Oui, le terme «Big Data» est devenu galvaudé, car il est utilisé à toutes les sauces. Oui, un véritable phénomène marketing s’est emparé de ce nouveau paradigme qui a émergé en 2012. Pourtant, son impact est bien réel, et ce, sur (déjà) bien des marchés et des industries.

Aviation, E-Marketing, immobilier et bien d’autres écosystèmes sont le terrain de jeu des néo-experts de la data. Je vous propose d’ailleurs, afin d’étayer mes dires, un focus sur le secteur immobilier.


Le Big Data en quelques mots

Le Big Data est relatif à la récente explosion des données, à savoir la démultiplication des données disponibles. Les entreprises, et les gouvernements, ont tout intérêt à savoir les traiter afin d’anticiper (des risques en matière de sécurité), de prévoir (des comportements online), de planifier (des actions E-marketing)…et de vendre plus!  L’impact sur la prise de décision est essentiel.

À vrai dire, c’est bien l’entièreté du processus qui a été repensé depuis l’émergence du Big Data : de la récolte de la donnée à son traitement/analyse. Je tiens à souligner que c’est bien la diversité des données qui est «intéressante», et non, nécessairement le volume. Smartphone, tablette tactile, GPS, bracelet connecté, carte bancaire, applications, jeux…oui, tout est traçable ou presque. La data «simple» est devenu complexe, tout simplement.

Big Data et Immobilier

Focus sur le monde de l’immobilier où les données sont encore plus reines qu’au sein d’autres industries. La «pierre» reste un modèle économique si «sûr» que l’objectif est simple : pérenniser l’investissement-roi de l’ancien monde en l’adaptant au nouveau monde. Clairement, les données liées à ce secteur pullulent : évolution des prix, analyses des transactions ou encore données liées à l’urbanisme, l’information règne dans le monde de l’immobilier.

Les applications dédiées, les sites web et les grandes plateformes du marché regorgent d’informations. Qu’il s’agisse des délais transactionnels (entre la visite et l’achat effectif), du comportement online de l’acheteur (appétence aux contenus, appétence aux newsletters,…) ou encore du marché (secteurs géographiques qui se développent/stagnent/baissent), la pluralité des données est une mine d’or pour les agents et autres promoteurs immobiliers.

Même les données liées à la réussite scolaire de tel ou tel quartier, à la qualité des établissements médicaux à proximité d’une zone ou à la «population» y résidant, tout est traité. In fine, des outils CRM ou de data-visualisations permettent de prendre plus clairement des décisions, et surtout, de fixer les prix.

Open Door et HomeLoop : Acheter au «juste prix»

Pour aller plus loin, sachez qu’il existe même des applications prédictives (la plus connue étant SmartZip). L’application française HomeLoop, qui est le copycat de l’application américaine Open Door, a mis en place un algorithme dont l’objectif est de permettre un achat immobilier en moins de 48 heures! Clairement, l’objectif affiché est la spéculation : acheter un bien «rapidement» afin de le revendre sous 3 mois avec une plus-value.

Cette startup vient de lever 1 million d’euros, et, elle ne compte pas se cantonner au marché hexagonal. Grâce à l’analyse fine de très nombreuses données d’ordre démographiques, socio-économiques ou encore urbanistiques, tout est mâché pour que l’acheteur n’ait plus qu’à apposer sa signature sur le compromis de vente. Je souligne que cette entité se base sur le Big Data, mais réalise également un audit «physique» couvrant plus de 100 critères.

Quid de l’intelligence artificielle?

Tout comme le Big Data, l’intelligence artificielle est aussi un terme à la mode. A ce jour, les algorithmes sont des facilitateurs et permettent de gagner beaucoup de temps tout en minimisant les risques de moins-values.

Aussi, des applications sont en préparation afin de permettre, via l’intelligence artificielle, de réaliser l’achat à votre place! En matière de IA, nous savons souvent tendance à imaginer un scénario à la Frankenstein, une sorte de perte de contrôle 4.0…

Ici, tout serait automatisé et 2 questions me taraudent : Jusqu’à quel point allons-nous aller? Quelles erreurs devront avoir été réalisées pour éviter une perte de contrôle totale?