariés ont de chance de se sentir soutenus et encouragés, et moins ils sont susceptibles de quitter leur entreprise.