La e-formation ou edtech est un enjeu emblématique pour la France pour faire face à la concurrence mondiale liée aux nouveaux métiers dans l’ère de la transition numérique. Face à ce changement de paradigme qui risque de s’accentuer pour tous les métiers (on annonce pour 2030 une transformation de 85% des emplois), la start-up Datascientest propose aux entreprises une plateforme d’apprentissage à la Data science ciblée. 

Créée il y a 2 ans, entre Paris et Haïfa, DataScientest a su s’imposer comme un acteur clé de la formation 2.0 en Data Science. Dirigée par Yoël Tordjman , CEO, Benjamin Brami, COO et Charles Sutton CTO, cette start-up répond à un besoin croissant dans l’industrie du Big Data and Business Analytics. Cette industrie représente à elle seule un marché potentiel de 200 milliards de $, d’ici 2020.
Considérée comme une des 3 start-up les plus matures sur le marché selon les Echos, elle compte parmi ses clients, Alliance, BNP Paribas et la Société Générale. Ci-dessous une simulation de la plateforme :

Nous parlons de près de 200 000 personnes pouvant devenir Data Scientist tout secteur confondu, dont près de 50 000 dans le secteur bancaire (Banque + ENS)  ” annonce Charles Sutton, CTO de Datascientest.

« Notre business model est basé sur le « upskill » de masse, on ne vient pas former des Data Scientist mais tous les profils qualifiés peuvent le devenir, par exemple un actuaire ou un chargé d’études statistiques », assure-t-il.

Etudiant à Polytechnique, ses expériences en Data Science et en Big Data lui ont permis d’identifier le besoin croissant d’agilité des grands groupes face à l’émergence de ces nouveaux métiers. Cette plateforme a développé un produit qui forme les profils débutants et experts à la Data Science et propose une valeur ajoutée permettant à chaque collaborateur de programmer en ligne les solutions adaptées à son exercice dans l’optique de reproduire les notions apprises en condition réelles.

Etant étudiant en Israël, au Technion, Israel Institute of Technology, quels furent les obstacles rencontrés sur le marché français lors de la création de Datascientest ?

En France, les grands comptes sont plus frileux à travailler avec des start-up que leurs homologue sur le marché israélien. La présence de nombreux VC en Israël favorisent l’émergence d’un écosystème entrepreneurial d’innovation, surtout lorsque les idées sont audacieuses, « scalables » et exportables à l’étranger ”, répond Charles Sutton.

Malgré ces raisons, pourquoi avoir choisi de cibler le marché français ?

“ J’ai créé ma start-up en France car les acteurs bancaires et ceux des assurances sont essentiellement positionnés sur le sol français. J’envisage cependant de créer une équipe en Israël en 2019 sur la partie développement ”, développe son créateur. 

DataScientest a pour ambition de devenir la plateforme de formation de référence des professionnels dans la Data Science mais aussi dans la formation du numérique.
“ Nous souhaitons diversifier notre offre à d’autres secteurs d’activité tels que le webmarketing, ou toutes les industries qui ont un attrait pour le numérique prédictif  ”.
Comme le confirme le groupe McKinsey qui annonce une pénurie de 190 000 Data Scientists sur le marché américain.

“ Dans 5 ans, je souhaiterais que Datascientest devienne le « Netflix » de la formation en ligne dans le numérique, et que nos clients puissent bénéficier d’un accès illimité à la formation. Une levée de fonds en Série A est prévue pour l’année 2018. Voilà qui prouve l’ambition de cette équipe et qui assure le développement de nouveaux services pour cette jeune pousse.